« Les femmes seront les inspiratrices de l’économie de demain ! »

Virginie Joannes

Virginie Joannes  exerce une activité de coach depuis près de 15 ans. Elle vit actuellement  en France, à deux pas de la Suisse.  Experte en marketing stratégique de luxe, elle s’est formée au coaching aux Etats-Unis.  Au quotidien, son travail consiste à accompagner principalement des femmes dans leurs projets de création d’entreprises. Elle est engagée dans de nombreux réseaux de soutien féminin. Elle est membre du réseau  Business Professionnal Women,  qui lutte contre les discriminations au travail. Elle accompagne également bénévolement des femmes en recherche  d’emploi âgées de plus de 45 ans, au sein de l’association Force Femme . Elle partage ici sa vision du succès au féminin.

Créer son activité : le rêve de beaucoup de femmes!

Selon un sondage réalisé par Opinion way début 2012 pour le salon des entrepreneurs, deux femmes sur trois en France considèrent que la création d’entreprise est plus épanouissante que le salariat. ( Voir le sondage ici ). Ce sondage révèle que ce qui motive les femmes à créer leur propre activité ce n’est pas l’argent, mais bien le désir de s’accomplir et d’être autonome.  Autre information intéressante livrée par ce sondage : une femme sur trois qui n’a en revanche pas envie de créer une entreprise  manque de confiance en ses compétences.

 Les femmes ne manquent pourtant pas d’idées.Virginie Joannes, le constate tous les jours. Son métier consiste à aider les femmes à mener une vie qui leur ressemble, dans une  activité professionnelle où elles pourraient exprimer tout leur potentiel. Virginie Joannes est coach. Une activité encore confidentielle  en France, mais qui est largement reconnue aux Etats-Unis et au Canada depuis longtemps. Pour résumé, Virginie est une sorte d »accoucheuse » de talents. Les femmes qui viennent la voir sont créatives, mais elles ne savent pas comment faire pour vivre de leurs inspirations. « Mon travail ne consiste pas à faire les choses à leur place. Je suis là pour les guider, les encourager et leur donner les clefs de la réussite », explique-t-elle.

La première règle qui mène au succès : c’est la clarification du projet.  » Il faut bien savoir ce que l’on veut avant d’obtenir ce que l’on souhaite« , précise Virginie. La seconde règle à suivre, c’est de ne surtout pas restée seule. « Les femmes ont parfois beaucoup de mal à demander de l’aide. Elles ont tellement l’habitude de tout faire toutes seules. Il faut pourtant s’appuyer sur son réseau pour lancer une activité. Les ressources sont autour de nous. Il faut juste apprendre à  attirer les clients potentiels », poursuit Virginie. L’autre point important c’est la confiance en soi.  » Tant de femmes ne s’estiment pas à leur juste valeur. Elles culpabilisent, ne savent pas bien se vendre. Les femmes aiment donner, mais c’est important aussi d’ apprendre à recevoir. Il n’y a rien de mal à gagner de l’argent, non ?  « , sourit Virginie.

Et quand les femmes dépassent leurs croyances limitantes, cet héritage de l’inconscient collectif familial et culturel, elles vont souvent très loin.

 Elles ne savaient pas que c’était impossible, alors elles l’ont fait !

Si vous pensez encore que croire en soi ne suffit pas pour réussir, alors je vous conseille de vous arrêter un peu pour écouter Caroline Casey. Cette irlandaise va vous bousculer. Son histoire est magnifique. Cette femme nous démontre que la foi en soi peut faire des miracles.

Virginie Joannes a passé ces dernières années à rencontrer des femmes qui ont toujours cru en leurs rêves.  Elle a interviewé  près de 1000 chefs d’entreprises au féminin  travaillant dans des domaines d’activité  très différents comme  la mode, la restauration, la communication. Parmi elles, la styliste Isabel Marant,  la créatrice de bijoux de la marque Rita et Zita , Sandrine Baradinot , ou encore Laurence Salomon  naturopathe et chef du restaurant Nature et Saveur.  A chacune d’elles, Virginie Joannes  a posé une dizaine de questions pour tenter de percer les secrets de leur succès.

