« La mort donne du sens à la vie  » Rencontre avec des explorateurs de l’au-delà!

On parle très peu de la mort. Essayez voir d’en parler dans un dîner. Le sujet sera vite éludé. On évite d’en parler car la plupart du temps le sujet met mal à l’aise. Personne n’ose penser à la mort de peur peut-être de l’attirer. La mort fait pourtant partie de la vie. Elle est sans doute la seule certitude que nous ayons. Mais la mort est-elle vraiment la fin de tout ? Comment se préparer à la mort ? Que nous enseigne-t-elle ? Qu’est-ce qui nous attend : la lumière ? le paradis ? le néant ?

J’ai posé toutes les questions qui m’habitent à deux explorateurs de l’au-delà : Patricia Darré, médium, auteur du livre  « Un souffle vers l’éternité » et Jean-Jacques Charbonier,  médecin anesthésiste-réanimateur à Toulouse qui vient de publier aux éditions Trédaniel  « Les 7 bonnes raisons de croire en l’au-delà ». Je les remercie ici d’avoir pris le temps d’échanger avec moi !

Si vous faites partie des sceptiques, ne partez pas tout de suite. Echangeons !

N’oubliez pas :  » Dans la vie rien n’est à craindre. Tout est à comprendre », disait Marie Curie !

La mort : un  mystère ?

Depuis 25 ans, Jean-Jacques Charbonier passe ses journées à ramener les morts dans le monde des vivants.  Ce médecin anesthésiste français est membre de la Société Française de Réanimation et exerce à la clinique Saint Jean Languedoc à Toulouse dans le service d’urologie et de réanimation où il est  médecin référent. Cet anesthésiste français s’intéresse à la mort depuis ce jour où jeune interne en stage au SAMU, il assiste au dernier souffle d’un jeune homme prisonnier d’un tas de feraille, après un accident de la route.  » J’étais à quelques centimètres de lui, en train d’essayer de lui porter assistance, quand ses yeux se sont éteints. La vie venait de quitter son corps, et à ce moment là, j’ai senti comme un souffle d’air chaud me frôler. Cela m’a énormément troublé, se souvient Jean-Jacques Charbonier.  » Biensûr je n’en ai parlé à personne. C’était difficile, on m’aurait pris pour un fou. Mais du coup c’est à partir de ce moment là, que mes certitudes concernant la mort se sont effondrées. J’ai eu besoin de comprendre. Moi qui  pensait devenir médecin généraliste, j’ai décidé de me spécialiser en réanimation », poursuit-il.

 Pour le milieu médical, la mort clinique commence lorsque les organes vitaux cessent de fonctionner. L’arrêt cardiaque, l’arrêt cérébral sont considérés comme des preuves matérielles de la mort. Les réanimateurs sont cependant confrontés tous les jours à des récits assez troublants de patients. Jean-Jacques Charbonier reçoit près de deux à trois témoignages par semaine de personnes ayant vécu ce qu’on appelle des expériences de mort imminente.  » Ils évoquent souvent la même chose :  la sensation de flotter au-dessus de son corps, certains peuvent même décrire les gestes de réanimation qui ont été pratiqués sur eux alors qu’ils étaient inconscients, d’autres sont en mesure de détailler des scènes se déroulant à des kilomètres de l’hôpital  alors qu’ils sont plongés dans le coma  et qu’ils ne peuvent pas objectivement savoir ce qu’il se passe. D’autres encore parlent d’une lumière bienfaisante qui les attire. Certains voient les défunts de leur famille. Et tout cela peut intervenir alors même que le coeur a cessé de battre et que la vie à quitter leur corps l’espace de quelques secondes », rapporte le médecin.

L’expérience de mort imminente est décrite de façon identique à travers toute la planète indépendamment de la culture et des croyances religieuses. 60 millions de personnes dans le monde auraient déjà vécu ce genre d ‘expériences.  L’idée selon laquelle les EMI sont la preuve de la vie après la mort a été popularisée dans les années 1960 et 1970 par deux psychiatres américains, Elizabeth Kübler-Ross et Raymond Moody, qui a par ailleurs créé le terme. La première est bien connue pour son travail d’accompagnement des mourants, elle a été une  pionnière des soins palliatifs ; le deuxième a compilé une liste des caractéristiques qu’il considère typiques des expériences de mort imminente.

