Je suis née dans un baobab !

 » La force du baobab est dans ses racines  » Proverbe africain

" Baobab prayer "

 » Baobab prayer  » by Sandra C.

Me voilà de retour du Sénégal. J’ai un peu hésité avant de choisir cette photo pour illustrer cet article. La peur de se dévoiler totalement peut-être. Et pourtant cette photo résume tout. L’Afrique m’a nourrie au-delà de mes espérances. J’ai le sentiment d’avoir été bercée par les bras de la Terre.

Quand on évoque ce continent  dans nos médias, ce sont  les guerres, la pauvreté extrême, la famine qui se déploient sur nos écrans de télévision. Ce n’est pas de cette Afrique -là dont je vais vous parler aujourd’hui. En me rendant au Sénégal, pour rejoindre des amis qui y vivent, j’ai vécu ma propre expérience et c’est de cette expérience- là dont je vais vous parler.

 J’avais juste envie de partager  ce que j’ai ressenti là-bas.

Quand j’ai décidé de partir au Sénégal, j’avais besoin de clarté, d’énergie, d’inspiration pour poursuivre ma route. Et ce pays a exaucé mes prières. J’y ai vécu des instants magiques. C’est pour ne pas les perdre que j’écris, c’est pour les ancrer en moi, que je tape sur ce clavier. Toute notre vie n’est qu’une succession d’instants uniques. Ils s’évaporent si les mots ne les retiennent pas. Alors je vais vous raconter cette histoire, pour ne pas oublier, pour ne pas m’oublier et pour continuer à faire vivre la magie de ces instants précieux.

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Les nourritures africaines

Il y a d’abord cette chaleur, enveloppante, réconfortante. Je viens d’arriver dans le Saloum, une région située à 4 heures de route au sud de Dakar. Je suis avec Coly, mon guide. Coly est un ami de mes amis français. Nous avons le même âge, et nous avons eu le temps d’apprendre à nous connaitre à Dakar. Il va m’accueillir chez lui à Samba Dia pour quelques jours. Me voilà donc aux portes de son village et je suis transportée par la beauté de la Nature qui m’entoure. Cette terre rouge qui explose au soleil, les baobabs majestueux qui peuplent l’horizon aride, m’offrent leur bienfaisante énergie dès les premières secondes de mon arrivée. Je marche au ralenti et pourtant tous mes sens sont en éveil. Il me semble que je n’avais jamais utilisé mes sens avant ce jour. Les habitants portent tous des tenues colorées. Le noir semble réservé à la nuit. Dans ce village, la vie coule comme une rivière arc-en -ciel.  Me voilà donc arrivée dans la maison où vivent la mère de Coly, ses soeurs et ses neveux et nièces. Je suis un peu intimidée, je rencontre ces gens pour la première fois, mais ils me reçoivent comme si j’avais toujours été là. Je suis accueillie avec chaleur mais ma présence ne perturbe pas le rythme de la vie quotidienne. Les enfants jouent tranquillement à l’ombre du manguier qui trône fièrement au centre de la cour. Des poussins téméraires s’approchent de mes pieds poussiéreux en sautillant. Je souris de leur impertinence. Des éclats de rires s’échappent des gorges généreuses des femmes. Elles sont toutes d’une beauté sauvage. Je suis fascinée par la spontanéité de leurs regards, la luminosité de leurs sourires. Leurs corps tout en courbes se déplacent dans l’air avec légèreté. Leurs présences discrètes rayonnent dans l’espace.

Je prends quelques secondes pour m’adapter à ce nouvel environnement. Tout est tellement simple. Tellement naturel. On ne se perd pas en formules de politesse. Cette simplicité me libère d’emblée. Je me sens bien. Je me sens tellement bien, qu’ à peine arrivée, me voilà allongée sur un matelas en mousse posé à même le sol. Mes résistances d’occidentale soucieuse de faire bonne impression ont sauté en quelques minutes. Mon corps n’a qu’une envie c’est de s’abandonner en toute confiance à ce berceau improvisé. Nous ne parlons pas. Les mots sont de trop quand ils n’ont rien à dire d’essentiel. Ici, le silence ne fait pas peur. Ici le silence, permet d’entendre la respiration de la Terre. Chacun respire à son rythme et laisse l’autre respirer à son rythme. Ces inconnus viennent de m’offrir un cadeau inestimable : ils me laissent être moi-même, sans me juger, sans m’évaluer, sans rien attendre de moi. Il n’y a rien à faire, rien à dire. Juste être là. Juste être soi. Suivre le souffle naturel des heures qui passent, en étant totalement présent à ce qui est là.

