Le réveil de la force

 « La planète n’a pas besoin de gens qui  » réussissent ». La planète a désespérément besoin de plus de plus de faiseurs de paix, de guérisseurs, de conteurs d’histoires et de passionnés de toutes sortes » – Le Dalai lama

C’est une chanson écrite avec les larmes de la colère. Ce que j’aime dans cette vidéo, c’est ce que nous transmet cet artiste amateur originaire de Tarbes en toute transparence : l’indignation, le courage, l’appel à l’unité. En quelques heures, elle a été vue près de 6 millions de fois sur les réseaux sociaux. Un homme indigné et une guitare. Un message qui voyage à la vitesse de la lumière comme en réponse à la tristesse collective qui a secoué la France après l’attentat qui a décimé l’équipe de Charlie Hebdo. Que sa chanson soit bonne ou pas, n’a pas d’importance. Ce qui est certain, c’est qu’il l’a écrite avec son âme.

Et ça c’est beau.

Certes, le réveil est brutal , en ce début d’année. Nous entrons dans une phase de chaos. La peur va s’infiltrer de manière insidieuse au coeur des débats. Le sentiment d’impuissance va peut-être nous paralyser. Les éléments qui conduisent au  développement du terrorisme nous dépassent par leur complexité. On peut se demander où va notre monde, quel sera l’avenir de nos enfants. On peut avoir peur. Peur de l’autre, de ses différences, de son indifférence, peur du chaos, peur de la violence, peur de l’être humain et de sa folie destructrice. La peur va alors insidieusement commencer à attaquer notre confiance, notre joie de vivre, notre foi dans l’humanité et nous nous sentirons encore plus impuissants. La division sera alors prête à s’installer, la méfiance va attiser la haine, les oiseaux de mauvais augure vont commencer à surfer sur la vague de chaos entourant nos coeurs d’un voile de plus en plus sombre,  mais nous aurons toujours le choix.

Le choix de renforcer la peur ou de renforcer la confiance.

En quelques heures, mardi, des milliers de personnes se sont rassemblées spontanément en France et à travers le monde pour défendre la liberté d’expression, la liberté tout court.

Nous sommes plus forts que ce que nous croyons.

Plus que jamais, c’est le moment de consolider nos fondations et de nous relier aux valeurs essentielles pour nous.

Egalité. Fraternité. Liberté. Ce ne sont pas des mots vides. Ce sont des mots pleins. C’est à nous de les rendre vivants à travers notre façon d’être. C’est à nous de les incarner au quotidien.

Nous n’avons pas besoin de la religion pour nous sentir relier. Ce qui nous relie c’est notre capacité à ressentir et à aimer. C’est ce qui fait de nous des êtres humains, au-delà de nos différences culturelles et sociales. L’empathie n’a rien à voir avec la morale. Ce n’est pas un concept. C’est un état d’être. Un état naturel que l’on nourrit avec de l’amour et que l’on tue avec de la haine.

Nous n’avons pas besoin des politiques pour penser. Il est urgent d’apprendre à penser par nous-même et d’apprendre à discerner ce qui est juste. Penser par soi-même, c’est identifier ce qui est juste en fonction de nos valeurs essentielles.

Si la mort des journalistes de Charlie Hebdo doit servir à quelque chose, c’est bien à nous réveiller. A réveiller notre force, notre créativité, notre énergie vitale.

A exprimer aussi le beau, le bien, le bon. A exprimer de l’amour surtout.

Face à la haine, l’amour doit être la seule réponse.

Nous sommes les cellules d’un même organisme vivant. Nous sommes tous reliés. Gardons confiance en notre humanité. Créons de la beauté. Restons bien ancrés. Donnons du sens à notre existence. Ne cédons pas à l’absurde.

Nourrir l’espoir, c’est déjà commencer à résister.

L’heure est au réveil de la force. Pas à la nuit noire.

Allumez votre lumière. Surtout ne vous éteignez pas.

Le monde a besoin de vous. Plus que jamais.

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L’intelligence collective au service de la co-création !

 » Seul on va peut-être plus vite, mais ensemble, on va plus loin « 

Proverbe africain

Une session de formation sur le thème " Travailler en intelligence collective "  chez Imfusio

Une session de formation sur le thème  » Travailler en intelligence collective  » à Imfusio

C’est un fait. La crise , parce qu’elle vient bouleverser nos schémas de pensée, nous invite à explorer de nouvelles de façon de vivre mais aussi de travailler ensemble. Pour avancer une société à besoin d’innover. Et pour trouver des idées nouvelles, il est nécessaire de stimuler la créativité. Mais comment créer cette synergie qui permettra à de nouvelles solutions d’émerger ? Peut-être  en nous appuyant sur notre intelligence collective. Ce concept popularisé par le chercheur français Jean – François Noubel, nous propose de nous reconnecter avec une intelligence originelle qui s’appuie sur les forces de chaque individu réuni au sein d’un collectif.  Travailler en intelligence collective , c’est faire l’expérience de la co-création en développant un esprit de collaboration. C’est ce que j’ai découvert en participant à une session de formation à Paris à Imfusio, l’un des premiers cabinets spécialisés dans la transformation des organisations via l’intelligence collective.

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Premier contact et premier constat. Avant de travailler ensemble nous allons apprendre à nous connaître. Pendant deux jours Sanaa, Sylvia, Françoise, Cyrille, Amélie, Anaïs et moi-même allons expérimenter différents outils d’intelligence collective. Nous sommes issus de milieux professionnels différents, Sylvia travaille dans les ressources humaines, Anaïs et Cyrille gèrent une association, Sanaa et Amélie sont encore étudiantes à l’Ecole Centrale de Paris mais dans quelques mois elles seront amenées à travailler dans de grandes entreprises. Face à nous, Audrey et Elise, les « facilitatrices en intelligence collective » nous ont concocté un programme plutôt ludique. Ce sont elles qui vont nous guider tout au long du processus. Nous commençons par nous présenter mais d’une manière tout à fait originale. Tour à tour, nous sommes invités à choisir deux photos mises à disposition dans la pièce qui représentent d’une part, notre état d’esprit du moment et d’autre part nos attentes par rapport à cette formation.

