La vie est belle au coin de ma rue !

« La plus belle vie est celle qui exprime ce que la vie a de beau ». Christian Bobin

Le retour du printemps !

Le retour du printemps !

Il y a quelques semaines je suis tombée sur une étude qui indiquait que 80 pour cent des conversations banales tournaient autour de propos négatifs. En France, peut-être plus qu’ailleurs, nous avons pris l’habitude de relever ce qui ne va pas en oubliant bien souvent de mettre l’accent sur ce qui va bien. Quand il pleut, on se plaint, quand il fait beau, il fait vite trop chaud. Les mots que nous prononçons au quotidien ne sont pourtant pas anodins, ils nous enferment inconsciemment dans une certaine forme d’énergie. Quand nous disons de quelque chose que nous aimons : » C’est pas mal  » , cela ne produit pas le même effet que si nous disions tout simplement : » C’est bien ! ». C’est exactement ce que nous explique Philippe Bloch, entrepreneur et conférencier dans son livre  : «  Ne me dites plus jamais bon courage ! ».

Le bonheur s’entretient aussi avec les mots. Encore faut-il avoir l’occasion de se connecter en pensées et en paroles à ce qui est beau, bien et bon dans nos vies. Du coup, j’ai eu envie de créer cet espace d’énergie positive en allant interroger les commerçants que je croise au quotidien, près de chez moi, dans le 17ème arrondissement de Paris.

Je leur ai donc posé cette question toute simple  : qu’est-ce qui rend votre vie belle ?

Au début, certains m’ont regardée avec des yeux étonnés. On ne leur avait jamais posé la question avant. Très chaleureusement, ils ont pourtant accepté de jouer le jeu. J’ai fait ainsi de très belles rencontres, que je partage avec vous aujourd’hui.

Camille, la boulangère

Camille, la boulangère de la boulangerie Basso

Camille était  ingénieure dans l’agro-alimentaire. Il y a deux ans, elle a changé de vie en ouvrant avec une amie sa propre boulangerie. Lassée de vendre des poudres chimiques, elle a ressenti le besoin de se tourner vers une activité plus vraie, plus authentique. Qu’est -ce qui fait aujourd’hui que la vie est belle pour elle ? Voici ce qu’elle me confie :

 » Ce qui fait mon bonheur aujourd’hui c’est la satisfaction de créer de mes propres mains quelque chose de sain, de bon. Du coup, je suis toujours motivée pour aller travailler, parce que je fais quelque chose que j’aime et que j’ai choisi. J’aime faire plaisir aux gens et c’est important pour moi de garder le sourire, de toujours voir le bon côté des choses. J’ai remarqué justement, les jours où ça ne va pas que le fait de sourire permet justement d’oublier les problèmes. Mon moral remonte aussitôt. Un sourire partagé, c’est tout simple, mais pour moi c’est ce qui rend la vie belle au quotidien « .

Marguerite, du Pressing de la rose blanche

Marguerite, du Pressing de la rose blanche

Marguerite lave, repasse et plie des vêtements du matin au soir. Elle gère le pressing de la Rose blanche avec son mari depuis près de 20 ans. Quand je lui parle de l’idée de cet article, elle pense immédiatement au film de Roberto Benigni. Elle s’arrête un instant pensive et explique  que ce film l’a touchée car il met en avant la beauté de l’existence dans un moment pourtant terriblement tragique. Elle poursuit sa réflexion en partageant ceci :

 » Le fait de savoir que mes enfants sont en bonne santé suffit à faire mon bonheur. Pour moi, la famille c’est très important. J’ai la chance d’avoir toujours mes parents et mes grands -parents. C’est important pour moi de me sentir entourée et soutenue. J’ai eu cinq enfants avec le même homme. Nous sommes mariés depuis 25 ans et je sais que de nos jours, cela relève du miracle. Vous savez je suis originaire du Laos. Dans ce pays, on manque de tout. J’ai conscience de la chance que mes enfants ont de pouvoir bénéficier d’une bonne éducation ici à Paris. J’ai un toit sur la tête, je fais un métier que j’aime. Tout cela, c’est une chance. Ce qui rend la vie belle aussi ce sont les relations humaines. J’aime discuter avec les gens, nouer des liens de proximité, prendre des nouvelles des uns et des autres. Il y a des clients qui viennent chez moi juste pour discuter. Cela fait du bien, de se sentir connecté aux autres « .