Les témoignages recueillis évoquent notamment :

-La vision d’un  tunnel obscur
-Une expérience de  décorporation
-Le contact avec des proches décédés
-La rencontre avec un être de lumière
-La sensation de voir sa vie défiler

Certains scientifiques estiment que ces manifestations relèvent de l’hallucination ou d’un état modifié de conscience et que c’est le système nerveux qui jouerait des tours au cerveau sous l’effet de la privation d’oxygène. D’autres estiment en revanche que les EMI ne peuvent pas être entièrement expliquées par des causes physiologiques ou psychologiques, et que la conscience peut fonctionner indépendamment de l’activité cérébrale. Le Dr Jean-Jacques Charbonier fait partie de ceux -là. Il développe ces arguments  dans son dernier livre  » 7 bonnes raison de croire en l’au-delà« .

Si en France le sujet fait encore débat, au Canada , aux Etats -Unis et en Angleterre d’éminents scientifiques se penchent déjà très sérieusement sur la relation entre l’esprit et le cerveau pendant la mort clinique. C’est d’ailleurs le sujet du projet AWARE.  Cette étude réalisée dans près de 25 centres hospitaliers essentiellement aux Etats-Unis, au Canada et en Angleterre  est financée en partie par le conseil britannique de réanimation, la Fondation Horizon et la Fondation Nour aux Etats-Unis. Elle  réunit une équipe pluridisciplinaire internationale  sous la direction du Dr Sam Parnia, médecin spécialiste des soins intensifs et maître de conférences à l’Université de Southampton en Grande-Bretagne. Sam Parnia est l’auteur de « Que  se passe- t-il quand nous mourons?

L’objectif du projet Aware est de comprendre scientifiquement les mystères de la conscience humaine et de la mort, en étudiant des patients ayant survécu à un arrêt cardiaque.

Un certain nombre d’études scientifiques récentes menées par des chercheurs indépendants ont démontré que 10 à 20 pour cent des gens qui passent par un arrêt cardiaque et la mort clinique, témoignent d’expériences de mort imminentes.

« Le point remarquable de ces expériences», selon le Dr Parnia, « est que tandis que les études du cerveau pendant un arrêt cardiaque ont toujours montré qu’il n’y a aucune activité cérébrale mesurable, ces sujets ont signalé des perceptions détaillées qui indiquent au contraire un haut niveau de conscience en l’absence d’activité cérébrale détectable. Si nous pouvons objectivement vérifier ces affirmations, les résultats auraient de profondes implications non seulement pour la communauté scientifique, mais aussi pour la société tout entière « . ( Source Projet Aware )

Au cours de l’étude AWARE, les médecins utilisent les dernières technologies pour étudier le cerveau et la conscience pendant un arrêt cardiaque. Dans le même temps, ils vont également  tester la validité des expériences hors du corps et les capacités  de pouvoir voir et entendre pendant cette expérience.

Il est curieux de constater que ces questions sont prises au sérieux dans les pays anglo-saxons et font l’objet de nombreux reportages et documentaires sur les grandes chaînes nationales comme la BBC, alors qu’elles font rarement l’objet d’un prime-time en France !

« Je maintiens que le mystère de l’homme est incroyablement diminué  par le réductionnisme scientifique et sa prétention matérialiste à rendre compte du monde de l’esprit en terme de simple activité neuronale. »
Sir John Eccles, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1963

La femme qui parle à l’oreille des défunts !

Si les scientifiques commencent à envisager la survie de la conscience humaine après la mort, serait-il possible alors de communiquer avec cette énergie désincarnée ? Et si notre cerveau était une sorte d’émetteur -récepteur capable de recevoir des informations  ?

Patricia Darré

Patricia Darré répond à cette question dans son livre  » Un souffle vers l’éternité « . Cet ouvrage s’est vendu à plus de 50 000 exemplaires. Un succès qui a surpris son auteur mais qui en dit long sur le besoin des français d’explorer et de comprendre l’au-delà.

 Patricia Darré est une femme énergique, terrienne, rationnelle et laïque. Rien à voir avec le cliché de la voyante mystérieuse entourée de gris-gris. Patricia est pourtant médium. Ce n’est d’ailleurs pas son métier. Dans la vie, elle est animatrice radio à France Bleu Berry à Châteauroux.