Toute approche en intelligence collective nécessite une phase de connexion entre les participants. Nous sommes installés en cercle et ce n’est pas un hasard, cette disposition spatiale favorise naturellement la communication. Nous définissons ensemble le cadre de nos échanges en répondant à cette question : qu’est-ce qui favorise la collaboration ? Le plaisir, la bienveillance, l’ouverture, la confiance, l’écoute active, le respect, l’absence de jugement. Nos réponses fusent. Voilà donc les règles qui vont encadrer nos interactions pendant ces deux jours de formation.

C’est l’une des premières leçons de l’intelligence collective. Pour créer les conditions favorables à l’émergence d’un esprit de collaboration, il est important de fixer des règles approuvées par tous. La créativité a besoin de liberté pour s’exprimer, mais elle a aussi besoin d’un cadre. C’est dans cet espace que vont pouvoir se déployer des idées nouvelles.

Du chaos à la convergence !

Ecouter les idées des autres, sans les juger, est sans doute la règle la plus difficile à respecter. Une idée n’est pourtant ni bonne, ni mauvaise, elle sert ou non un objectif. Voilà ce que nous explique-t-on en toute simplicité. Travailler en intelligence collective, c’est donc d’abord, libérer la parole. Et la parole se libère plus facilement, lorsque nous sommes en mouvement. Nous sommes donc invités à naviguer entre différents espaces de travail, puis à réfléchir à la mise en place d’une réunion collaborative.

Tout processus d’intelligence collective connaît différences phases : dans un premier temps, les idées fusent. L’objectif est vraiment d’abord de les accueillir toutes. Cette phase-là est plutôt chaotique. C’est la phase de divergence. Nous ne sommes pas d’accord et il semble difficile de trouver de la cohérence à toutes nos propositions. Cette phase est cependant nécessaire pour libérer la créativité. Après le chaos, nous entrons ensuite dans la phase de convergence. Cette étape nous ramène à l’objectif et tout ce qui ne sert pas l’objectif est laissé de côté. La clarification de l’objectif est la clé de l’efficacité. Ce qui est très intéressant, c’est de constater que les idées des uns nourrissent les idées des autres. Elles s’ajoutent, se transforment, évoluent.

Nous faisons tous l’expérience au cours de notre vie professionnelle de ces interminables réunions de travail dont nous sortons souvent épuisés sans savoir pour autant ce que nos managers attendent de nous. La France est d’ailleurs la championne du monde de la réunionite. Nous organisons des réunions pour tout, mais elles sont souvent inefficaces. Les grandes idées émergent bien plus facilement devant la machine à café et ce n’est pas un hasard. Détachées de la pression du groupe, libérées de la peur du jugement, les meilleures idées naissent dans un contexte dégagé de toute pression inutile.

De l’esprit de compétition à l’esprit de collaboration

Au cours de la formation nous explorons différents outils : l’aquarium, les triades, les tables inspirantes, la marche dialoguée. Autant d’expériences qui nous incitent à écouter l’autre et à le laisser s’exprimer. Laisser l’autre développer sa pensée jusqu’au bout demande un effort, tant nous sommes tentés de réagir aux premiers mots partagés. En laissant de l’espace à l’autre, nous permettons cependant à un champ plus vaste d’exister. C’est ce que nous découvrons ensemble au fil des expériences proposées.

L’esprit de compétition nous pousse à confronter nos idées. Cette démarche suppose une division du monde entre les perdants et les gagnants. L’esprit de collaboration nous pousse au contraire à partager les idées dans une optique de gagnant-gagnant. Un groupe se fédère autour d’un projet et si le projet aboutit, tout le monde en retire les bénéfices.

Cette vision a de quoi perturber les schémas traditionnels mis en application au sein de la majorité des entreprises, essentiellement construites sur un mode pyramidale. Concrètement un petit groupe de dirigeants impose à la base une direction et des objectifs. La base n’est pas consultée et pourtant ce sont bien les exécutants qui devront mettre en œuvre les projets, les concrétiser et les organiser sur le terrain. Mais comment matérialiser les idées d’un petit groupe de dirigeants, souvent déconnectés du terrain ? Comment motiver les troupes sans les impliquer ? Est-ce réellement la meilleure solution pour obtenir des résultats positifs ?

Sylvia est formatrice en Ressources Humaines dans le Nord de la France. Elle s’interroge sur l’avenir de son secteur car elle a observé que les besoins des entreprises évoluent : « Je suis venue ici par curiosité. Les RH cherchent aujourd’hui des façons innovantes de former les collaborateurs. On veut sortir des carcans. On se rend bien compte que pour motiver les équipes, il est nécessaire de trouver de nouveaux outils. Cette nouvelle approche crée de la surprise et de l’implication dans des projets. C’est ce que recherchent d’ailleurs nos jeunes collaborateurs, qui ont grandi avec l’émergence des réseaux sociaux. L’esprit de collaboration fait déjà partie de leurs vies : ils vivent en colocation, ils partagent leurs infos via facebook ou twitter. Pour motiver cette génération de salariés nous devons donc nous adapter à ce changement. Cela permettra de créer aussi du lien entre différentes générations. De nombreuses entreprises désirent s’appuyer sur la force du collectif pour avancer, cependant elles ne savent pas comment le faire, concrètement, au quotidien ».