Katia, la libraire de l'Usage du monde

Katia,  libraire à l’Usage du monde

Katia est libraire indépendante. Elle aussi s’est installée dans le quartier  il y a deux ans avec son compagnon Jean-Philippe. Ils travaillent ensemble et créent régulièrement des rencontres littéraires dans leur librairie. Voici ce qu’elle partage avec nous.

 » Je crois que ce qui rend la vie belle c’est le fait de faire un métier qu’on aime, en se donnant les moyens de réussir. J’ai ouvert cette librairie alors que le contexte n’était pas évident, mais malgré les difficultés des débuts, je ne regrette pas ce choix, car je me sens en cohérence avec mes valeurs. Ce que j’aime c’est partager du lien social, organiser des rencontres entre les gens du quartier, participer à la vie locale. C’est ça qui est magique dans le quotidien, ce sont les rencontres, les échanges. C’est cela qui me nourrit et qui donne du sens à mon travail. « 

Philippe, de la maison de la presse

Philippe, de la maison de la presse

Philippe vend des journaux et des cartes postales souvent très inspirantes. Lui aussi a changé de vie. Il y a quatre ans, il a quitté le milieu de l’industrie pour ouvrir cette maison de la presse. Voici ce qu’il partage avec nous :

 » La vie est belle parce que nous sommes capables d’aimer : un sourire, des mots, une montagne et l’autre. C’est notre capacité à ressentir la beauté sous toutes ces formes qui rend la vie belle. La beauté peut être partout : dans la nature, dans l’art, dans tout ce qui nous entoure. La vie est imprévisible, elle peut aussi être tragique, mais en même temps c’est ce qui lui donne toute son intensité. C’est aussi notre capacité à jouir des bons moments de la vie qui rend la vie belle. « 

Entre nous, j’ai adoré préparer cet article. Partir à la rencontre de ceux qui peuplent mon quotidien et leur offrir cette fenêtre d’expression est une grande source de joie pour moi. Parler de la vie et des belles choses qu’elle nous permet aussi de vivre, cela redonne de l’énergie positive.

Et vous ? Qu’est-ce qui vous procure du bonheur ? Qu’est-ce qui rend votre vie belle ?

Sandra C.

©larevolutioninterieure.com

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La liste de nos envies !

 » Tout désir même celui de parler, est un désir de vivre « .

Hubert Aquin, écrivain québécois

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C’est un livre qui mérite qu’on le glisse dans sa poche comme un précieux talisman. «  La liste de mes envies« , raconte l’histoire de Jocelyne, mercière à Arras, dans le Nord de la France. Elle n’a pas eu une vie facile Jocelyne. Sa mère est morte quand elle était jeune, son père a perdu la mémoire. Elle est mariée à Jocelyn. Elle n’a pas eu l’embarras du choix. Le premier homme qui a posé un regard sur elle a été le bon. Il est carrément bourru, son mari, mais elle l’aime quand même. Elle s’accommode de son caractère brutal tant bien que mal. Elle ne se révolte pas, Jocelyne. Elle sait qu’elle n’est pas très jolie. Elle n’espère pas mieux, elle a appris à se contenter de peu.

Mais un jour, Jocelyne gagne au loto : 18 millions d’euros. Sa vie pourrait changer, basculer en un claquement de doigts.Elle pourrait le plaquer là Jocelyn, vivre au soleil. Tous ses désirs inassouvis sont à portée de main, mais Jocelyne ne dit rien à personne. Autant d’argent d’un seul coup, ça lui fait peur. A-t-elle vraiment envie de changer de vie ? Elle cache alors  le chèque dans une boîte à chaussures et se contente de faire des listes. La liste de ses envies. La liste de ses besoins. La liste de ses folies. C’est drôle et en même temps très cruel. C’est terriblement émouvant. C’est à lire absolument.

