L’éducation positive pour lutter contre le mal-être à l’école !

«  Quand je suis allé à l’école, ils m’ont demandé, ce que je voulais être quand je serai grand. J’ai répondu  » Heureux « . Ils m’ont dit que je n’avais pas compris la question. J’ai répondu qu’ils n’avaient pas compris la vie« John Lennon

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Je suis maman d’une petite fille de 6 ans, et comme tous les parents, je découvre et j’observe parfois avec stupeur le fonctionnement de certains enseignants. Ce que je constate à partir de mon expérience personnelle, c’est que ma fille a davantage peur d’échouer, qu’envie d’apprendre.  Elle a très peur de se tromper et de perdre ses « bons points » et pendant un temps elle se rendait à l’école avec cette peur coincée dans le ventre. Dès le premier trimestre, l’enseignante nous a alerté pour signaler ses difficultés en lecture. Ma fille n’avançait pas aussi vite que les autres. Durant cette conversation, l’enseignante m’a listé tous les points faibles de ma fille. Quand je lui ai demandé quels étaient ses points forts, elle a été déstabilisée. Elle avait l’habitude de pointer les lacunes, pas de valoriser les réussites  jugées « normales ». Cette expérience m’a conduite à m’interroger sur notre système éducatif.

A l’heure où la principale réforme proposée par le gouvernement français en matière d’éducation concerne les rythmes scolaires, je crois que le vrai débat est ailleurs.

Ilona Boniwell, experte en éducation positive !

Ilona Boniwell, experte en éducation positive !

C’est en faisant la connaissance de la chercheuse en psychologie, Ilona Boniwell, spécialiste de l’éducation positive, que j’ai compris à quel point la France était en retard en ce qui concerne le bien-être des élèves. Cette brillante universitaire enseigne à l’Université de East London et à l’Ecole Centrale à Paris. Elle a créé un programme au Royaume-Uni destiné à prévenir la dépression chez les élèves.  Elle vit cependant en France, ses enfants fréquentent des écoles françaises et son regard comparé sur nos deux  pays est très intéressant. Ilona Boniwell sera l’une des invitées du congrès francophone de psychologie positive qui se tiendra à Metz le 21 et 22 novembre 2013.

Rencontre avec une pionnière de l’éducation positive !

-Bonjour Ilona ! Qu’est-ce que l’éducation positive ?

– L’éducation positive propose d’améliorer l’état de bien-être des élèves. Elle vise à développer les compétences de bien-être,  d’épanouissement et le fonctionnement optimal des enfants, des adolescents et des étudiants. Elle répond à un besoin croissant des sociétés occidentales, confrontées à une augmentation sans précédent des symptômes de dépression chez les enfants et les adolescents. Environ 2% des enfants âgés de 11-15 et 11% des jeunes âgés de 16-24 ans au Royaume-Uni souffrent d’un trouble dépressif majeur. Aux États-Unis, environ un adolescent sur cinq a un épisode dépressif avant la fin de l’école secondaire.  Ce qu’on constate c’est que le bien-être des élèves ne dépend pas de la richesse d’un pays.  L’édition 2007 du rapport de l’UNICEF, qui présente une vue d’ensemble du bien-être des enfants dans les pays riches, montre que la France, les  États-Unis et le Royaume-Uni sont de très mauvais élèves dans ce domaine. La France est le premier pays consommateur en Europe d’anti-déprésseurs ! Ce n’est pas anodin ! Le Royaume-Uni a réagi et il y a aujourd’hui une véritable volonté politique de lutter contre la dépression des jeunes. Des programmes ont été lancés pour améliorer le bien-être des élèves d’ici à 2020.

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-Vous avez créé il y a 4 ans à Londres un programme très intéressant dont l’objectif est justement de prévenir les troubles dépressifs et anxieux des enfants. Comment fonctionne-t-il ?