Cyrille Tessard fait partie de cette génération connectée. A 24 ans, fraîchement diplômé d’HEC, il a préféré délaisser le secteur de la finance où il aurait pu faire carrière, comme la plupart de ses camarades de promotion, pour mettre son expertise au service des organisations non gouvernementales. Avec Anaïs, il a ainsi créé Videaux une association qui met en relation des professionnels de la communication et de l’image et des ONG qui disposent de peu de moyens. L’intelligence collective l’a tout de suite inspiré. C’est pour cette raison qu’il est venu se former : « Je pense qu’il est plus efficace d’avoir trente personnes qui réfléchissent ensemble à une solution que dix experts qui vont penser les solutions pour les autres.

Je gère 50 bénévoles. On essaie de co-construire un projet. Ma problématique en tant que président de videaux.org, c’est d’impliquer mes bénévoles. Que vont-il gagner à venir offrir leurs compétences gratuitement ?

J’ai observé également qu’un tour de table classique ne suffit pas à faire émerger des idées.

Ici, j’ai appris des outils ludiques, qui amènent du mouvement et de la créativité. Avant, je me positionnais en chef, responsable d’un groupe. Aujourd’hui j’ai plutôt envie de me positionner en accoucheur d’idées. Je peux avoir mes idées. Mais mes idées et les idées des autres peuvent déboucher sur de nouvelles idées. Et c’est très intéressant ».

Ecoute. Partage. Tolérance. Ouverture. Voici les piliers qui favorisent l’émergence de notre créativité. Après deux jours de formation, nous sommes agréablement surpris de ce que nous avons réussi à produire ensemble : nous avons construit des stratégies, des plans d’action, autour de cas pratiques et concrets. Nous repartons plus confiants, plus enjoués. Créer ensemble a été un vrai plaisir. Et pourtant, quarante-huit heures auparavant, nous étions de parfaits étrangers les uns pour les autres issus d’environnements professionnels totalement différents. Ce qui a été possible ici n’est pas une utopie de plus, mais bien la démonstration concrète du pouvoir de la collaboration.

Imaginez votre entreprise, votre service, votre structure en train de tenter l’expérience que je viens de vous décrire.

Imaginez en tant que salarié ce que cela vous ferait de vivre le changement dans des conditions où la bienveillance et le respect de l’expertise de chacun sont les lignes directrices du futur.

Et si vous êtes chef d’entreprise, imaginez que vos salariés soient réellement motivés, engagés, présents en énergie et en créativité pour nourrir votre vision et la concrétiser avec vous.

Est-ce que cela ne changerait pas positivement votre expérience du travail ?

Quand les vieilles recettes du passé ne fonctionnent plus, rien ne sert de s’obstiner, il faut peut-être juste changer de point de vue. Chercher l’innovation. Avancer.

L’intelligence collective n’est sans doute pas la réponse à tous nos problèmes économiques, mais elle est porteuse d’une énergie rafraîchissante. Un air frais dont nous avons bien besoin dans nos entreprises asphyxiées.

Alors pourquoi ne pas essayer ? Il n’y a rien à perdre, et certainement beaucoup à gagner.

 

Pour aller plus loin :

Toutes les bonnes idées pour développer la coopération et la convivialité au travail sont à découvrir sur le site de l’association  » Entreprise et convivialité « . Une vraie mine d’or positive et inspirante !

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Les héroïnes du présent !

Héroïne : Sens 1 : Femme qui fait preuve d’un grand courage

                   Sens 2 : Femme qui tient le rôle principal dans une histoire

Dictionnaire Larousse

" La joueuse de Saz " Wontner ( 1857-1930)

 » La joueuse de Saz  » Wontner ( 1857-1930)

N’est-il pas saisissant ce portrait de femme ? J’y vois une femme déterminée à jouer sa propre musique. Elle est belle,  un peu mystérieuse, évanescente, présente. Les oeuvres des artistes agissent souvent comme des miroirs. On y plonge sans trop comprendre pourquoi et quelque chose s’allume en vous. C’est le vrai pouvoir de l’art. Une oeuvre n’a pas besoin d’être expliquée. Elle résonne en vous ou elle vous laisse indifférent. Ce qui compte ce n’est pas ce qu’on en pense ou ce qu’on devrait en penser mais ce que ça nous fait.

Notre sensibilité devrait être notre seule boussole, car elle est toujours vraie pour nous.

Quand je pense aux héroïnes de l’Histoire, je pense immédiatement à Jeanne d’Arc. Ne me demandez pas pourquoi. Peut-être parce que j’admire cette femme forte qui a réussi à mener une armée, pour libérer la France, sur la base d’une vision. Malheureusement, elle a terminé son existence au milieu des flammes d’un sinistre bûcher. Pas très positif tout ça.

Une héroïne ? A qui pensez-vous en premier ? Moi, je pense aussi à Simone de Beauvoir, parce qu’elle a osé briser des tabous à une époque où les femmes n’étaient pas libres d’être juste l’égale des hommes, et puis je pense aussi à Lucie Aubrac, résistante pendant la seconde guerre mondiale, elle s’est engagée pour la paix et a fermement milité contre l’utilisation de l’arme atomique. Il y en a tant d’autres. Combien sont-elles à continuer à vivre au sein de notre inconscient collectif ?

Il y a ces héroïnes du passé, inspirantes, fragiles et déterminées, courageuses : elles sont la somme de la beauté et de la force des femmes à travers les âges. Et puis, il y a les héroïnes du présent, qui n’apparaîtront jamais dans les livres d’Histoire, ces femmes dont on ne parle pas et qui pourtant portent le monde avec leur joie, leur courage et leur amour de la vie. Vous en connaissez au moins une autour de vous. C’est peut-être votre mère, votre voisine, votre grand-mère, une amie ou peut-être juste vous.

" Les trois âges de la femme " Klimt

 » Les trois âges de la femme  » Klimt

J’ai la chance d’en connaître quelques-unes autour de moi. Laissez-moi vous parlez d’elles.