Cette Jocelyne, je l’ai aimé fort tout de suite. Elle est authentique, belle dans sa vulnérabilité, elle a un coeur magnifique et pourtant la vie la malmène comme une vieille chaussette ballotée dans le tambour d’une machine à laver. Jocelyne vous ramène pourtant à l’essentiel avec une force qui vous laisse rapidement sans voix.

La liste de nos envies. En voilà une belle idée à cultiver dans nos existences. On fait bien des listes de courses pour remplir nos frigos. Mais quand nous préoccupons-nous de ce qui est vraiment nourrissant pour notre coeur ?

N’ avons-nous pas tendance à nous concentrer sur ce que nous n’avons pas ? La plupart du temps, nous inscrivons en nous la liste de nos manques. Le manque d’amour, le manque de reconnaissance, le manque de bienveillance. La liste peut être longue. La vie devient alors une ennemie. Au lieu de nous remplir, elle apparaît comme celle qui nous vide, celle qui ne nous donne jamais rien et qui nous prend toujours tout.

Mais c’est mal comprendre la vie que de penser ainsi. La vie est cycle, croissance, évolution, mouvement, changement. Elle n’attend qu’une chose, c’est notre collaboration. Comment pourrait-elle savoir ,la vie, ce que nous désirons si jamais nous ne lui confions nos besoins et nos envies ?

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J’ai appris une chose vraiment cruciale sur mon chemin. L’avenir se construit toujours dans le présent.

De quoi ai-je besoin aujourd’hui ? De quoi j’ai envie maintenant ? Nous avons été conditionnés par notre culture judéo-chrétienne à toujours croire que le salut arrivera plus tard. On se dit : » Quand j’aurai atteint tel objectif, alors je serai heureux « et nous voilà partis dans une épuisante quête d’une satisfaction toujours conditionnée à un résultatOn pense, on analyse, on prévoit, on monte des stratégies mais quand écoutons-nous la petite voix qui nous parle des choses qui nous rendent heureux dans l’instant  ?

Prendre le temps de s’arrêter pour ancrer sur un papier la liste de nos envies et de nos besoins, c’est faire un pacte avec l’Univers. C’est verbaliser ce qui est vraiment important pour nous. C’est faire le tri, à l’intérieur, entre les désirs des autres et nos propres désirs. En cela, c’est un travail salutaire, surtout dans les moments de crise ou de transition. Quand tout s’effondre, revenir à soi et à ses désirs profonds, c’est faire une déclaration d’amour à la vie, c’est se connecter à ce qui nous procure de la joie.

Ce qui est magique, c’est que la joie attire la joie. Alors pourquoi se priver de ce tête- à- tête avec soi ? Le simple fait de désirer vivre de belles choses peut parfois suffire à créer des miracles.

Sandra C.

©larevolutioninterieure.com

Et si on passait à l’action ?

 » L’action est l’antidote au désespoir «  Joan Baez

Photo : Isabelle Debraye

Photo : Isabelle Debraye

Il y a quelques jours, j’ai découvert  un article publié dans le journal Le Monde  qui dressait un état des lieux vraiment effrayant du moral des Français. Cet article s’appuyait sur le résultat d’un récent sondage qui indiquait que 1 français sur 2 considérait « le déclin de la France inévitable« , en raison de la crise. Par ailleurs 72 pour cent des personnes interrogées estimaient que  » le système démocratique fonctionnait mal » et 87 pour cent estimaient que « la France avait besoin d’un vrai chef pour remettre de l’ordre ». Pessimisme, repli sur soi, xénophobie, dérive autoritaire sont les ombres qui menacent en ce moment même notre pays. Il paraît bien loin aujourd’hui le fameux siècle des Lumières.

Alors faut-il se résigner ? Abandonner tout espoir ? Se laisser aller à la morosité et à la peur ? Ou est-il possible d’inverser le sens du courant, par la simple force de notre pensée et de nos actions individuelles, aussi minimes soient-elles ?

J’ai trouvé les réponses à mes questions grâce à un site français qui met en avant les initiatives positives de héros ordinaires.

www.onpassealacte.fr propose des interviews de gens comme vous et moi, qui un jour, ont décidé de mettre leurs peurs au placard, pour vivre leur rêves et pour agir en harmonie avec leur conscience et le coeur.

