La petite histoire de la peur !

 

Photo : Régis Minetto

Le thème de la peur trotte dans mon esprit depuis un moment, mais c’est au détour d’une promenade dans un parc que l’idée de cet article s’est précisée. D’habitude je vous offre ici des rencontres. Aujourd’hui, je partage plutôt des réflexions inspirées par une scène dont j’ai été témoin dans ce parc.

Voici donc la petite histoire de la peur !

« Seuls les cailloux ignorent la peur » Pascale Roze, écrivaine française

Nous sommes le 15 août. Un jour férié en France. L’occasion de profiter d’une journée supplémentaire de repos. Je décide d’aller flâner dans un parc avec ma fille de 5 ans. Je m’assois sur un banc pendant qu’elle vaque à ses occupations et à ses jeux d’enfant. L’occasion de méditer sans méditer. Face à moi, une scène attire mon attention. Je suis comme au théâtre observant une pièce improvisée en plein air. Les actrices de cette pièce sont deux petites filles, d’environ 8 et 10 ans. Deux petites filles attirées comme des aimants par un jeu plutôt stimulant. On appelle cela une tyrolienne. Le principe est assez amusant et promet quelques sensations. Il s’agit d’accrocher ses deux mains sur une barre, de s’élancer et de se laisser porter pour relier un point à un autre. Le jeu ressemble à peu près à cela.

Tyrolienne

Deux petites filles viennent de s’élancer avec grâce ,en riant, montrant ainsi aux deux autres, que le jeu ne présente aucun danger. Et pourtant, les deux fillettes  que j’observe sont hésitantes. La première tient fermement la barre mais n’arrive vraiment pas à se laisser aller, elle est comme paralysée.  Elle laisse sa place à la seconde, qui malgré son envie certaine de jouer à ce jeu renonce avant même d’avoir attraper la barre.

C’est à ce moment là que les deux fillettes qui ont visiblement besoin de courage  se tournent vers leurs pères respectifs restés à proximité. Le première s’écrie : » Papa ! Tu me tiens hein ! « C’est une petite fille tout en formes, avec quelques kilos superflus. Son père, un homme au visage jovial,  et au ventre rond accourt et tourne son regard rieur vers elle:  » Allez vas-y fais comme les autres, mais attention, tu fais pas 40 kg non plus hein !« , rigole-t-il. Il l’encourage encore  » Allez vas-y ! »  Mais son regard est inquiet. La petite se concentre, mais non, elle ne peut pas. Son père finit par la tenir. La scène est cocasse, cet homme soutenant les pieds de sa fille accrochée dans les airs. Au milieu du parcours, la petite lâche la barre. Le père rit : » Tant pis, c’est pas pour toi« . Aucune moquerie dans le ton de sa voix.  Il semble tout simplement à cours d’idées.

La seconde petite fille qui est exactement face au même dilemme a les yeux fixes. Elle regarde droit devant elle, vers l’objectif. Son visage est fermé, sa bouche crispée. Elle a vraiment peur, semble-t-il. Son père est un petit homme fin mais au corps athlétique. Un immense sourire illumine son visage. Il observe sa fille et l’interpelle  » Allez ma chérie regarde devant toi, respire un grand coup, c’est bon tu vas y arriver « . La petite jette un coup d’oeil à son père. Le visage du papa  respire la confiance.  » Non j’ai peur  » s’écrie-t-elle malgré tout.  » Allez vas-y !  les autres attendent derrière toi« , continue-t-il avec toujours un grand sourire collé au visage. Elle finit par y aller. Elle tombe, elle aussi. Son père la relève, en riant :  » C’est bien ma fille ! ». La petite sourit.

Durant toute cette scène je n’ai pu décroché mon regard des visages de tous les figurants cette magnifique séquence humaine. Fascinée.

Le peur est une émotion ancestrale, primaire. Elle est utile car elle nous avertit d’un danger et nous pousse ainsi  à fuir et à éviter une situation qui pourrait être douloureuse. La peur est aussi ce sentiment d’angoisse éprouvé en présence ou à la simple pensée d’une menace, réelle ou supposée.

Dans quelle partie de nous-même se loge la peur ? Selon Patricia Angeli, hypnothérateute humaniste française, elle repose dans notre cerveau  reptilien  le plus ancien (500 millions d’années à l’époque où naissent les poissons) : c’est le premier niveau de notre Inconscient. C’est le siège de nos instincts primaires. Sa fonction unique est de garantir notre survie (fonctions vitales). Il influence ainsi notre désir de nourriture, de défense, d’attaque, ainsi que notre sexualité. Il ne comprend ni nos émotions, ni notre jugement intellectuel. En cas de situations stressantes (qu’il considèrera comme des menaces pour sa vie, même pour de petites choses sans importance), il réagit avec rigidité, impulsivité et agressivité ou violence : il « attaque » ou « s’enfuit ». Il est puissant, influence l’ensemble de notre système et possède la capacité d’apprendre par conditionnement. Il n’a aucune notion de temps (passé, présent, futur), pour lui tout est présent. Toutes nos expériences, même celles que nous avons vécues lorsque nous étions enfants, sont stockées en lui et considérées comme actuelles, présentes, ce qui cause la plupart des conflits intérieurs chez l’adulte. (1)