Me voilà donc allongée sur ce matelas de mousse. Je ne pense plus, je savoure. Je me sens tellement en confiance, que je me mets à somnoler. Je sens que mon esprit perçoit les bruits alentours mais mon corps est totalement anesthésié. Je suis incapable de bouger. Ma conscience ensommeillée reste cependant alerte aux mouvements de la vie qui  coule tout autour de moi. Il y a le rire des enfants, le gloussement des poules, le vent qui ébouriffe délicatement les branches du manguier. Une profonde détente s’installe dans chaque parcelle de mon corps. La chaleur de l’air m’enveloppe. J’ai la sensation d’être  blottie dans le ventre de la Terre, comme si je retrouvais la chaleur du ventre maternel. Je me sens bercée par le souffle soyeux du vent. En totale sécurité dans cet environnement pourtant totalement nouveau. Je n’ai jamais ressenti un tel bien-être aussi rapidement où que ce soit. La terre africaine est notre mère à tous. Nous sommes tous issus d’elle.Voilà les pensées qui me traversent au moment où mon esprit s’apprête à voyager en dehors de moi, dans le pays mystérieux des rêves.

 

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Coly et moi

Coly le Baye-Fall

Il y a des rencontres qui semblent avoir été préparées depuis la nuit des temps par des anges facétieux. Quand j’ai rencontré Coly,  j’ai senti que je retrouvais un frère. Notre connexion a été immédiate. Comme une évidence. Nous sommes de la même génération. Nous sommes nés à la fin des années 70. Nous ne sommes plus des adolescents et pourtant, nous partageons cette spontanéité joviale qui nous caractérise tous les deux. Je m’émerveille de toute chose courant ici et là. Il veille sur moi, protecteur.  » Ton amie me tuera s’il t’arrive quelque chose « , rigole-t-il. Alors il fait en sorte qu’il ne m’arrive rien. Il éloigne les serpents d’une prière, me présente à tout le monde, s’assure que je ne manque de rien. Coly n’est pas vraiment un homme comme les autres. Il occupe une fonction que je ne connaissais pas jusqu’à ce jour. Coly est un Baye-Fall. C’est un homme qui a choisi une voie spirituelle issue de l’islam à laquelle il est totalement dévoué. Son travail consiste à servir la communauté. Il offre sa présence et ses prières. On l’appelle pour bénir les nouveaux-nés, pour célébrer les mariages et accompagner les mourants. Un Baye -Fall est une sorte de gardien de l’humanité. Sa mission consiste à faire le bien autour de lui. Ses prières ne sont pas réservés aux musulmans. Coly prie pour tous les êtres humains indépendamment de leurs religions ou de leurs croyances.  » Nous sommes tous de la même famille et nous avançons ensemble sur le chemin de la vie« , me répète-t-il. Pour Coly, le centre spirituel de l’Homme se situe dans le coeur. La tolérance, la solidarité, le partage, l’amour sont les valeurs qu’il porte en lui et qu’il essaye chaque jour d’incarner au mieux. J’ai rarement rencontré une personne aussi lumineuse. Sa présence est rayonnante. Quand je suis à ses côtés, j’ai la sensation d’être au contact d’un arbre. Coly est toujours très calme. Il peut rester des heures sans dire un mot. Je ne perçois jamais aucun signe d’impatience sur son visage. Il prend là vie comme elle vient, sans chercher à la contrôler. Souvent, il semble absorbé dans son monde. Coly est à la fois dans le monde et hors du monde. Une partie de lui est toujours en train de prier à tout moment de la journée.

Nous avons passé de longs moments ensemble à parler de la vie et du sens de l’existence. Le décor se prête à ce genre de conversations. La nuit la lune mange le ciel et baigne le village d’une douce lumière argentée. Ici, les constructions respectent le cosmos. D’un seul coup d’oeil, vous voilà relié à l’univers tout entier. Je n’ai jamais embrassé autant d’étoiles d’un regard auparavant. L’air exhale une odeur enivrante. L’encens local, le tchou-rai brûle dans chaque maison et se mélange aux effluves sucrées des plantes. Le village tout entier se transforme ainsi en temple sacré. Des oiseaux conversent à grands cris dans la nuit. La lune ronde comme la Terre veille amoureusement sur le village. Coly me parle au coin du feu. Je l’interroge :  » Comment vivre dans ce monde si complexe ? ». Il me répond qu’il n’y a rien à faire d’autre que de rester soi-même.  » Le plus important c’est d’apprendre à se connaître, d’être authentique, de se respecter et de respecter les autres. Comment peux-tu aimer les autres, si tu ne t’aimes pas ? De toutes les créatures terrestres, c’est l’être humain que Dieu aime le plus. Notre mission c’est d’être bégué   » , me répond-il.