Il y a Larissa, d’abord. Je l’ai rencontré devant l’école où nos filles respectives sont scolarisées. Larissa a fui la Tchétchénie avec sa petite, il y a quelques années. Elle parle un français hésitant. Je ne comprends pas toujours ce qu’elle me dit, mais elle est très expressive, alors on s’en sort. Nous rions souvent. Cette femme est un soleil. Toujours le sourire. Et pourtant sa vie a été dure. Elle a connu la guerre. Un jour, elle m’a raconté, avec des mots hésitants, son histoire. Je ne comprenais pas un mot, tant son français était submergé par les larmes qu’elle ne s’étaient jamais autorisée à verser. Elle s’est mise alors a dessiner sur une feuille blanche qui traînait sur la table de mon salon : les chars, l’école bombardée, en pleurant, elle me raconte qu’elle a vu mourir des enfants.  C’est ce qui l’a poussé à partir, à prendre le risque de l’exil, sans papiers, elle est arrivée en France dans l’espoir d’offrir à sa fille, une vie meilleure. Elle se bat avec une force qui me laisse souvent sans -voix.

Je me souviens de ce jour où paniquée elle m’a demandé de garder sa fille, car elle devait se rendre quelque part en urgence. Je n’ai pas tout compris mais j’ai accepté tout de suite. Pour me remercier, elle a sonné chez moi avec un sac rempli de ces victuailles qu’elle reçoit régulièrement du Secours Catholique. Larissa vit dans un hôtel, dans une chambre avec sa fille en attendant que sa demande de régularisation soit examinée. Elle vit avec très peu d’aides. Et là voilà qui vient m’offrir le peu de choses dont elle dispose.

Parfois elle n’a pas le moral, elle pleure, proche du désespoir, je me contente de l’écouter, et puis elle retrouve l’énergie, elle essuie ses larmes et elle rit, en disant «  S’il vous plait Dieu  » en levant les yeux au ciel, et puis on éclate de rire, car elle me fait penser au mime Marceau, elle ne comprend pas et on rigole quand même, parce que quand la vie est dure et triste il n’y a que les larmes ou les rires qui libèrent le coeur de cette insupportable détresse.

Il y a Larissa, mais il y a aussi toutes ces femmes qui élèvent leurs enfants seules, abandonnées par des maris infidèles, et qui gardent la tête haute, offrent leur aide, partagent leurs repas, avec les voisines, se préoccupent du petit vieux du quartier.

Je les vois, je les observe. Je discute de temps en temps avec elles, au parc, à la boulangerie. J’aime les écouter. Je suis comme ça.

Ce sont des femmes simples, qui ont eu leur lot d’épreuves, de souffrances, de désillusions, mais qui sont toujours debout. Ce ne sont pas forcément des guerrières, bien sûr elles pleurent, elles sont angoissées, elles subissent l’injustice, mais elles ont en elles, cette lumière, cette force de vie qui fait que de leurs larmes naissent des oasis, où l’on vient se ressourcer avec bonheur. Elles donnent avec leur âme, elles donnent avec leur coeur. Leur sacrifice a fait grandir des enfants conscients de la valeur des choses.

Ce sont des femmes entourées d’amour. Il y a toujours quelqu’un pour leur rendre visite toujours quelqu’un pour les dépanner. Le sacrifice. La souffrance. Combien de femmes connaissent le vrai sens de ces deux mots ? Nos mères et nos grands-mères nous ont transmis leurs douleurs intimes au creux de tous les non-dits de nos alcôves féminines, mais elles nous ont également transmis la force et le courage, la joie et le sens du partage.

Aujourd’hui plus que jamais, c’est aux femmes d’aujourd’hui de leur rendre hommage, en étant totalement et complètement elles-mêmes. C’est la prochaine étape de l’histoire des Femmes. Incarner la femme libre, la créative, la mystérieuse, la mère, la guérisseuse, la visionnaire, l’amoureuse. Tous ces archétypes du féminin qui nous composent et nous montrent la voie. C’est à nous aujourd’hui de choisir la femme que nous voulons être.

Un mouvement est en marche. Il ne s’arrêtera pas. J’ai une amie chorégraphe Iaro qui va travailler cette année sur  » Les héroïnes du présent« , une création chorégraphique ouverte à toutes et qui démarre en octobre à Paris, et que je vous invite à découvrir : http://www.bare-dance.com/. C’est un très beau projet, qui va revisiter les figures mythiques du féminin pour en extraire l’essence à travers la danse.

J’ai une autre amie, Hélène, qui a l’intention de créer «  L’encyclopédie des femmes « , des capsules destinées aux entreprises pour ouvrir les esprits sur la thématique de l’égalité Hommes-Femmes.

Regardez autour de vous. Les femmes s’investissent chacune à son niveau. Et c’est très beau à observer. Ce renouveau.

 

"Le baiser " Constantin Brancusi ( 1876- 1957 )

« Le baiser « 
Constantin Brancusi
( 1876- 1957 )

Et nous les Hommes me direz-vous chers lecteurs ? Ne voyez pas dans ces lignes, un pugilat féministe. Le féminin n’est pas le féminisme. La guerre est finie. L’heure est à la réconciliation. On ne veut plus prendre votre place, mais trouver notre place à vos côtés, afin de marcher ensemble dans la même direction.

En aimant les femmes pour elles-mêmes, en vous laissant toucher, en acceptant votre propre sensibilité et en exprimant vos émotions, vous deviendrez plus fort, plus complet. Quand à nous les Femmes en devenant plus autonomes, en nous réalisant dans le monde, en libérant notre créativité, nous deviendrons nous aussi plus complètes, plus unifiées. L’animus et l’anima, théorisés par Carl Jung, enfin réconciliés.

En acceptant chacun en nous-même nos forces masculines Et féminines, nous pourrons faire alliance et nous engager non plus dans un combat mais dans la coopération, dans le partage, dans la créativité.