– Ce programme a été mis en place aujourd’hui dans 8 écoles, principalement dans des quartiers défavorisés de Londres. 2000 élèves âgés de 11 à 13 ans, en bénéficient actuellement. L’objectif de ce programme est d’aider les jeunes à prendre conscience de leurs pensées négatives. Ils apprennent à comprendre le lien entre les pensées et les émotions. Ils apprennent également à comprendre leurs schémas de pensées et à transformer leurs ressentis négatifs en leur donnant un nouveau sens. Nous travaillons à partir de leurs expériences et à partir de situations concrètes. Par exemple : un enfant s’approche d’un groupe d’enfants et ils se mettent à rire. Dans un premier temps l’enfant peut imaginer qu’ils ne moquent de lui, ce qui va engendrer un sentiment négatif et atteindre son estime de lui-même. A force de s’accumuler cette négativité, va impacter sa confiance et ses résultats scolaires. Nous proposons donc de revenir sur ces situations quotidiennes avec les enfants. Notre objectif est de les aider à prendre conscience de leur façon de penser et d’interpréter les évènements. Parallèlement, ils développent leurs capacités à s’affirmer et à résoudre des problèmes. Nous les aidons  à construire leur «résilience»  en identifiant leurs forces, leurs réseaux de soutien social et  leurs sources d’émotions positives.  L’analyse statistique des données montre que cela fonctionne. Ce programme est organisé en 12 ateliers, il ne demande que 3 jours de formation aux enseignants.

-Vous connaissez bien les systèmes éducatifs français et britanniques. Quels sont les différences et les points positifs dans chaque pays ?

– Au Royaume-Uni tout n’est pas rose, il y a des problèmes de discipline, les enfants n’ont pas de devoirs, on ne leur demande pas de travailler à la maison, contrairement à ce qui se pratique en France. Mais au Royaume-Uni , le système éducatif est beaucoup plus ouvert à des programmes qui permettent de renforcer la confiance en soi des enfants. En France, c’est plus compliqué, tant l’accent est mis sur les connaissances à acquérir. On ne se préoccupe pas du bien-être psychologique des élèves. Pourtant il est essentiel à un bon apprentissage. Il a été scientifiquement prouvé que la peur inhibe la faculté d’apprendre. Un enfant qui a peur n’est pas en mesure de retenir des connaissances d’une manière efficace.

-En tant que parents que pouvons-nous faire pour aider nos enfants, en particulier en France ?

– En France, j’observe que certains enseignants envoient de nombreux messages culpabilisants. Il y a beaucoup de jugement dans leur façon de communiquer.  C’est donc aux parents de continuer à  encourager leurs enfants, en valorisant leurs réussites. Il faut leur enseigner la flexibilité de penser, afin qu’ils apprennent à dissocier le jugement d’un enseignant à leur égard, et qui ils sont. Toutes les recherches menées prouvent que l’ anti-dépresseur le plus efficace, c’est la confiance et les encouragements que l’on reçoit des autres. On peut également gagner davantage de confiance en soi grâce à des activités extra-scolaires. L’important c’est que l’enfant soit valorisé lorsqu’il réussit quelque chose. Bien qu’il soit difficile de définir ce qui fait une bonne école, les chercheurs reconnaissent qu’il s’agit d’un type d’école qui encourage les élèves à s’engager avec enthousiasme dans l’apprentissage. Alors bien sûr, cette vision des choses a encore du mal à s’imposer en France, mais je croise régulièrement de jeunes enseignants qui sont intéressés par la psychologie positive. Plus ils seront nombreux à s’y intéresser, plus ils adapteront leur pratique. Je ne désespère pas de voir un jour des programmes basés sur la psychologie positive se développer dans les écoles françaises. Pour l’instant seules des écoles privées se sont montrées intéressées par mon programme. Mais il ne faut pas désespérer, le système éducatif français finira bien par changer !

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©larevolutioninterieure.com

Liens utiles :

Un livre pratique et très intéressant sur le sujet à offrir à tous les enseignants !