Bégué . Ce mot en wolof signifie bonheur. Pour Coly, le but de l’existence, c’est la recherche du bonheur. Et pour lui pas de bonheur sans paix, sans tolérance, sans respect de soi et des autres. Le bonheur n’est pas un idéal, c’est un chemin à incarner au quotidien, en suivant son coeur, en considérant chaque personne comme son égal. Je lui demande : « Et quand la vie nous secoue ? » Il me répond alors ceci : » Il faut garder confiance. Transformer le négatif en positif. Faire de son mieux. Il y a des événements qu’on ne peut pas contrôler. L’humilité, c’est accepter de lâcher-prise. Si quelque chose ne fonctionne pas comme tu veux, ce n’est pas une punition. Quelque chose de mieux t’attend ! « .

" Baobab night "

 

Le baobab

J’ai pris cette photo blottie au creux d’un baobab. Ces arbres fantastiques poussent très lentement. Les plus imposants d’entre eux sont de vieux papys de presque 1000 ans. Autant vous dire qu’on se sent tout petit à leur contact. Ils semblent contenir en eux une sagesse ancestrale. Me voilà donc adossée au tronc de ce baobab. Il m’encercle de sa douce et généreuse chaleur. Mes pieds plantés dans la terre, allongée dans ce qui ressemble à un lit douillet, je me sens soutenue par sa force bienveillante. Mon regard se perd dans la brousse. Je suis seule. C’est un moment rien que pour moi. Dans les bras réconfortants de ce baobab, soudain, une vague d’émotion m’envahit. Et je me mets à pleurer comme un nouveau-né, le corps traversé d’irrépressibles sanglots. Mes yeux mouillés plongent dans le crépuscule et j’ai la sensation d’être lavée, nettoyée, baignée, éclaircie par mes larmes. Je déroule le fil de ma vie à cet instant précis et je revois  tous les moments difficiles qui ont traversé mon existence, tous les deuils qu’il a fallu faire, tous les chagrins, les trahisons, les échecs et les humiliations qui comme des aiguilles ont lacéré mon coeur au fil des expériences. Nous  connaissons tous ces moments de chaos au creux de notre monde intime. Aucun être humain ne peut se vanter de n’avoir jamais souffert. Nous portons tous en nous des blessures. Cela fait partie de notre condition humaine.

Alors, repliée dans les bras de ce baobab, j’ai décidé en conscience, que je laisserai ici au pied de cet arbre, toutes mes peines, tous ces chagrins. Il était temps de laisser tout cela derrière moi. Il était temps de me libérer de toutes ces émotions du passé, de les rendre à la terre, pour qu’elle puisse recycler mes peines. Et alors, mes larmes ont changé de couleur. Elles sont devenues  brillantes comme des gouttes de rosée. Mon coeur a explosé comme un soleil. La gratitude s’est alors installée en moi. Je me suis dit alors :  » Toutes ces peines  m’ont conduite jusqu’à ce jour, au creux d’un baobab, au milieu de cette beauté majestueuse.  » Et là quelque chose en moi a dit : » Merci. Merci la vie de m’offrir tant de beauté à cette seconde précise« .

Qui sait où la vie nous conduit ? Une porte se ferme et une autre s’ouvre. Changer, c’est plonger les yeux bandés dans l’inconnu. C’est accepter de faire confiance. Le chemin de la transformation nous impose de laisser derrière nous tout ce qui nous alourdit, tout ce qui ne nous sert plus. Ne pas s’accrocher aux vieilles colères, aux chagrins du passé. En les laissant mourir, en les mettant en terre, nous nous autorisons à voir le monde dans l’instant présent avec des yeux neufs. Voir les choses telles qu’elles sont et non plus à travers le filtre d’émotions anciennes. Ne plus rejouer de vieux scénarios mais créer sa vie en accord avec le chant de son âme.