C’est le cas de Nathalie par exemple, elle a instauré une pédagogie du bonheur dans sa classe et elle explique comment elle a réussi cette prouesse au sein d’une école publique française !

 

Cette interview a été réalisée par le créateur de onpassealacte.fr. Il s’appelle Mathias Lahiani, il a 39 ans et vit à Montpellier dans le sud de la France. Il a créé ce projet associatif, il y a 8 ans et depuis il a diffusé sur son site près de 270 vidéos positives et inspirantes.

Comme d’habitude j’ai voulu en savoir plus. Très chaleureusement, il a accepté cet entretien et je l’en remercie !

Rencontre avec un homme d’action, rêveur et engagé !

Mathias Lahiani

Mathias Lahiani

– Bonjour Mathias. Peux-tu nous raconter comment tu as décidé, il y a 8 ans de créer l’association onpassealacte.fr ?

– Ce projet est d’abord un projet personnel et existentiel, car je ne suis pas journaliste. Dans la vie, je suis musicien, j’ai créé un studio d’enregistrement Le labo de Cécile et c’est ce qui me fait vivre aujourd’hui. Tout a commencé, il y a 8 ans, mais j’ai créé le site de journalisme positif il y a seulement 2 ans. Cela répondait à une quête profonde de sens. On s’imagine que le milieu artistique est poétique, en fait c’est tout le contraire. C’est un milieu très narcissique où la compétition fait rage. C’est chacun pour soi. J’avais besoin de savoir si le monde, c’ était vraiment ça. Sans doute pour me rassurer. J’avais besoin d’élargir ma vision, j’ai donc décidé de me nourrir de rencontres positives et inspirantes pour aller au bout de ma recherche philosophique. Je n’arrêtais pas de me poser cette question : que font les êtres humains, lorsque leurs besoins liés à la survie sont satisfaits ? J’ai commencé à observer mon entourage. J’en ai beaucoup discuté avec un couple d’amis. Ils avaient décidé de voyager et d’être utiles avant d’avoir des enfants. Et ils sont partis deux ans faire le tour du monde des orphelinats, avec leurs instruments de musiques. C’est l’un des premiers témoignages que j’ai posté sur le site. Souvent ce sont des amis qui me parlent de telle ou telle personne et je la sollicite pour une interview. J’ai fait des rencontres magnifiques de cette manière là.

– Quelles sont les rencontres qui t’ont marqué ?

-Simone, sans hésiter. C’est la grand-mère d’un ami. A 70 ans, elle a décidé de faire le tour de l’Inde à vélo et c’est comme cela qu’elle a choisi d’offrir son aide à des orphelinats, sur les pas de Mère Teresa. Elle est fantastique. Aujourd’hui elle a 83 ans et elle respire la joie de vivre. La joie, le bonheur c’est justement ce que trouvent tous les gens que j’ai rencontré et qui sont passés à l’action. Il y a visiblement un enthousiasme, une excitation, une énergie qui nourrit les gens qui vont au bout de leurs rêves. Dès qu’ils s’engagent dans un projet auquel ils croient ils sont nourris par l’énergie de leur enthousiasme. Personnellement cela m’a rassuré. Cela m’a donné une autre vision de l’être humain. Je sais aujourd’hui que ce n’est pas seulement  chacun pour soi. La plupart des gens que j’ai rencontré s’engagent pour les autres, d’une manière ou d’une autre. Ce sont parfois des initiatives qui peuvent paraître minimes, mais elle existent et c’est tout ce qui compte. Et puis ce que j’ai constaté c’est que à partir du moment où l’on donne du sens à sa vie, la magie opère.

– Quels sont tes projets pour l’avenir ? Et quels sont tes besoins ?