En 1995, sa vie bascule  lorsqu’elle découvre qu’elle est capable de percevoir des messages de personnes décédées.  » J’ai longtemps hésité à le reconnaître d’ailleurs et à en parler « , sourit-elle. Dans son livre elle raconte l’apparition de ses facultés extra-sensorielles.  »  Au début, je me levais la nuit  avec l’impérieuse envie d’écrire. En relisant les mots que je venais de jetter sur un papier je voyais bien qu’ils ne pouvaient pas venir de moi » , explique-elle. Et puis il y a ces voix qui chuchotent des » Tu seras bientôt prête« . Cela est apparu après la naissance de son fils. Elle pense alors qu’elle souffre d’un grave baby-blues ou de schizophrénie.  » Je suis allée voir un psychiatre. Lors de la consultation,  j’ai pris une feuille de papier pour lui montrer ce qui m’arrivait. Ma main est partie et  a écrit  des informations très précises  sur lui et sa vie, il a été interloqué . Il m’a dit qu’il ne pouvait rien faire pour moi et que je ne souffrai d’aucune maladie psychique. J’étais tout simplement médium « , raconte-t-elle. Démarre alors une longue quête pour appréhender de manière rationnelle ce qui lui arrive.  » Pour éviter de sombrer dans la folie, j’ai cherché toutes sortes d’informations pour comprendre  « , explique-t-elle.

Que faire ensuite avec cette faculté  ? Patricia ne décide pas du jour au lendemain d’ouvrir un cabinet de voyance. Bien au contraire. Elle s’ancre plus que jamais dans la réalité, poursuit son travail d’animatrice radio tout en aidant ceux qui la sollicite gratuitement.  » Pour moi être médium ce n’est pas un métier, c’est un don qui doit servir à aider les autres. C’est une vocation, un chemin à lire , à essayer de comprendre.  Ce don selon moi ne devrait pas se monnayer.  Je pense d’ailleurs que chaque être humain a la possibilité de le développer. Nous possédons tous les mêmes capteurs mais nous ne les utilisons pas tous pleinement. Cette communication avec une autre forme d’énergie est je pense un accessoire de la conscience humaine qui pour l’instant n’a pas encore été suffisamment exploré  « , explique-t-elle.

Alors que se passe-t-il exactement en elle lorsque l’énergie d’un défunt la contacte :  » Je ne cherche pas forcément à parler aux morts. C’est plutôt eux qui viennent à moi. Je ne vois pas de fantômes au pied de mon lit. Cela ne se passe pas comme cela. En fait je ressens comme une sorte d’étourdissement. Je sais que je dois laisser venir et faire le vide en moi. Je ressens ensuite si c’est un homme ou une femme, puis se dessine un physique et un caractère. C’est une sensation très intérieure », précise Patricia Darré.

Pourquoi les morts reviendraient-ils pour délivrer des messages ?  » Lorsque les défunts prennent contact avec les vivants cela leur demande énormément d’énergie. C’est l’équivalent de l’énergie d’une centrale nucléaire. Ils le font uniquement pour guider les vivants qu’ils ont aimé, pour éviter qu’ils passent à côté du bonheur et de leur destin. Ils le font grâce à l’amour qu’ils portent à leur proches. L’amour est une énergie vitale », précise-t-elle.

Patricia Darré a elle-même connu la douleur de la perte . « J’ai perdu mon mari, ma mère et mon neveu en quelques semaines . Cela aurait pu me détruire, me conduire à la dépression. J’ai choisi de vivre l’instant présent et d’être heureuse malgré la douleur. Et puis j’ai été contacté par les miens, j’ai entendu leurs messages« , poursuit-elle.

Alors quelle est sa vision de l’au-delà ? Comment se préparer à la mort la sienne ou celle de ses proches ?

Pour Patricia Darré : « La mort fait partie du chemin de chaque être humain. C’est important d’en prendre conscience et d’en parler, car ne pas en parler amène à créer des peurs. On a peur de la mort parce que c’est l’inconnu. Mais on doit se rappeler que c’est la mort qui donne du sens à la vieLorsque nous traversons un moment de deuil , il est important  de laisser partir les morts. Il faut comprendre que la mort n’est qu’une nouvelle forme de conscience . Quelque chose d’autre commence pour la personne que nous avons aimé. Biensûr il est aussi important d’accueillir nos émotions : on a le droit d’être en colère, et d’être triste mais notre devoir de vivant est aussi de continuer à vivre en cherchant le bonheur ».