Toutes ces femmes  aux parcours si différents ont au moins trois points communs, selon Virginie :

La détermination : « Elles n’ont écouté que leur coeur et leurs convictions. Quand on leur disait que leur projet était impossible, elle tournait les talons et allait frapper à une autre porte ».

La capacité à s’avoir s’entourer: « Le réseau est important, surtout pour tenir bon dans les périodes difficiles ».

-Le courage:  » Ce que j’appelle le courage du coeur, c’est à dire croire en son projet, même si l’entourage est sceptique. »

Elle évoque ainsi l’histoire d’une femme aujourd’hui à la tête d’une entreprise fort lucrative, qui a démarré ses créations dans sa cuisine. Lorsqu’elle a enfin trouvé son premier client, il ne lui restait plus que 5 euros en poche. « Elle a rempli sa voiture d’essence avec cet argent pour se rendre au rendez vous de la dernière chance. Elle s’est dit alors, si cela ne marche pas je rentrerai à pied. Ce jour là, cette femme a signé le premier gros contrat de sa toute jeune entreprise« , raconte la coach.

Les femmes, observe Virginie, sont créatives, impliquées dans la société. Lorsqu’elles réussissent elles partagent naturellement les fruits de leur succès. « Elles sont nombreuses à s’investir ensuite dans des associations caritatives. Certaines d’entre elles construisent des écoles en Asie, d’autres se battent contre les violences  faites aux  femmes « , précise-t-elle.

Virginie Joannes n’est pas une féministe , ni une militante. Elle ne veut pas opposer le féminin au masculin. Elle oeuvre juste pour l’épanouissement des femmes.

 » Leur avenir, je le vois rose, pétillant, lumineux« , prophétise-t-elle.

Et elle n’est pas la seule. En 2009, le Dalai-Lama estimait que « demain serait l’âge de la femme ». Pour le  leader bouddhiste « les femmes doivent tenir un rôle de plus en plus important dans les sociétés,  pour développer la compassion en la transmettant non seulement à leurs enfants, mais aussi à la société tout entière. »

Et si l’avenir appartenait enfin aux femmes ?

Virginie Joannes est également l’auteur d’un roman : » L’Autre Rose « .

Elle prévoit de publier en septembre prochain   » De la Superwoman à la femme Tao ».

Contact : http://desmillionsdefemmes.wordpress.com/

La politique du bonheur !

Renaud Gaucher est diplômé en psychologie et en économie. Ce chercheur indépendant français  s’intéresse à l’économie du bonheur. Son dernier ouvrage, « Bonheur et politiques publiques  » disponible aux éditions l’Harmattan a été publié quelques mois avant l’élection présidentielle en France. Il y propose toutes sortes de mesures inspirées des recherches scientifiques sur le bonheur. Des mesures qui permettraient de créer une société davantage centrée sur le bien-être des citoyens. 

Rencontre avec un optimiste pas forcément utopiste!

Renaud Gaucher n’est pas juste un idéaliste de plus. Diplômé de psychologie et d’économie, ce jeune auteur bordelais tente de construire régulièrement des ponts entre l’héritage de la psychologie positive et l’idée d’une société davantage centrée sur le bonheur des citoyens.   » Ce qui m’intéresse c’est qu’une société plus heureuse devient  plus harmonieuse. On ne résoudra pas tous les problèmes avec les enseignements de la psychologie positive, mais on peut sans doute s’en inspirer pour améliorer les choses », explique-t-il.

L’intérêt de la psychologie positive c’est son approche humaniste. Cette discipline propose d’étudier le meilleur de l’être humain. Pour le professeur américain Martin Seligman, chercheur à l’Université de Pennsylvanie  et père de la psychologie positive, le bonheur repose sur trois niveaux essentiels : l’expérience de petits bonheurs quotidiens et la capacité à les apprécier, l’engagement dans des activités importantes pour soi, et, le plus important, que notre vie et nos activités aient un sens. Cette définition est précieuse, car elle permet de proposer un cadre à des actions publiques tournées vers l’épanouissement collectif.

Imaginez que les politiques publiques menées par les états soient inspirées par les recherches sur le bonheur. Utopique? Infaisable ? Pas forcément. Au moment où une crise financière et sociale assez violente ébranle  l’Europe et les Etats-Unis, il n’est peut-être pas insensé d’envisager de nouvelles solutions pour répondre aux problèmes auxquels nous sommes confrontés.