Et vous qu’en pensez-vous ? Quelles sont vos réflexions et vos expériences avec vos enfants ??? La discussion est ouverte !

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Deux histoires de renaissance !

Cet été, ma route a croisé deux femmes âgées toutes deux de 45 ans passés.  Deux femmes bléssées qui ont tout donné et tout perdu au nom de l’amour.  Jusqu’à leur âme. Le coeur en miettes, elles ont toutes deux, chacune à leur manière sombrés dans cet espace où le désespoir semble étouffer à jamais toute parcelle de confiance en la vie. Et pourtant. Ces femmes poussées par une incroyable force plus grande qu’elles -mêmes, plus grande que leur malheur ont malgré tout trouvé en elles d’incroyables ressources pour renaître de leurs cendres. Je vous offre ici leurs histoires respectives. Deux histoires comme des lanternes incandescentes lancées dans l’obscurité de la nuit.

Artiste : Nicole Fernandez

 

 » Ne sous-estime pas l’endurance de la vieille femme sage. Même déchirée et maltraitée, elle possède un autre soi sous celui qui est assiégé, un soi primaire, rayonnant, incorruptible, un soi lumineux à jamais entier. »

Clarissa Pinkola Estès « La danse des grands-mères »

La renaissance de Sabine!

Elle a le rire facile. Sabine est une petite femme blonde, au teint hâlé, et au corps longiligne. Je l’ai rencontré sur la plage. C’est l’ amie d’une amie. Dès le premier contact elle est chaleureuse. Converser avec elle est un bonheur. Chaque mot dans sa bouche se ponctue toujours par un éclat de rire. Elle est présente, vivante, joyeuse.  » Maintenant ma vie c’est l’instant présent », déclame-t-elle, les yeux pétillants. Je me rapproche, attirée comme un aimant par cette femme solaire. Je me fais une place à côté de sa serviette, car mon coeur a bien envie d’en savoir plus. Et Sabine me raconte. Elle m’offre son histoire, que je reçois comme un cadeau, car la jeune femme que je suis est impatiente de découvrir  la vieille femme sage que je devine en elle. Une femme sage et lumineuse, qui a pourtant traversé les ténèbres avant de retrouver la lumière.

 » Je suis restée 16 ans avec un homme. 16 ans de bonheur. Il était musicien, saxophoniste, j’étais sa choriste. On travaillait ensemble, on vivait ensemble. Le milieu des artistes tu sais :  la fête, les concerts, les tournées. On a pas eu d’enfants. J’aimais notre vie. Après 16 ans de vie commune , il m’a demandé en mariage. J’avais rien demandé. J’étais heureuse. On a fait un beau mariage. Un grand mariage. J’étais sur un nuage. « , murmure-t-elle. Une semaine après, il est parti, comme ça, sans explications, sans donner de nouvelles. Il est sorti et puis je l’ai pas revu. Au début je me suis pas inquiétée. Les artistes tu sais, c’est spécial. Ils sont lunatiques, imprévisibles. Intérieurement j’étais angoissée. Je comprenais rien.  »

Elle poursuit, le regard plus sombre: » Une semaine passe. Toujours pas de nouvelles. Je me rends au marché. L’une des vendeuses sur la place m’interpelle. Ton mari, je l’ai croisé hier, avec une brunette me lance-t-elle avec un grand sourire. Tout le village était au courant, sauf moi. L’humiliation. Et toujours pas d’explications. La veille de son départ, on venait de faire l’amour. Il m’a demandé en mariage, alors pourquoi ? Pourquoi est-il parti avec une autre. J’ai jamais compris. Il ne m’a jamais donné d’explications. Je l’ai revu au divorce. Je l’ai supplié de m’expliquer. Le plus terrible c’est quand il m’a dit qu’il  n’avait rien à me reprocher. »

Le divorce laisse Sabine à genoux. Du jour au lendemain, elle perd son amour, sa maison, son travail. Le jeunette l’a remplacé dans le groupe  de musique de son ex-mari.  » Je suis partie avec un sac de fringues, sans rien « , explique-t-elle.