– D’abord ce projet me tient vraiment à coeur. J’ai envie de le défendre et de le développer. Pour l’instant je réalise les vidéos et je les monte tout seul, j’aimerais pouvoir m’entourer de personnes qui   aimeraient s’investir dans l’aventure et qui aimeraient m’aider à faire le montage, par exemple. J’aimerais aussi rémunérer des personnes pour développer la communauté. On compte 4000 visites mensuelles sur le site, donc il y a encore une marge de progression. Pour pouvoir développer ce projet, il faudrait donc des fonds. Je suis allé toqué aux portes des collectivités, et des fondations mais aucune n’a suivie. A chaque fois on me dit que mon projet est  » trop transversal « . Pourtant la vocation de ce site est de créer du lien, il met en valeur l’engagement citoyen. Je ne comprends pas pourquoi cela n’intéresse pas les institutions. Je réfléchis donc à la mise en place de partenariats avec des entreprises privées. J’ai aussi envie de faire un tour de France et un tour du monde des initiatives positives que je diffuserai sous la forme d’un web-documentaire. Ce qui est sûr c’est que je ne m’arrêterai pas là. Ce projet m’a permis de me sentir à nouveau en harmonie avec moi-même. Ma foi et ma conviction sont plus fortes que jamais !

NDLR : Si vous avez envie d’aider Mathias, en lui suggérant des idées ou en le mettant en relation avec des financeurs potentiels en Languedoc-Roussillon ou ailleurs n’hésitez pas ! Grâce à l’un d’entre vous peut-être , ce projet pourrait reprendre un nouveau souffle ! Si la philosophie de Mathias vous parle n’hésitez pas à entrer en contact avec lui !

Liens pour aller plus loin :

Pour contacter Mathias : info@onpassealacte.fr

Ces croyances qui nous limitent !

Notre perception de la réalité dépend de notre carte du monde mentale. Nous interprétons souvent les évènements en fonction de nos croyances ! Et certaines d’entre elles nous empêchent d’atteindre nos objectifs !

Explications avec Jean-Luc Monsempès, un expert du changement !

Jean -Luc Monsempès est médecin de formation. Il a commencé sa carrière au sein de Médecins sans Frontières avant de travailler pendant 15 ans dans l’industrie pharmaceutique. Aujourd’hui il enseigne la Programmation -Neuro- Linguistique à Paris au sein de l’Institut Repère qu’il dirige depuis quelques années. Cette discipline est issue de la rencontre dans les années 70, de deux américains, le psychologue Richard Bandler et le linguiste John Grinder. Ces deux hommes ont observé les méthodes de travail de thérapeutes d’exception comme Milton Erickson, entre autres. Ils ont ainsi pu modéliser les schémas comportementaux et cognitifs de l’excellence. J’ai rencontré Jean-Luc à l’occasion d’une formation en PNL et j’ai beaucoup appris sur le fonctionnement de l’être humain ! 

« Nos yeux, nos oreilles, notre odorat, notre goût diffèrent, et créent autant de vérités qu’il y a d’hommes sur la terre.«  

Guy  de Maupassant

Nos 5 sens : les filtres de notre réalité !

Ce sont nos 5 sens qui nous permettent de recueillir les informations nécessaires à la représentation d’une expérience. Et comme nous sommes tous uniques nous ne percevons pas la réalité de la même manière !

Prenons un exemple.

5 personnes assistent à une fête. Quelques jours plus tard elles se retrouvent et se remémorent la soirée. L’une d’entre elles se rappelle essentiellement de la saveur des petits fours, une autre a été marquée par la play-list du DJ, la troisième personne se souvient surtout de la beauté des filles, une autre encore de cette odeur délicieuse qui flottait dans le jardin, enfin la dernière n’a retenu que la moiteur du corps transpirant de son partenaire de danse. Le goût, l’ouïe, la vue, l’odorat, le toucher nous aident quotidiennement à explorer le monde et à nous le représenter.

Nos 5 sens sont des clés. Elles ouvrent les portes qui mènent à nos souvenirs. Et nous n’utilisons pas le même jeu de clés pour accéder à notre mémoire ! Il est très courant que des personnes qui assistent  à la même scène, un accident par exemple, ne perçoivent pas les détails de cette expérience pourtant commune, de la même manière. Nous avons tous un sens dominant. « Notre langage reflète la manière que nous privilégions pour collecter les informations qui nous aideront ensuite à nous représenter une situation« , précise l’enseignant en PNL. Les visuels voient ainsi une image lorsqu’ils évoquent un souvenir. Ils agrémentent leurs phrases de  » Tu vois  » ou de  » C’est clair « . Les auditifs vont facilement utiliser un  » ça sonne juste » dans leurs propos. Les gustatifs vont exprimer leur désapprobation par un  » ça m’écoeure« .