Nos peurs d’enfants sont conservées quelque part dans notre cerveau reptilien. La question que je me pose à l’issue de l’histoire de ces deux petites filles dominées par la peur est la suivante : comment les frayeurs enfantines sont-elles accompagnées? Comment l’enfant inquiet que nous avons tous été un jour a-t-il été rassuré ?

A la vue de la scène que je viens de vous rapporter plus haut : je vois bien que la façon dont un père ( symbole masculin du courage, de l’action  ) rassure une petite fille qui a peur produit un effet différent si celui-ci paraît inquiet ou confiant.

Nous avons  parfois des peurs qui ne sont plus justifiées et qui viennent nous polluer dans notre vie d’adulte, des peurs inconscientes, qui nous font résister au changement, qui nous barrent la route lorsque nous souhaitons nous élancer dans un nouveau projet.

Je me demande si nos peurs d’adultes ne sont pas justes l’écho de nos chagrins et de nos peurs inconsolées. Si c’est bien cela, alors peut-être qu’il suffirait que l’adulte que nous sommes aujourd’hui dise à cet enfant intérieur ce qu’il aurait voulu entendre.

Qu’auriez-vous dit vous, à ces deux petites filles paralysées de peur à l’idée de  s’élancer dans ce jeu pourtant sans danger ?

 » T’inquiètes pas ça va aller ?  » ou  » Allez vas-y t’es la meilleure » ! Si nous sommes capable de le dire à ces deux petites filles pourquoi nous ne pourrions pas le dire à notre enfant intérieur, quand dans notre vie d’adulte nous ressentons de la peur ??

Les encouragements de nos amis, de notre famille peuvent nous soutenir. Mais pourquoi toujours attendre les choses de l’extérieur ? Pourquoi ne pas nous murmurer des mots d’encouragements à nous -même ? Pour guérir nos peurs et enfin nous élancer les bras grands ouverts dans la vie !

Comme ces jeunes français incroyables que j’ai découvert sur le net, et qui dépassent leurs peurs à chaque minute de leur existence sur cette planète !!!!

 » La peur n’a qu’une peur, c’est que tu l’abandonnes  » Anonyme 

Crédit Photo : Découvrez le travail du photographe amateur Régis Minetto

(1) Source Institut français d’hypnose ericksonienne .

Liens pour aller plus loin :

Les 3 cerveaux de l’être humain expliqué par un chercheur de l’Université McGill Québec

D’où vient notre peur du changement  ?

Explications de Patricia Angeli, hypnotérapeuthe

Des téléchargements gratuits d’auto-hypnose à écouter pour se relaxer et faire la paix avec son enfant intérieur 

PS : Ces liens sont des pistes de réflexions mais ne règlent pas tous les problèmes ! Si vous souffrez d’une anxiété tenace et de crises d’angoisses, n’hésitez pas à consulter en priorité un professionnel de santé !

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« Les femmes seront les inspiratrices de l’économie de demain ! »

Virginie Joannes

Virginie Joannes  exerce une activité de coach depuis près de 15 ans. Elle vit actuellement  en France, à deux pas de la Suisse.  Experte en marketing stratégique de luxe, elle s’est formée au coaching aux Etats-Unis.  Au quotidien, son travail consiste à accompagner principalement des femmes dans leurs projets de création d’entreprises. Elle est engagée dans de nombreux réseaux de soutien féminin. Elle est membre du réseau  Business Professionnal Women,  qui lutte contre les discriminations au travail. Elle accompagne également bénévolement des femmes en recherche  d’emploi âgées de plus de 45 ans, au sein de l’association Force Femme . Elle partage ici sa vision du succès au féminin.

Créer son activité : le rêve de beaucoup de femmes!

Selon un sondage réalisé par Opinion way début 2012 pour le salon des entrepreneurs, deux femmes sur trois en France considèrent que la création d’entreprise est plus épanouissante que le salariat. ( Voir le sondage ici ). Ce sondage révèle que ce qui motive les femmes à créer leur propre activité ce n’est pas l’argent, mais bien le désir de s’accomplir et d’être autonome.  Autre information intéressante livrée par ce sondage : une femme sur trois qui n’a en revanche pas envie de créer une entreprise  manque de confiance en ses compétences.