Voici quelques pistes explorées dans   « Bonheur et politiques publiques « :

 1) Une économie qui favorise la coopération!

La France n’a jamais été aussi riche qu’aujourd’hui et pourtant le fossé entre les plus riches et les autres n’a cessé d’augmenter. La solution à nos problèmes économiques est peut-être à inventer. « On a tendance à penser que la croissance est la réponse à tous nos problèmes économiques, mais cette course a -t-elle encore du sens? » s’interroge Renaud Gaucher. « On a fait le choix d’une économie fondée sur la concurrence et la science économique légitime ce choix. La coopération a aussi des vertus et existe au sein même du fonctionnement économique. On pourrait réfléchir à développer des institutions qui lui donnent plus d’importance afin de diminuer le poids de la concurrence« , précise-t-il.

 2)Le bonheur à l’école

 » L’école n’est pas actuellement un lieu d’épanouissement. Dès son arrivée dans le système scolaire, l’élève entame une course à l’emploi. Le système éducatif  se veut égalitaire, mais il ne fait que reproduire les inégalités sociales du système économique actuel », explique Renaud Gaucher.

Dans le chapitre qu’il consacre à l’éducation, le chercheur propose  l’idée d’une école davantage tournée vers la connaissance de soi et des autres. L’école pourrait être le lieu où l’on développe l’intelligence sociale , où l’on enseigne le respect , et les bienfaits de l’empathie. Il suggère que les enseignants  pourraient être formés à la psychologie. On pourrait aussi  selon lui, enseigner aux enfants  à mieux communiquer. Les élèves de demain pourraient également apprendre l’auto-discipline, ils seraient responsabilisés très tôt, et  seraient éduqués à devenir des citoyens responsables. « Les écoles de type Montessori  pourraient être un exemple à suivre « , suggère le chercheur bordelais. On en dénombre actuellement une cinquantaine en France.

3) Une démocratie renforcée

Renaud Gaucher explique dans « Bonheur et politiques publiques » que le renforcement de la démocratie, ne passe pas nécessairement  par un renforcement de l’état. Le défi serait plutôt de donner davantage  de pouvoir au citoyen. A l’heure actuelle,  le bonheur est loin d’être au coeur des préoccupations politiques. Le chercheur   l’a encore expérimenté  récemment. Ce thème a du mal à s’imposer dans l’esprit des élus français.

L’année dernière, le chercheur a tenté de mener  une thèse autour du bonheur. Son idée  était de mesurer pendant 3 ans l’impact des politiques publiques menées par des collectivités sur le niveau de bonheur ressenti par les habitants d’une agglomération. Il a sollicité  des municipalités, des conseils régionaux, des conseils généraux. Trois collectivités se sont montrées intéressées par ce projet.  » La communauté urbaine de Bordeaux était quasiment prête à financer cette recherche, mais elle ne s’est pas engagée davantage. Je ne sais pas vraiment pourquoi le projet ne s’est pas fait. On m’a toutefois clairement indiqué que le sujet de ma thèse était trop dangereux pour les élus en place », explique Renaud Gaucher.

Aujourd’hui, le jeune chercheur a déménagé au Québec. Il espère ensuite revenir en France pour réaliser une thèse sur l’économie du bonheur. Tranquillement, mais sûrement, Renaud Gaucher poursuit sa route. Pas question pour lui d’abandonner en chemin !

Pour aller plus loin:

Le livre « Bonheur et politiques publiques » en PDF , disponible gratuitement

La bibliographie de Renaud Gaucher

  « La psychologie positive où l’étude scientifique du meilleur de nous-mêmes » , et  » « Psychologie de l’argent et économie », disponibles aux éditions l’Harmattan.

Le site internet de l’auteur : http://www.renaudgaucher.com/

Comment la Finlande  a choisi de mener des politiques centrées sur le bonheur:http://www.radio-canada.ca/emissions/une_heure_sur_terre/2011-2012/Reportage.asp?idDoc=204691

L’économie du don selon Ankur Aras !

Auto-portrait d’Ankur Aras : photographe à Bombay.

Ankur Aras, est un jeune photographe âgé de 30 ans. Il vit en Inde.