Et le gouffre du désespoir l’avale au fil des mois. Elle perd le goût de manger, devient anorexique.  » J’ai fini à l’hôpital, je pesais 34 kg« .  Je sursaute, je la questionne mais comment as-tu fait Sabine  pour te sortir de ça ? « J’ai touché le fond. Je pouvais pas aller plus bas, alors j’ai enfin pu remonté, je crois que c’est ça » . Elle sourit.

Mais son histoire ne s’arrête pas là. Sabine sort de l’hôpital, elle revient à la vie doucement, sur la pointe des pieds. Mais son estime de soi est en miettes. La trahison est une blessure qui  fait des ravages jusque dans les tréfonds de l’âme . Mais la vie la pousse à avancer tant bien que mal. Elle retrouve alors un nouveau compagnon. La relation est destructrice.  » C’était un pervers narcissique, et pourtant je suis restée, persuadée que mon amour allait le changer. » L’histoire va durer 5 ans.

Pendant ces années de brouillard, son corps lâche. L’anorexie a laissé des traces. Une banale chute, et la voilà avec un poumon perforé. Elle fait un arrêt cardiaque aux urgences.  » Je suis morte 14 secondes avant qu’on me réanime. Je me suis vu partir, j’avais plus d’air, comme quelqu’un qui se noie. J’au vu ma vie défiler. J’ai vu mon père décédé. Il m’a dit non pas encore. C’était pas le moment pour moi  de mourir« , m’explique-t-elle.

Lorsqu’elle revient de cet entre -deux mondes, elle est comme baignée dans une énergie nouvelle.

« Aujourd’hui, je vis l’instant présent, il y a toujours eu un fond de joie en moi, d’optimisme. Cette expérience m’a juste rappelée que rien dans la vie n’est acquis. Alors mieux vaut  voir les choses positives, cultiver l’amitié, passer des bons moments tant que c’est possible. »

Sabine ne croit pas en Dieu, mais elle a la foi. Elle imagine qu’il y a une force quelque part qui nous dépasse. Son coeur reste malgré tout  fragile. Faire confiance à un homme ?  » J’aimerais mais ça risque d’être difficile. Je donne tout, je suis entière. Et j’ai peur encore d’être bléssée « , conclut-elle.

 » Intuitivement, dans sa psyché, une femme comprend qu’être en bonne santé c’est avoir une santé florissante. Lorsqu’elle est bléssée, il y a dans son esprit et dans son âme, un filament vibrant et vivifiant qui envers et contre tout, pousse en direction de la vie nouvelle »

Clarissa Pinkola Estes, conteuse et psychotérapeute 

L’éveil de Fabienne

Quelques mois après cette rencontre, je découvre Fabienne. Elle a à peu près le même âge que Sabine. Elle est infirmière. Elle soigne les malades et les coeurs. C’est une femme très spirituelle, elle s’intéresse à tout ce qui fait grandir l’âme. Un centre d’intérêt commun qui nous pousse à avoir un échange plus profond. Elle m’explique que son cheminement intérieur est récent, mais que la spiritualité l’accompagne depuis toujours. Jusqu’a 7 ans, c’est une petite fille sensible, qui ne comprend pas comment Dieu peut être amour et créer la guerre.  A 20 ans, le décès de son frère l’interroge sur la vie après la mort. Elle est curieuse, son esprit est ouvert aux mystères. Elle se relie encore un peu plus avec cette conscience impalpable qui nous invite à regarder de l’autre côté du miroir.