Qu’est ce que le bonheur ?

« C’est vivre ici et maintenant dans la plénitude de la vie. Chaque seconde de vie est un cadeau. C’est important de relativiser ce que nous vivons et de sortir de l’éternel conflit du bien et du mal. La vie est un jeu de piste et nous choisissons notre parcours. Nous sommes libre à chaque instant de la façon dont nous allons avancer sur ce chemin. « .

Alors que se passe-t-il après la mort ? Les neurosciences arriveront sans doute à répondre à cette question tant les recherches sur la conscience humaine s’accélèrent. De nombreux scientifiques aux Etats-Unis et au Canada étudient également les médiums car dans ces pays contrairement à la France on cherche à comprendre ces capacités extra-sensorielles et on ne les rejette pas d’emblée.

Je vous invite à regarder ce documentaire réalisé par Marie-Monique Robin. Cette journaliste a obtenu le prix Albert Londres en 1995, et est reconnue pour son travail d’investigation depuis de nombreuses années !

« Le sixième sens », explore les facultés des médiums sous l’angle scientifique !

« Aimer, la meilleure préparation à la mort. » Marcel Jouhandeau

« La mort c’est le commencement de quelque chose. »  Edith Piaf

Liens pour aller plus loin :

Le témoignage du québécois Gilles Bédard qui a vécu une EMI

Vous pensez avoir vécu une expérience extraordinaire dont vous n’osez pas parler ?

Des professionnels de santé sont à votre écoute !

http://www.inrees.com/decouvrir_1.php?url=6

Vous avez vécu une expérience de mort imminente ? Des psychologues collectent vos témoignages !

http://www.europsy.org/ceemi/

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Et si l’intelligence collective pouvait changer le monde ?

Il y a quelques semaines, ma route a croisé celle d’Audrey Jammes à Paris. Cette jeune diplômée française a suivi un MBA Managment à l’Université Laval de Québec au Canada. Initiée aux systèmes d’intelligence collective, elle a consacré son mémoire à l’innovation participative. Elle a conforté une intuition qui trotte dans ma tête depuis toujours : la collaboration est plus efficace à long terme que la compétition !

L’intelligence collective  c’est quoi ?

C’est le chercheur Jean -François Noubel qui a défini cette notion. L’idée est que dans des groupes humains  (de la tribu, en passant par l’équipe sportive ou l’entreprise ),  la répartition des tâches se fait naturellement en fonction des talents de chacun. Lorsque les conditions sont réunies pour favoriser cette collaboration naturelle, émerge alors une  sorte d’énergie supérieure au groupe qui naît de l’harmonisation de la créativité de chacun. Les individus travaillent alors ensemble pour un objectif commun.

L’intelligence collective s’observe principalement chez les insectes sociaux (fourmis, termites et abeilles), les animaux se déplaçant en formation (oiseaux migrateurs, bancs de poissons) et, dans une moindre mesure, les mammifères sociaux chassant en meute (loups, hyènes, lionnes). Les points communs de ces diverses espèces sont exactement ceux qui caractérisent l’intelligence collective. Cette définition fait écho à  l’être humain qui est aussi  un animal social. Il a besoin fondamentalement de lien. Il s’épanouit lorsqu’il se sent utile et lorsqu’il aime ce qu’il fait.

Audrey Jammes est consultante et experte en intelligence collective des organisations. Au quotidien son métier consiste à développer la créativité  dans une équipe de travail. Elle propose aux entreprises d’appliquer les principes de l’intelligence collective dans le but de de stimuler l’innovation. Selon elle, pour qu’un groupe fonctionne et soit créatif,  il est important que les relations interpersonnelles soient bienveillantes.