J’ai découvert il y a quelques semaines  son blog et ses photos à voir ici  :  http://fingersandfeet.wordpress.com/author/fingersandfeet/.

Ses portraits lumineux de jeunes moines m’ont beaucoup touchée.  Je décide donc de faire sa connaissance via Skype. A des milliers de km de la France, je découvre un jeune homme souriant, plein d’humour, curieux du monde. Il me raconte son parcours, et partage avec moi sa philosophie de vie basée sur la gentillesse,  la joie, le partage, la confiance dans la vie et ses surprises. Ankur est un trentenaire de son temps, il n’est  attaché à aucune  religion, mais il pratique la méditation. Il fait partie d’un mouvement alternatif : l’Economie du don.

Qui est Ankur Aras ?

Ankur a étudié la comptabilité et le  commerce extérieur au Sydenham College of Commerce and Economie de Bombay. Il aurait pu être un de ces jeunes cols blancs qui travaillent dans les compagnies étrangères de la capitale économique  indienne. Mais son coeur avait un autre rêve: la photo. Il se souvient qu’il aimait marcher dans les rues et observer le monde autour de lui. «  C’est la nature qui m’a appris à devenir photographe« , sourit-il. Cela fait 10 ans  qu’il cultive son art. Au quotidien, son travail consiste à réaliser des portraits de famille : on l’appelle pour les mariages, les fiançailles. Mais lorsqu’il a le temps Ankur aime surtout se rendre dans les montagnes de l’Himalaya, pour saisir des instants de sérénité dans les monastères bouddhistes de cette région.

Trois petits moines et un moment de grâce !

La vie d’Ankur a basculé  il y a 1 an dans les montagnes du Ladakh au nord de l’Inde, dans une région qu’on appelle le petit Tibet, dans  l’État indien du Jammu-et-Cachemire.

En rouge le Ladakh

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ladakh

Il se trouve alors dans cette région  pour prendre des photos. Un groupe de jeunes moines l’invite à faire une partie de football. En se frayant un chemin vers leur terrain de jeu, il se retrouve sur un chemin sinueux au dessus d’une vallée. C’est alors que son pied glisse  sur un caillou. En quelques secondes, il  se retrouve en équilibre précaire sur une étroite corniche. Un faux mouvement et la chute peut être fatale. A peine a-t-il le temps de formuler une pensée que déjà il sent des petites mains le ramener avec vigueur en sécurité. Trois jeunes moines d’à peine 8 ans viennent de  former une chaîne et de lui  sauver la vie.

« Depuis ce moment sur la falaise, quelque chose a changé en moi » raconte-t-il.  Je lui demande : « Mais qu’est ce qui a changé ?  Il répond :  » Je ne saurais pas l’expliquer, mais instantanément, c’est comme si j’étais entré dans un autre monde. Avant cette expérience, je n’étais pas vraiment un idéaliste. Mais ces trois jeunes moines n’ont pas hésité à me sauver  et je me suis dit que ma vie devait à partir d’aujourd’hui être à la hauteur de leur geste. Ankur m’explique qu’avant cette expérience, il était  » égoïste, parfois malhonnête ». Il précise : « Je ne pensais qu’à l’argent, j’étais un arnaqueur, bref,  je n’étais pas très heureux ».


Une expérience qui l’a transformé !

Ankur a du mal a expliqué ce qui a changé fondamentalement en lui. Mais en frôlant la mort, il a comme redécouvert l’importance de la vie . Il raconte qu’aujourd’hui il mène son chemin  en faisant confiance à l’univers. Sa philosophie est simple :  » A quoi  bon vivre, si ce n’est pas pour donner, être heureux, généreux, gentil et compatissant ? Aujourd’hui, j’ose prendre des risques, m’embarquer dans des projets fous ! »

 » Je suis convaincu que la gentillesse peut changer le monde. Il suffit d’observer ce qui nous entoure avec le regard d’un enfant pour créer davantage de paix «  , me dit-il. Au quotidien Ankur a décidé de faire fructifier cette belle énergie en méditant et en appliquant au quotidien les principes de l’économie du don ( the gift economy en anglais).


Un mouvement alternatif : l’économie du don!