J’ai trouvé la sérénité au creux d’un baobab. En réalité, je suis née dans le ventre d’un baobab. Ici, en Afrique, je me suis reconnectée à la simplicité et à la beauté de la vie. La douceur et la gentillesse des personnes que j’ai rencontré m’ont démontré que le monde n’était pas que souffrance et lutte de pouvoir.  Je n’ai cessé à la fin de mon voyage de témoigner ma gratitude à mes amis africains, cela a fait sourire Coly.  Il m’a dit alors :  » Le Sénégal t’a donnée ce que tu cherchais, parce que tu étais ouverte et curieuse de découvrir notre pays. C’est toi que tu dois remercier.  » J’ai levé un sourcil, étonnée. Il est vrai qu’on ne se remercie jamais assez des cadeaux que nous acceptons de recevoir de la Vie.

Et maintenant que je termine ce récit. Je dois avouer que c’est la nostalgie qui s’infiltre en moi. Tous les instants magiques de notre existence passent en un battement de coeur. Ce sont ces instants qui donnent pourtant du sens à nos souffrances.

Alors comment poursuivre la route à présent ? En puisant dans la beauté, l’harmonie, la créativité, la confiance, la lumière, la liberté, la joie, la simplicité. Ce sont mes racines. Ce sont nos racines. Les racines de notre humanité. C’est ce qui nous nourrit en profondeur. Alors nous serons tous des baobabs. Alors nous serons enfin nous-mêmes.

©larevolutioninterieure.com

 

 

 

 

 

 

 

 

57 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Boussard
    Avr 28, 2014 @ 08:24:46

    Merci, merci d’avoir écrit et partagé ce magnifique texte, il me touche au cœur, et m’émeut profondément. Bravo d’avoir si bien exprimé votre aventure et votre sensibilité qui vibrent en moi comme un chant universel.

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  2. zenblogueur
    Avr 28, 2014 @ 08:47:02

    Bonjour Sandra . Très heureux de te lire à nouveau . Quel beau témoignage et partage . Loin des images peu souvent positives sur l’Afrique comme tu le dis.

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    • Sandra C.
      Avr 28, 2014 @ 08:49:05

      merci de l’avoir apprécié. ! heureuse également de te lire. L’afrique mérite d’etre regardée autrement. Il y a la bas des richesses naturelles et humaines inestimables.

      Répondre

  3. marie
    Avr 28, 2014 @ 08:57:23

    Que tous les cœurs à travers la planète sentent les racines de l’humanité en notre Terre-Mère et entendent son appel…. C’est urgent… C’est maintenant….
    Merci belle Sandra, tes mots portent une vibration, une sonorité, et moi, j’entends le chant du baobab qui appelle ses enfants à chanter avec lui…❤

    Répondre

  4. Olivier Martin
    Avr 28, 2014 @ 09:05:33

    Merci, rien à dire, c’est splendide. Et c’est aussi une grande joie de voir que de plus en plus de personnes, sur tous les continents, marchent dans la même direction, la direction qu’indique leur coeur. Encore une fois merci :)))
    Soyons bégué, quoi de plus important ?

    Répondre

  5. LeCarnetdeDameCatherine
    Avr 28, 2014 @ 09:12:59

    Ton expérience au coeur du Baobab est très belle…merci de l’avoir partagée. Je comprends ce que tu as pu ressentir, et si bien décrit.

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  6. Florence D
    Avr 28, 2014 @ 09:52:08

    Ce texte est très inspirant.. mercci Sandra. Il me transporte là bas et me donne envie d’y aller faire une pause.

    Répondre

  7. pandoratears
    Avr 28, 2014 @ 10:31:30

    Quelle merveilleuse expérience, la sagesse du baobab vous a délivré, magique, l’Afrique est magique ! je l’adore
    Et votre article est très beau, comme elle, merci

    Répondre

  8. liane57
    Avr 28, 2014 @ 11:35:39

    Ma chère Sandra, tu es un peu notre alchimiste. Tu suis ta légende personnelle en nous faisant partager ces petits bouts d’intimité. C’est caractéristique de ton âme curieuse et généreuse. Je te souhaite un nouveau départ après cette renaissance africaine. Bisous !

    Répondre

  9. gaïa
    Avr 28, 2014 @ 12:10:09

    Comment trouver les mots justes après un tel témoignage. Sandra, c’est magnifique ! Merci d’avoir partagé cette belle émotion avec nous et heureuse après ce voyage initiatique. Comme le petit prince, toi aussi tu as voyagé et tu reviens ici prendre soin de ta rose aux épines.
    Je te souhaite de conserver ton authenticité et cette beauté d’âme à jamais.