Imaginez ce que serait le monde, si nous étions tous les héros et les héroïnes de nos existences. Si nous écrivions les scénarios de nos vies non plus en répétant les schémas du passé, sur la base de cette incessante lutte entre dominant et dominé, entre victime et bourreau, qu’est-ce qui changerait ?

On serait peut-être un peu plus libres.

La liberté se gagne avec la conscience.

Arrive un moment où il faut choisir. Regarder en soi. Repérer les répétitions inconscientes, les scènes que nous rejouons fidèles à nos ancêtres, puis décider en conscience de lâcher tout ça, et juste d’être soi.

Je rends hommage aux femmes qui se relèvent, aux femmes qui continuent d’aimer malgré les désillusions, aux femmes vulnérables, aux courageuses, qui cherchent la lumière, quand tout autour il fait noir. Ces femmes qui apprennent à devenir des femmes en s’aimant et en aimant les Hommes.

Je rends hommage aux hommes qui pleurent, aux hommes qui reconnaissent leurs erreurs, aux hommes qui regardent à l’intérieur, écoutent leur intuition alors qu’ils se heurtent à des préjugés d’un autre âge, des hommes qui apprennent à devenir des hommes en s’aimant et en aimant les Femmes.

Ne  sommes-nous pas  avant tout des êtres humains, avant d’être des hommes ou des femmes ?

Puissions-nous chercher à nous comprendre et créer ensemble, un monde meilleur.

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La renaissance de Maya !

 » Il y a de l’espoir pour tout le monde, c’est ce qui fait tourner l’univers ».

Paul Auster

maya

Maya, au milieu de ses parents, Sabine et Matthieu

 L’histoire de Maya, c’est l’histoire du miracle de l’amour, l’histoire d’un combat quotidien pour la vie. Maya est née il y a 18 mois avec une malformation cardiaque unique en son genre. Une épreuve pour ses jeunes parents, Sabine et Matthieu. Pendant de longs mois, ils ont dû affronté des semaines d’hospitalisation, l’incertitude face à l’évolution de l’état de santé de leur fille, l’angoisse de peut-être la perdre. Leur histoire est à la fois bouleversante et en même temps remplie d’espoir. Maya. L’histoire de cette petite est une leçon de vie. Elle a transformé l’existence de Sabine et Matthieu et de tous ceux qui les entourent. Voici donc l’histoire d’une guérison quasi-miraculeuse. Voici l’histoire de la renaissance de Maya. 

Quand le ciel vous tombe sur la tête !

 » En 35 ans de carrière, je n’ai jamais vu ça ! Ce n’est pas très encourageant « . Cette phrase prononcée par un professeur de cardiologie après la naissance de leur fille aurait pu les abattre, leur ôter tout espoir. Et pourtant, Sabine et Matthieu ont choisi de ne pas s’y arrêter. La situation est certes compliquée mais surtout inédite. Maya est née avec une malformation cardiaque très rare. L’opération qui pourrait rétablir le fonctionnement de son ventricule droit n’a encore jamais été réalisée dans sa globalité, tout simplement car aucun enfant  présentant cette anomalie  n’a survécu à ce jour à la première étape, c’est-à-dire à la mise en place d’un petit tuyau temporaire, destiné à amener le sang désoxygéné vers les poumons. 

Et pourtant. Maya est toujours là.

Maya est née par voie naturelle.  Sabine, sa mère, a vécu une grossesse sereine, elle sait depuis la seconde échographie que sa fille souffre d’une pathologie compliquée qui demandera une prise en charge lourde : » Je me suis préparée, j’ai choisi de garder confiance, tant qu’elle était dans mon ventre, elle allait bien, je me suis dit alors qu’il n’y avait pas de raison que cela ne continue pas  » .

Au moment où Sabine et Matthieu apprennent que leur enfant à naître présente un problème, le ciel leur tombe sur la tête : » C’était tout notre projet de famille qui s’effondrait. On voulait un enfant comme la plupart des gens  et nous voilà avec une épreuve à traverser », se souviennent-ilsSabine et Matthieu s’aiment. Ils gardent confiance .  » Le jour où le cardiologue nous a annoncé que l’état de Maya n’était pas encourageant , on s’est serré dans les bras très fort et on s’est dit que cela allait être plus dur que prévu, mais qu’on allait y arriver « . 

Maya passe ainsi les quatre premiers mois de sa vie à l’hôpital. Elle est intubée, opérée, ré-opérée, afin de stabiliser son état. Un moment difficile à vivre pour Sabine et Matthieu . La petite passe cependant tous les caps avec une sérénité qui les laisse très souvent sans voix : » Elle ne pleurait pas, elle regardait ce qu’il se passait, elle était vraiment impressionnante, comme si elle était préparée à tout ça. Un vrai petit bouddha « , raconte Matthieu.

Durant cette période, les parents de Maya, l’entourent comme ils peuvent de leur amour. Ils lui parlent beaucoup, lui racontent toutes les belles choses qu’ils désirent vivre avec elle, quand elle ira mieux. Ils la caressent du bout des doigts. Les tuyaux encombrent son petit corps et laissent peu d’espace aux câlins. Chaque moment où ils peuvent la serrer dans leurs bras est une fête. Un instant précieux.