Mais son vrai chemin spirituel commence au moment où elle vit  une crise très profonde. » J’ai fait une dépression, et en même temps j’ai tout perdu , mon compagnon m’a quitté, en emmenant toutes mes économies et en plus en me laissant des dettes. » Une descente au enfers dont elle s’est pourtant relevée.  » J’ai alors du me tourner vers l’intérieur pour vivre« , explique-t-elle. Elle poursuit :  » J’étais à la limite du suicide et puis la lumière intérieure était là. J’ai trouvé la force en focalisant sur le positif. Je t’assure qu’on en trouve. Tu sais maintenant je suis plus heureuse en ayant beaucoup moins. Je n’ai plus peur de perdre quelque chose. Je me réjouis de peu comme de beaucoup, ce sont des petites victoires de chaque jour ».

Je lui demande ce qui l’a empêché de passer à l’acte, et de mettre fin à ses jours. Elle répond :  » Je me disais que c’était trop facile et qu’il faudrait que je recommence dans une autre vie donc pas question j’étais horrifiée d’avance et donc j’ai retroussé mes manches « .

Fabienne est heureuse de partager son expérience, elle en parle facilement autour d’elle. « Souvent les gens me disent oui mais toi t’es courageuse et là j’éclate de rire. Moi courageuse ? Pas du tout j’ai surtout pas eu le choix« , poursuit-elle.   » Je n’en retire aucunement de lauriers car je ne suis pas fière de toute mes responsabilités. J’ai refusé de voir pendant deux ans les manigances de mon compagnon. Tout le monde le voyait et pas moi. Il y avait pourtant des signes. » Fabienne explique qu’elle s’est oubliée : « Je n’ai pas voulu voir parce que je ne connaissais pas encore le côté … la souffrance des autres n’est pas la tienne et j’étais trop dans l’empathie. Je me niais toujours pour les autres.  Encore un héritage inconscient de la pensée judéo-chrétienne. »

Ce parcours chaotique a malgré tout fait grandir cette femme hypersensible : » Chaque jour est un apprentissage. Aujourd’hui je vis essentiellement dans le moment présent. Je ne vis plus dans le passé et je n’ose pas me projeter encore dans le futur. Je suis aussi plus consciente de ce que je vis. Je vis intensément chaque minute. Cela veut dire que lorsque je suis avec mes neveux par exemple, je joue. Quand je  suis devant l’ordinateur je lis, je réfléchis et quand  je fais le ménage dans ma maison, je fais le ménage en moi ».

La renaissance intérieure de Fabienne sonne comme une seconde chance. » Je deviens de plus en plus moi, mais n’y suis pas encore. Celle d’avant est devenue presque une inconnue ».

Fabienne tout comme Sabine sont les preuves vivantes que la transformation intérieure est possible. Les épreuves de la vie nous poussent  à changer. Mais c’est finalement toujours un choix qui enclenche cette mutation. Un choix guidé par l’énergie même de la vie, cette source mystérieuse et puissante qui prend naissance dans les profondeurs de la psyché féminine.

Leurs témoignages sont comme des phares dans la tempête de nos incertitudes et de nos peurs. Elles  nous apprennent également une chose qui me paraît essentielle : l’énergie vitale dont nous sommes tous constitués est toujours plus forte que  la peur et que le désespoir ! Faut-il attendre d’être aux portes de la souffrance pour découvrir cette énergie au fond de nous-mêmes ?

Demain vous aussi vous pouvez renaître à vous-même si vous le choisissez. La douleur n’est pas un passage obligé de la (re) naissance, si vous pouvez consciemment comprendre le voyage intérieur de ces femmes et leurs lumineux messages.

« Le chaos est rempli d’espoir parce qu’il annonce une renaissance. »  Coline Serreau, réalisatrice française

Pézénas, Hérault, France

Liens pour aller plus loin :

Un livre : La femme au miroir d’Eric-Emmanuel Schmitt Une belle histoire de portraits croisés de femmes

Le travail de Clarissa Pinkola Estés

Les oeuvres et le site de l’artiste Nicole Fernandez

Photos : Sandra C.