    Répondre

  10. 1cruzdelsur
    Avr 28, 2014 @ 12:42:20

    What a great story of your trip. Leave the daily routine and cross the line comfort finding the simple things in life and mother earth, we find it magical.
    « If when crossing a mountain in the direction of a star, the traveler is allowed to absorb too much about the problems of climbing, you risk forgetting which is the guiding star. »
    Expury
    An adventurer who travel for my Patagonia and lived the magic of this place.
    Carlos

    Répondre

  11. Sandra C.
    Avr 28, 2014 @ 13:31:35

    i hope one day i will have the chance to connect with patagonia ! your quote is beautiful. Thank you carlos for stopping by

    Répondre

  12. Cindy
    Avr 28, 2014 @ 14:29:08

    Sandra, de nouveau touchée en plein cœur, plutôt réservée de nature, je n’ai l’habitude de laisser facilement des commentaires mais j’ai lu ces quelques lignes avec beaucoup d’émotions, que je ne pouvais pas garder pour moi! J’ai maintenant un petit baobab qui pousse dans mon cœur, un grand merci pour ce partage.
    Bonne continuation en tant que jardinière de l’âme, tes articles sont à chaque fois des petites graines qui poussent et m’accompagnent sur mon chemin. Au plaisir de te lire.

    Répondre

  13. Sandra C.
    Avr 28, 2014 @ 14:50:28

    c’est ce genre de commentaire qui me porte à continuer à exprimer ce que je ressens et ce que je vis. il faut bien des mots pour retranscrire ce qui se passe en dedans. et quand ces mots voyagent jusqu’a un autre coeur . le mien se sent en paix. Merci cindy et n’hésitez jamais à partager vos émotions

    Répondre

  14. Karine
    Avr 28, 2014 @ 19:10:39

    Merci pour ce partage intime avec vos fidèles lecteurs, Sandra. Vous avez bien fait de publier cette photo, c’est si agréable de pouvoir mettre un visage sur vos mots!🙂 Votre récit est, comme d’habitude, captivant, émouvant, sincère, profondément humain, humble, et mille autres belles choses qui traduiraient mal la proximité que je ressens en vous lisant. Vous êtes un rayon de soleil sur le net, ne changez surtout rien! Très belle journée à vous.

    Répondre

    • Sandra C.
      Avr 28, 2014 @ 20:33:57

      merci karine et je sais que vous etes une fidèle. C’est agréable de vous lire, de recevoir des encouragements, cela fait chaud au coeur de se sentir connecté au delà du monde virtuel. belle journée à vous aussi

      Répondre

  15. geneviève
    Avr 28, 2014 @ 19:20:15

    Bonjour Sandra,
    Merci pour ce beau et touchant partage. Nous ne nous sommes pas encore rencontrées (pour le clown dans le métro), et je partage des choses similaires. Moi, c’est la légèreté et l’humour que je viens de rencontrer! A chacun sa route, parfois elles se croisent, d’autres fois s’éloignent. Plus je rejoins mes vraies souffrances originelles, et plus je contacte la joie, l’amour de la vie. Qu’il en soit ainsi pour chacun.
    geneviève (zoemoimaime.blogspot.com)

    Répondre

  16. cecilecamatte
    Avr 28, 2014 @ 19:50:30

    Comme c’est bon de lire ce partage d’émotions, de rencontres fortes, de ce voyage spirituel. Merci.

    Répondre

  17. L'ouverture du coeur by Saphir Me
    Avr 28, 2014 @ 20:26:52

    ❤❤❤😉 Bisous Sandra

    Répondre

  18. Sandra C.
    Avr 28, 2014 @ 20:37:44

    bisous ma chère emmanuelle

    Répondre

  19. rletellec
    Avr 28, 2014 @ 21:43:23

    Changeons de latitude pour changer d’altitude… changeons d’attitude pour changer de latitude… (cercle vertueux, je me comprends). Merci Sandra.

    Répondre

  20. berger elisabeth
    Avr 29, 2014 @ 00:37:10

    Tu as bien fait de partager cette photo, il s’en dégage une telle paix, sérénité et reliance. Ravie pour ton voyage si nourrissant, et merci de le partager avec nous.
    Soyons tous des baobabs

    Répondre

  21. Bernard Bel
    Avr 29, 2014 @ 06:45:38

    Merci pour ce partage qui fait écho à bien des sensations et prises de conscience !