Après 4 mois d’hospitalisation  Maya finit enfin par être autorisée à rentrée chez elle, son état est stable mais elle loin d’être tirée d’affaire. Maya n’arrive pas à s’alimenter normalement, elle refuse les aliments par la bouche, les intubations ont irrité l’oesophage, et pour elle l’absorption de nourriture solide est une épreuve. Elle est donc nourrie par sonde et grossit peu. Pour être opérée une seconde fois et bénéficier d’une chirurgie réparatrice de son ventricule, elle doit pourtant prendre du poids. Il faudra près de 9 mois de rééducation orale, avec l’aide d’une orthophoniste pour qu’elle réussisse à nouveau à manger normalement. 9 longs mois, où chaque miette de pain avalée est une victoire, où chaque progrès est vécu dans l’émerveillement. Grâce à la patience et au dévouement de ses parents le poids de Maya finit par augmenter. Sabine et Matthieu sont épuisés, mais heureux. Maya, progresse, grandit à son rythme, pose un regard curieux sur toute chose, elle dit maman et papa et son rire éclabousse d’une lumière scintillante tous ceux qui l’approche. Le petit bouddha s’est transformé en vrai clown. Maya respire la joie de vivre. Elle vient encore de passer une étape importante. La voilà prête pour la suivante.

Une opération délicate !

Quelques mois s’écoulent . Et déjà une autre épreuve attend Maya et ses parents. Une opération à coeur ouvert, qui va durer environ 6 heures, vraiment très délicate, cette fois. Elle est prévue depuis longue date. Le risque encore une fois est très élevé. Sabine et Matthieu se sont préparés. Ils restent confiants, ils sont bien entourés. Toute la difficulté est d’entendre les messages prudents des médecins, tout en gardant  confiance  : » Maya avait déjà fait tellement de progrès, il fallait l’encourager à poursuivre« , témoigne Sabine. Sabine et Matthieu ont toujours impliqué leur fille dans sa propre guérison, en lui expliquant ce qui allait se passer. Mathieu joue du piano. Il a enregistré un morceau sur un CD pour que Maya puisse l’écouter à l’hôpital. Tout est fait pour que la petite se sente en sécurité, avant le jour J.

Moment de calme dans la tempête des émotions

Moment de calme dans la tempête des émotions

L’opération se déroule bien mais le lendemain, les choses tournent mal. Le chirurgien doit intervenir à nouveau. Maya fait des convulsions, deux arrêts cardiaques.  Des moments de tensions extrêmes où la vie et la mort se battent en duel. » A ce moment là, c’était tellement dur, que Mathieu et moi, avons quitté l’hôpital, sur un coup de tête. Nous sommes allés au bord d’un fleuve. On avait besoin de décompresser, de lâcher -prise, ensemble, mais chacun de notre côté. Puis on a vu, un groupe de cygnes, nager à contre-courant,  ils semblaient si tranquilles. Le calme est revenu en nous, on est retourné à l’hôpital, avec un peu plus de paix. La confiance était revenue. Dans les moments de tension extrême, contempler la nature, ça aide« , explique Sabine. Quand ils retournent à l’hôpital, les nouvelles sont un peu meilleures. L’état de leur fille s’est stabilisé. Elle est plongée dans un coma artificiel, mais son coeur s’est remis à battre normalement, avec l’aide d’une machine. La vie a repris ses droits dans le petit corps de Maya.

Le combat est pourtant loin d’être terminé. Quand Maya sort enfin du coma, les médecins constatent qu’elle a perdu l’usage de la vue. Ils ne comprennent pas pourquoi. Nouveau choc pour le couple. Mais là encore, Matthieu et Sabine, ne renoncent pas. Après trois semaines en réanimation, puis quatre semaines en pédiatrie, Maya peut enfin  rentrer chez elle. Et c’est là que le miracle se produit. Une fois à la maison, Maya recouvre la vue. Personne n’y comprend rien. Après tant de moments éprouvants, la joie et le soulagement, balaient à nouveau l’angoisse. Encore une fois, la vie, vient de reprendre ses droits.

De la peur à la confiance !

Comment vivre une telle épreuve sans perdre pied ? Sans devenir fous de douleur et d’angoisse ?  Comment garder la confiance quand tout autour de vous tout s’effondre et que des vagues d’émotions douloureuses vous submergent ? A ces questions, Sabine et Matthieu répondent ceci : » On avait la foi. La foi en notre fille. On a écouté notre intuition et ce qu’on entendait c’est qu’il fallait garder confiance, malgré les apparences, faire confiance à Maya surtout, à sa capacité de surmonter tout ça. Et elle a été si impressionnante. Pour elle, on ne pouvait pas craquer. » Ils poursuivent :  » Ce qui est difficile c’est de rester à la fois réaliste face à la situation et de garder confiance quand même. Cette expérience nous a montré que les médecins ne maîtrisent pas tout, que la guérison est quelque chose de mystérieux. Nous n’avons pas hésité à utiliser tout ce qui pouvait nous aider. On a fait appel à des magnétiseurs pour travailler sur Maya. On en a parlé aux médecins et ils se sont montrés ouverts.  » 

La maladie de Maya a aussi provoqué une fantastique chaîne de solidarité et de soutien autour du couple. Lorsqu’ils sont mobilisés à l’hôpital, des amis se relaient pour leur préparer des repas et ainsi les dégager, de toutes contraintes matérielles. Cela leur permet d’être totalement disponible pour leur fille. Des soirées sont organisées pour récolter un peu d’argent. Les amis, la famille organisent des concerts, des soirées théâtre.  » On a récolté 2000 euros grâce à cela. « , raconte Sabine. Une aide précieuse, car l’état de santé de sa fille l’a obligée à arrêter de travailler.

Ce qui les a beaucoup aidé aussi c’est le soutien moral. Les intentions positives de chacun. Les mots qui font du bien, qui encouragent.  » Le plus dur dans les moments angoissants, c’est de gérer à la fois ses propres peurs et surtout celles des autres. Heureusement notre entourage, nous a laissé en paix. Ils ont compris« , précise Sabine.

Ils sont encore émus par tous ces inconnus qui ont participé en pensée à la renaissance de Maya.  » On a toujours parlé de ce qui nous arrivait autour de nous et cela nous a réchauffé le coeur de voir que même des gens qu’on ne connaissait pas personnellement se sont mobilisés. Ceux qui étaient croyants sont allés prier pour Maya. Ce genre d’attention, ça fait du bien. C’est beau « , explique Sabine.