Après avoir été sauvé par les jeunes moines Ankur Aras décide qu’il va vivre sa vie le plus honnêtement possible. Cet état d’esprit a donc également changé son rapport à l’argent . Il découvre l’américain d’origine indienne Nipun Mehta qui a développé  le mouvement de l’économie du don.


Nipun Mehta  est né en 1975 , il a grandi en Inde dans l’ashram de Gandhi. A  l’âge de 12 ans  il quitte son pays  et émigre vers les Etats-Unis avec sa famille .   Il vit le reste de son adolescence en Californie et suit de brillantes études d’informatique à l’Université de Berkeley. Il commence à travailler dans la Sillicon Valley et débute une  carrière dans les nouvelles technologie. Insatisfait de la cupidité des entreprises dans les années 90, il choisit de donner de son temps dans un refuge pour sans abris. Il décide ensuite de mettre ses compétences d’informaticien au service des associations caritatives, il a réalisé des milliers de sites webs pour des organismes à but non lucratif. Il a ensuite lancé des projets comme « Dailygood« , une sorte de journal des bonnes nouvelles collaboratif, les cartes Smile et les restaurants associatifs les  « karmakitchen« . Il en existe trois aux Etats-Unis, notamment à Berkeley en Californie depuis  2007.  Le concept est simple. Pas de prix affichés dans ces restaurants, les repas sont faits par des bénévoles, et chaque « client »donne de l’argent pour le repas du prochain.

Voici ici en vidéo l’une de ses conférences données à Berkeley en Californie.

Et une autre vidéo où il parle de ses différents projets dont les « karmakitchen ».



L’économie du don : comment ça marche  ?

Revenons à Ankur. Comment applique-t-il l’économie du don?  » Dans ce système, explique t-il, c’est l’acheteur qui détermine le prix d’un service ou d’un bien. Quelque soit le prix proposé, le vendeur l’accepte avec gratitude ». Difficile pour quelqu’un habitué au système capitaliste européen d’imaginer une transaction où l’on ne fixe aucun prix. Mais comment fait-il pour vivre? S’ il accepte de vendre ses photos à des prix dérisoires, son système paraît incompatible avec un niveau de vie confortable. Il s’amuse de ma réaction  » Oui, j’accepte la transaction même si le prix est en dessous de la valeur de mon travail, parfois, des gens ne me payent pas . Mais je suis un homme riche! » sourit-il.  » En fait, c’est très rare que des gens ne me payent pas, la plupart du temps les acheteurs me donnent plus d’argent que ce que j’aurai pu imaginé.  »

Il explique que tout est basé sur la confiance. «  Il y a beaucoup de gens méfiants, et quand je dis que c’est à eux de fixer le prix, il sont surpris, ils se demandent où est le piège.  L’ultime révélation, c’est qu’il n’y a pas de piège« , sourit-il.  » Quelque soit la demande je donne le meilleur de moi-même, et j’accepte ce qu’on me donne avec gratitude » , précise -t-il. Et parfois des miracles se produisent.

Ankur raconte par exemple son séjour dans l’Himalaya:  » J’étais parti avec de l’argent en poche pour 7 jours, mais j’avais envie de rester là-bas un mois. Je suis parti quand même, guidé par le désir de passer du temps dans cet endroit magnifique. Sur place j’ai rencontré un jeune couple qui m’a demandé des photos. Ils m’ont donné suffisamment d’argent  pour financer le reste de mon voyage. C’était un cadeau inattendu ». « En fait j’ai l’impression que lorsque je ne demande rien, je reçois l’argent dont j’ai besoin au bon moment. Je n’ai pas eu de problèmes d’argent depuis que je pratique l’économie du don « , précise-t-il.

Pour Ankur  l’économie du don est un système alternatif d’avenir. Il croit profondément dans la force  des valeurs humaines comme  la gentillesse et l’honnêteté. Il a prévu de visiter la Finlande cet été. Il aime les pays froids. Coïncidence ou synchronicité ? La Finlande fait partie du top ten des pays où les habitants se sentent le plus  heureux dans le monde! Je me demande quelles rencontres il va encore faire. J’ai hâte aussi de voir ses photos!

Ankur pense sincèrement que la gentillesse peut changer le monde. Personnellement, je ne demande qu’à le croire.

Et vous, qu’en pensez -vous?