«  Les idées nouvelles  ne peuvent pas naître dans un espace où les propositions de chacun sont constamment jugées « , précise Audrey. «  Il est important lors des réunions d’apprendre à parler au « je « . Lors des brainstorming on a tendance à évaluer les propositions des autres de manière automatique à grand renfort de c’est génial ou de pas terrible. Du coup en réagissant ainsi, on va forcément exclure ceux qui ne partagent pas les idées  du groupe. C’est ce qui fait que bien souvent dans certaines réunions, de nombreuses personnes ne s’expriment pas, par peur de s’opposer à la majorité. Si on suit les enseignements de l’intelligence collective, en revanche, on privilégie un tour de table où chacun rebondit sur les idées des autres ! Cela nécessite une bonne qualité d’écoute! On sort alors du rapport de force, de la lutte pour le pouvoir et on peut vraiment construire collectivement un projet, avec les idées de chacun « , développe la jeune consultante.

Audrey constate que cette façon de procéder rencontre des résistances dans les entreprises françaises.  » Nous vivons en France dans une culture où la hiérarchie est très importante« , observe-t-elle. Elle se souvient de ce dirigeant  qui ne voyait pas l’intérêt d’ inclure les agents d’entretien dans le projet de l’entreprise. » Ces patrons ont du mal à déléguer les tâches et à faire participer chaque salarié dans la vie de l’entreprise« , précise-t-elle.

Les conditions qui favorisent l’innovation !

 » Innover ce n’est pas avoir une nouvelle idée, c’est arrêter d’avoir une vieille idée »

 Edwin Hebert Land inventeur et physiscien.

Dans un monde en constante mutation, l’innovation est la seule manière pour les entreprises de s’adapter à un marché de plus en plus concurrentiel. Pour faire émerger des idées innovantes, il faut pouvoir créer les conditions favorables à l’expression de la créativité. Alors comment faire pour permettre à des idées nouvelles de naître ? Certaines entreprises particulièrement innovantes comme Google appliquent déjà  certains  principes. Ces entreprises ont compris que mettre ses salariés sous pression était contre-productif.

 » Du coup ces entreprises laissent du temps à leurs employés, ils travaillent dans un espace agréable où tout est fait pour encourager des pauses. Il n’y a pas la pression du résultat et cela stimule la créativité« , explique Audrey Jammes.

Mais l’innovation ne s’arrête pas au seuil de l’entreprise. Une société humaine peut aussi évoluer grâce à de nouveaux courants de pensée artistique ou scientifique. Et on constate que ces sauts de conscience se produisent lorsque des personnes partageant les mêmes valeurs se regroupent pour développer et diffuser des idées nouvelles.

Selon le journaliste et écrivain américain Kevin Kelly : “Nous devrions considérer les idées comme des connexions entre les neurones de notre cerveau, comme entre les gens. Les idées ne sont pas des choses en elles-mêmes. Elles s’apparentent plus à des écologies ou à des réseaux. Elles voyagent en groupe.

Kevin Kelly est un journaliste et écrivain américain basé  à Pacifica, une petite ville côtière au sud de San Francisco en Californie. Il a contribué au lancement du magazine Wired dont il a été le rédacteur en chef pendant 7 ans dans les années 90. Il a écrit pour le New York Times , The Economist , et  le Wall Street Journal. Il est l’auteur d’ Out of Control et de différents best-sellers dans lesquels il développe de nouvelles règles pour une  nouvelle économie. Son site web est ici www.kk.org . Et j’y ai trouvé plein de choses intéressantes !

Cela nous enseigne l’ importance du réseau. Il est essentiel de se regrouper par centres d’intérêts et de valeurs pour commencer à créer les conditions favorables à l’innovation et à l’émergence de nouvelles idées. Il semble également important de nouer des relations authentiques et bienveillantes pour créer l’espace où chacun pourrait  s’exprimer. Les cerveaux connectés comme des ordinateurs  pourraient ainsi mettre en commun leur capacité de stockage et d’analyse, ce qui serait plus efficace et plus puissant.

Internet nous offre déjà la possibilité de nous relier quelque soit le lieu où nous vivons sur cette planète. Je constate régulièrement que mes amis blogueurs qui partagent mes passions, écrivent régulièrement sur des sujets qui font écho aux miens, au même moment, alors que nous ne nous concertons  pas et que nous vivons dans des pays différents ! Et cela renforce et nourrit notre inspiration collective.

Alors regroupons- nous, inspirons-nous les uns des autres, et nous changerons peut-être le monde  !

 » Rien dans l’univers ne saurait résister à l’ardeur convergente d’un nombre suffisant d’intelligences regroupées et organisées »

Theilhard de Chardin