    Répondre

  22. helenesabatier
    Avr 29, 2014 @ 08:08:16

    Quelle belle expérience de baptême d’arbre et renaissance ! Marrant car ce matin j’ai lu ton article et mon profil « enpf » du MBTI et je crois entrevoir des conclusions vitales pour mon futur bonheur professionnel !

    Envoyé de mon iPhone

    >

    Répondre

  23. Lunesoleil
    Avr 29, 2014 @ 10:06:12

    Waouh sandra, merci pour ce délicieux témoignage sur les terres d’Afrique, jai beaucoup aimé et plus que ça j’ai trouvé des reponses que j’avais besoin de lire.
    Merci du fond du coeur❤❤

    Répondre

  24. Lunesoleil
    Avr 29, 2014 @ 10:36:41

    Cadeau pour toi , il y a pas de hasard tout est relié, cette video je l’avais rajouté dans mon dernier article❤

    Répondre

  25. flipperine
    Avr 29, 2014 @ 12:14:12

    il ne reste plus qu’à continuer de vivre ce que tu as vécu au Sénégal qui t’a ressourcée

    Répondre

  26. catelinrenart
    Avr 29, 2014 @ 15:26:18

    Bonjour Sandra.
    En 2002, je suis parti trois semaines en Mauritanie. Arrivée à Nouahchott, puis la route/piste d’Atâr et pour finir la montagne à dos de méhari. Ressentis identiques aux vôtres… Comment ne pas ressentir la sérénité de ces gens, ne pas l’absorber, se la faire sienne ? Très beau reportage que vous mettez en ligne. Merci pour cela et… pour le souvenir. Bien cordialement. Catelin Renarth.

    Répondre

  27. ladyelle134
    Avr 29, 2014 @ 19:32:40

    Merci pour cette belle photo si parlante et pour avoir partagé avec nous cette expérience si forte et si douce à la fois. Il est parfois des voyages bénis qui se transforment en voyages intérieurs…

    Répondre

  28. Malouk
    Avr 30, 2014 @ 00:30:35

    Hey, ma Sandra, que ça fait plaisir de te voir connecté avec cette terre africaine et de puiser dans ses racines d’autres sources d’enchantement. Je me suis plongé avec délectation dans ces méandres du saloum, en ta compagnie… Hate de te voir, ++

    Répondre

  29. herosdemavie
    Avr 30, 2014 @ 14:47:01

    J’ai partagé cette aventure avec toi: ah le pouvoir des mots!

    Répondre

  30. elise9
    Mai 01, 2014 @ 19:56:38

    Bonsoir Sandra, je n’ai pas résisté à partager ce texte magnifique avec mon fils et mon mari, dans notre jardin, en ce joli premier jour du mois de mai, en leur faisant la lecture à voix haute de ce texte si vivant, nourrissant et réchauffant, à l’image de la Terre que tu as goûtée. Ils ont adoré (et mon fils de 4 ans me demandait d’arrêter de lire quand il partait chercher ses petites voitures, pour ne pas manquer un seul de tes mots !)
    Il fait écho à ce que nous ressentons et vient nourrir notre cœur.
    Et la photo est magnifique, tu es belle !
    Bisous, au plaisir de te lire, encore et encore !
    Elise

    Répondre

  31. Stéphane Cassin Photographie
    Mai 07, 2014 @ 00:29:00

    Hello Sandra, si l’afrique, le Sénégal en particulier, t’a touché au plus profond de toi c’est à cause de la simplicité du peuple africain, leur générosité! Alors non ce n’est pas une réflexion archétype car j’ai eu l’expérience de vivre 4 années en Côte d’Ivoire entre 1976-80, j’étais gamin avec mes parents! Mes souvenirs sont intacts! J’ai mangé les mangues, les papayes, la viande découpée sur place et emballé dans du papier journal! J’ai senti aussi le bien fait du baobab et toi tu as lâché les vannes, tu as lâcher prise! Oui l’afrique c’est ça! Très content de lire ton billet, très riche et j’y suis tombé par hasard! J’ai d’autres articles de toi à lire donc à bientôt Sandra🙂

    Répondre

    • Sandra C.
      Mai 07, 2014 @ 06:29:04

      le hasard fait souvent bien les choses ! merci stéphane pour ce commentaire:) heureuse de savoir que toi aussi tu as le souvenir d’une afrique nourrissante ! à très bient^^ot ici alors excellente journée à toi

      Répondre

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