 Les femmes ne manquent pourtant pas d’idées.Virginie Joannes, le constate tous les jours. Son métier consiste à aider les femmes à mener une vie qui leur ressemble, dans une  activité professionnelle où elles pourraient exprimer tout leur potentiel. Virginie Joannes est coach. Une activité encore confidentielle  en France, mais qui est largement reconnue aux Etats-Unis et au Canada depuis longtemps. Pour résumé, Virginie est une sorte d »accoucheuse » de talents. Les femmes qui viennent la voir sont créatives, mais elles ne savent pas comment faire pour vivre de leurs inspirations. « Mon travail ne consiste pas à faire les choses à leur place. Je suis là pour les guider, les encourager et leur donner les clefs de la réussite », explique-t-elle.

La première règle qui mène au succès : c’est la clarification du projet.  » Il faut bien savoir ce que l’on veut avant d’obtenir ce que l’on souhaite« , précise Virginie. La seconde règle à suivre, c’est de ne surtout pas restée seule. « Les femmes ont parfois beaucoup de mal à demander de l’aide. Elles ont tellement l’habitude de tout faire toutes seules. Il faut pourtant s’appuyer sur son réseau pour lancer une activité. Les ressources sont autour de nous. Il faut juste apprendre à  attirer les clients potentiels », poursuit Virginie. L’autre point important c’est la confiance en soi.  » Tant de femmes ne s’estiment pas à leur juste valeur. Elles culpabilisent, ne savent pas bien se vendre. Les femmes aiment donner, mais c’est important aussi d’ apprendre à recevoir. Il n’y a rien de mal à gagner de l’argent, non ?  « , sourit Virginie.

Et quand les femmes dépassent leurs croyances limitantes, cet héritage de l’inconscient collectif familial et culturel, elles vont souvent très loin.

 Elles ne savaient pas que c’était impossible, alors elles l’ont fait !

Si vous pensez encore que croire en soi ne suffit pas pour réussir, alors je vous conseille de vous arrêter un peu pour écouter Caroline Casey. Cette irlandaise va vous bousculer. Son histoire est magnifique. Cette femme nous démontre que la foi en soi peut faire des miracles.

Virginie Joannes a passé ces dernières années à rencontrer des femmes qui ont toujours cru en leurs rêves.  Elle a interviewé  près de 1000 chefs d’entreprises au féminin  travaillant dans des domaines d’activité  très différents comme  la mode, la restauration, la communication. Parmi elles, la styliste Isabel Marant,  la créatrice de bijoux de la marque Rita et Zita , Sandrine Baradinot , ou encore Laurence Salomon  naturopathe et chef du restaurant Nature et Saveur.  A chacune d’elles, Virginie Joannes  a posé une dizaine de questions pour tenter de percer les secrets de leur succès.

Toutes ces femmes  aux parcours si différents ont au moins trois points communs, selon Virginie :

La détermination : « Elles n’ont écouté que leur coeur et leurs convictions. Quand on leur disait que leur projet était impossible, elle tournait les talons et allait frapper à une autre porte ».

La capacité à s’avoir s’entourer: « Le réseau est important, surtout pour tenir bon dans les périodes difficiles ».

-Le courage:  » Ce que j’appelle le courage du coeur, c’est à dire croire en son projet, même si l’entourage est sceptique. »

Elle évoque ainsi l’histoire d’une femme aujourd’hui à la tête d’une entreprise fort lucrative, qui a démarré ses créations dans sa cuisine. Lorsqu’elle a enfin trouvé son premier client, il ne lui restait plus que 5 euros en poche. « Elle a rempli sa voiture d’essence avec cet argent pour se rendre au rendez vous de la dernière chance. Elle s’est dit alors, si cela ne marche pas je rentrerai à pied. Ce jour là, cette femme a signé le premier gros contrat de sa toute jeune entreprise« , raconte la coach.

Les femmes, observe Virginie, sont créatives, impliquées dans la société. Lorsqu’elles réussissent elles partagent naturellement les fruits de leur succès. « Elles sont nombreuses à s’investir ensuite dans des associations caritatives. Certaines d’entre elles construisent des écoles en Asie, d’autres se battent contre les violences  faites aux  femmes « , précise-t-elle.

Virginie Joannes n’est pas une féministe , ni une militante. Elle ne veut pas opposer le féminin au masculin. Elle oeuvre juste pour l’épanouissement des femmes.

 » Leur avenir, je le vois rose, pétillant, lumineux« , prophétise-t-elle.

Et elle n’est pas la seule. En 2009, le Dalai-Lama estimait que « demain serait l’âge de la femme ». Pour le  leader bouddhiste « les femmes doivent tenir un rôle de plus en plus important dans les sociétés,  pour développer la compassion en la transmettant non seulement à leurs enfants, mais aussi à la société tout entière. »

Et si l’avenir appartenait enfin aux femmes ?

Virginie Joannes est également l’auteur d’un roman : » L’Autre Rose « .

Elle prévoit de publier en septembre prochain   » De la Superwoman à la femme Tao ».

Contact : http://desmillionsdefemmes.wordpress.com/