L’écoute bienveillante de l’équipe médicale a aussi beaucoup compté.  » Le service de réanimation est un service à part. Les soignants qui y travaillent sont des personnes très humaines. Ils sont confrontés au quotidien à la vie et à la mort. On a fait de belles rencontres. Ce sont des personnes formidables. Le plus important, dans les moments difficiles, c’est de pouvoir être écouté,  à n’importe quelle heure du jour et de la nuit et c’est ce qu’ils ont fait avec beaucoup d’empathie. On a été accueilli quelles que soient nos émotions« , poursuivent Sabine et Mathieu.

Aujourd’hui, Maya va bien. Matthieu et Sabine prennent le temps de souffler, de se ressourcer après tant d’épreuves traversées. Leur force d’âme est admirable. Ils ne cachent plus rien de leurs émotions. Ils ont accepté leur vulnérabilité et c’est ce qui les rend si lumineux. Ils vivent aussi encore plus intensément l’instant présent. Cette épreuve a vraiment renforcé leur confiance en la vie tout en leur montrant la voie du lâcher-prise.

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Le sourire de Maya

Maya, quand à elle, est une petite âme pleine d’énergie positive. Son rire coule comme une cascade en vous et vous rafraîchit le coeur. Son regard est d’une incroyable profondeur. Je l’ai croisé, il y a quelques semaines et je peux vous dire que l’intensité de ses deux grands yeux bleus vous relie dans l’instant à quelque chose de plus grand que vous-même. C’est comme si toute la sagesse du monde parlait à travers son regard. Maya n’en a pas fini avec les hôpitaux, elle sera toujours surveillée de prêt, mais elle avance. La réussite de son opération aidera sûrement à l’avenir d’autres enfants atteints de la même malformation. Je lui souhaite une belle et longue vie. Son histoire m’a émue, car elle nous pousse à la fois à lâcher-prise sur ce qui arrive et à faire confiance. Seul l’amour permet de réaliser cette alchimie-là. L’histoire de Maya se termine bien. Elle est porteuse d’espoir et rien que pour ça, je la remercie d’exister. Alors merci Maya de nous montrer la voie grâce à ton petit coeur. Merci d’être là pour nous enseigner qu’avec de l’amour et de la confiance tout est possible.

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La disparition d’un sage !

« Je suis convaincu que l’avenir appartient à la non-violence, à la conciliation des cultures différentes. C’est par cette voie que l’humanité devra franchir sa prochaine étape » Stéphane Hessel 

Stéphane Hessel , auteur de Indignez-vous !

Stéphane Hessel, auteur de Indignez-vous !

Un sage vient de s’en aller. Stéphane Hessel, l’auteur du best-seller humaniste » Indignez-vous ! » a quitté ce monde la nuit dernière, au soir de ses 95 printemps. Chaque fois qu’un sage meurt, c’est une lampe qui s’éteint. Les lumières de la tolérance, de la connaissance, de la paix et de la fraternité brillent tout à coup un peu moins fort.

Né en 1917, à Berlin, de parents intellectuels allemands, Stéphane Hessel, arrive en France à l’âge de 7 ans, et  deviendra un homme d’action et de coeur. Ancien résistant, déporté et torturé pendant la seconde guerre mondiale, il réussira à s’évader et deviendra plus tard diplomate. Il participera à la rédaction de la charte des Droits de l’Homme à l’ONU à partir de 1946 et ne cessera jamais ensuite de porter un message d’espérance, remettant inlassablement l’être humain au coeur des débats, économiques, politiques et sociaux. Il ne s’est jamais résigné à accepter les injustices.

L’incroyable écho de son livre  » Indignez-vous », publié en 2010 et  écoulé à 4 millions d’exemplaires dans le monde a prouvé à quel point son message répondait à une véritable crise de sens.

Stéphane Hessel était un homme lumineux, drôle, qui aimait dire des poésies à l’issue de ses conférences. Il était optimiste et il encourageait la jeunesse à l’être également. J’imagine que les graines de conscience que cet homme a semé au cours de sa vie vont produire des plantes vigoureuses.

C’est réconfortant d’observer, qu’un seul homme, grâce à sa seule présence et à travers son seul rayonnement a réussi à transmettre autant d’énergie positive.

J’ai le profond pressentiment que ce monde va changer plus vite que ses dirigeants. Aujourd’hui l’information, les idées, circulent plus rapidement que jamais auparavant. Les jeunes se sentent citoyens du monde, internet a tissé une toile entre nous tous qui ne pourra pas être détricotée aussi facilement. La mondialisation nous fait prendre conscience d’une chose essentielle : nous affrontons les mêmes problèmes et nous sommes face aux mêmes défis. Nous habitons sur la même planète. Nous sommes tous reliés.

Chaque personne qui affirme que la paix et le bonheur sont possibles, ancre quelque chose dans l’inconscient collectif : une espérance, une foi, la possibilité d’un autre futur. Toutes nos pensées, tous nos rêves nourrissent chacun d’entre nous, d’une manière ou d’une autre. Nous sommes tous interdépendants, tous connectés, nous partageons les mêmes doutes, les mêmes peurs, et nous aspirons également tous à la sérénité et à la joie.

Il y a de la place pour tout le monde, si on arrive à sortir de ce vieux schéma dominants-dominés qui a fait son temps. Chaque être humain heureux éclaire tous les autres. Soyons vrais, authentiques, soyons en accord avec ce que nous dit notre coeur. N’écoutons pas ceux qui nous divisent, qui nous opposent, qui nous font croire que nous sommes inégaux. Aucun être humain n’est supérieur à un autre.

L’avenir c’est la collaboration, la co-création, l’écologie, la technologie au service de l’Homme. L’avenir c’est l’être humain dans ce qu’il a de meilleur : la générosité, la compassion, la gentillesse, l’ingéniosité, l’art et tant d’autres choses encore.

Il y a toujours des oiseaux de mauvais augure qui prédisent le pire. Personnellement, je préfère suivre les éclaireurs, ceux qui ouvrent la voie, parce qu’ils me donnent de l’espoir. Et l’espoir fait vivre. Alors je choisis d’espérer plutôt que de me résigner.

J’espère que lorsque je fêterai mes 95 ans, c’est-à-dire  en 2073, le monde aura évolué. Il vaut mieux, parce que je n’ai pas l’intention de finir mes vieux jours sur Mars. J’aime bien la Terre, moi !

D’ici là, faisons chacun notre part, à notre niveau, en fonction de nos possibilités, en devenant chaque jour  plus conscient et en rayonnant le meilleur de nous-même  !  Les paroles des sages sont des cadeaux précieux. C’est à nous d’en prendre soin !

Dear english speaking followers ! Don’t miss this Stephane Hessel’s interview  !

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Pour aller plus loin :

Le dialogue entre Stéphane Hessel et le Dalai-Lama !

Et si on s’écoutait ?

 » Parler est un besoin, écouter est un art  » Goethe

Il suffit de ralentir le rythme de nos pas, et d’observer l’incessant va et vient des gens dans la rue, pour prendre conscience du nombre incroyable de personnes qui habitent ce monde sans l’habiter vraiment. Un casque sur les oreilles, un téléphone portable dans la main, l’esprit à des milliers de kilomètres de la rue, de nombreuses personnes se transportent dans le monde enfermées dans une bulle.

L’autre jour, je me demandais à qui j’allais bien pouvoir demander mon chemin, tant  je n’arrivais pas à établir ne serait-ce qu’un simple contact visuel avec les fantômes que je croisais. Contrairement à ce que l’on peut imaginer, le secret d’une bonne communication, ce n’est pas l’éloquence, mais c’est bien l’écoute ! Or tous ces gens n’écoutaient pas ce qu’il se passait autour d’eux, ils ne me voyaient donc pas !

J’ai découvert cette  intervention du britannique Julian Treasure, un expert du son, auteur et conférencier, il y a quelques heures, et j’ai été tellement enthousiasmée, que je me suis dépêchée d’écrire ces quelques lignes pour vous la transmettre.

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Liens pour aller plus loin

Un excellent article sur l’art  d’écouter !

PS : Désolée chers lecteurs pour la pub inappropriée qui est diffusée sur ce site. Je ne choisis pas ! C’est wordpress qui me l’impose et je ne sais pas comment faire pour la maîtriser  !

L’éloge de la différence !

 » Les opportunités d’expansion, de progrès et de changement meurent au moment où nous essayons d’être quelqu’un d’autre  » Faith Jegede

Il y a quelques mois, je me souviens avoir rencontré un jeune garçon d’à peine 15 ans, qui faisait partie des plus jeunes candidats au bac scientifique. Les médias en général adorent ce genre de reportage. C’est ce qu’on appelle dans notre jargon  » un marronier « , un sujet qui revient toujours à la même période. A l’approche du bac,  il faut trouver le candidat le plus vieux ou le plus jeune. Et l’accent est mis sur cet unique paramètre, alors que pour moi, le vrai sujet est ailleurs.

Il se trouve que cet adolescent  était ce qu’on appelle un surdoué. Et comme je suis curieuse,  j’ai surtout profité de l’ opportunité de notre rencontre pour essayer de comprendre comment fonctionnait son esprit. J’ai adoré cette rencontre, car au-delà de sa précocité, ce qui me fascinait c’était qu’il était en mesure de résoudre des problèmes mathématiques complexes de manière intuitive. Il m’a expliqué que les réponses qui lui venaient étaient toujours justes, mais ce qui était difficile pour lui c’était d’en faire la démonstration, ce qui lui posait un sérieux problème vis à vis de ses professeurs. Du coup sa scolarité a été longtemps chaotique, il a même failli redoubler, avant qu’un psychologue scolaire ne détecte ses incroyables facultés et le classe dans la catégorie des surdoués. Il me racontait également qu’enfant, il était fasciné par l’immensité de l’ Univers. Dès l’âge de 7 ans, il avait pris conscience de l’infini et cela l’angoissait à tel point, qu’il se réfugiait la nuit dans les toilettes, terrifié. Ses parents ne comprenaient rien à ses crises d’angoisse, jusqu’à ce qu’ils découvrent que leur fils était juste un être différent, doté de capacités extraordinaires.

Je vous raconte cette histoire aujourd’hui, car elle m’est revenue en mémoire, au moment où j’ai découvert une vidéo d’une jeune femme très inspirante.

Faith Jegede est une écrivaine anglaise. Elle a grandi au milieu de ses deux frères autistes et cette expérience a bouleversé sa vie. Elle nous offre un autre regard sur l’autisme qui touche aujourd’hui 1 enfant sur 100 en France. Alors biensûr, l’autisme n’a rien à voir avec la précocité intellectuelle, mais je m’interroge.

Et si notre esprit était bien plus puissant que ce que nous en savions ? Et si la différence était une chance ? La  chance de découvrir le réel potentiel de l’être humain ?

Je vous invite à écouter Faith Jegede. Son message est puissant, sincère et inspirant ! Pour obtenir les sous-titres en français cliquez en bas à droite de la vidéo et choississez votre langue !

 » Il faut prendre conscience de l’apport d’autrui, d’autant plus riche que la différence avec soi-même est plus grande » Albert Jacquard

Liens pour aller plus loin:

Les caractéristiques d’un enfant précoce

L’autisme une différence plus qu’une maladie selon le Professeur Mottron ( Québec )

Le blog de Faith Jegede

Un magnifique documentaire sur l’autisme diffusé sur France 2

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