Lorsque nous vivons une expérience, notre cerveau fait naturellement le tri entre toutes les informations sensorielles qu’il reçoit. La signification que nous allons mettre derrière ces informations brutes dépend cependant de nos croyances. Les croyances sont très puissantes, certaines d’entre elles nous donnent des ailes, d’autres en revanche bloquent l’expression de notre potentiel. Notre système de croyance peut même agir sur notre système sensoriel.  » Si ne nous croyons pas qu’une chose existe, nous ne pouvons pas la voir », explique Jean-Luc Monsempès. Nos croyances sont comme des programmes autonomes qui filtrent la réalité.  C’est sans doute ce qui explique que certaines choses nous échappent comme si notre cerveau ne fonctionnait  pas avec le bon programme ! Si vous ne croyez pas que vous êtes dignes d’être aimé, vous ne verrez pas, ce voisin ou cette voisine qui vous fait pourtant les yeux doux. Si vous ne croyez pas que vous êtes capable de réussir professionnellement, vous ne verrez pas les opportunités qui s’offrent pourtant à vous !  Vous pourrez même vous arranger inconsciemment pour trouver un travail peu rémunérateur malgré vos diplômes parce qu’une croyance imprimée en vous dont vous n’avez pas conscience répète en boucle   » Je ne le mérite pas « .

Alors d’où viennent ces croyances  limitantes ? Comment faire pour les identifier et les transformer ?

« La croyance que je considère comme vraie est celle qui me permet de faire le meilleur usage de ma force, me donne les meilleurs moyens de transformer mes vertus en action. » André Gide

Les croyances : le règlement intérieur de l’être humain !

Croyance : Certitude personnelle dont nous ne pouvons fournir ni preuves matérielles, ni justification rationnelle  valables pour tous

Derrière nos croyances se dissimulent toute une liste d’interdictions et de permissions. Elles prennent forme dans nos jeunes années ! « La plupart de nos croyances se forment dans l’enfance « , précise Jean-Luc Monsempès. « Elle s’ancrent en nous soit lors d’une expérience émotionnellement intense, soit par la  force de  la répétition », résume-t-il. L’éducation que nous avons reçue de nos parents forgent inévitablement nos croyances. «  Un jour, une jeune femme qui venait de créer son activité professionnelle de coach est venue me voir car elle n’arrivait pas à facturer ses prestations au juste prix, c’est -à-dire au prix du marché. Elle sous-évaluait son travail. Nous avons recherché ensemble les causes de son blocage vis à vis de l’argent. Elle s’est souvenue que son père communiste ne cessait de dénigrer l’argent par le biais de phrases telles que : l’argent c’est sale, les riches exploitent les pauvres. Ma cliente a compris que son malaise lié à l’argent venait des croyances de son père. Elle a également compris que si elle se limitait c’était pour restée fidèle inconsciemment à l’héritage familial. Nous avons travaillé ce point et transformer cette croyance », relate l’enseignant et coach en PNL.

Lorsque nous sommes enfants, les jugements de nos parents à notre égard résonnent comme des vérités. Elles s’impriment en nous et conditionnent nos comportements jusqu’à l’âge adulte.   » Toi tu es fait pour faire un métier manuel, tu n’es pas aussi intelligent que ton frère !  » ou alors «  Tu n’es pas très sportif toi ! « , ou encore  » Ne ris pas trop fort « ,  » Ne parle pas à tout le monde « , toutes ces affirmations répétées construisent notre règlement intérieur. Les conséquences ? Nous ne permettrons  peut-être pas d’être bavard et curieux, parce que « cela ne se fait pas « . Certains ne s’autoriseront pas à pratiquer un sport parce que  » de toute façon ils n’ont jamais été sportif « .

Et puis, il y a aussi ces phrases toute faites sensées véhiculer la sagesse populaire. On ne sait même plus d’où elles viennent, mais leur pouvoir est immense, lorsqu’elles sont assénées par des membres de notre entourage.  «  Il faut souffrir pour être belle « , « L’argent ne fait pas le bonheur », «  Il faut travailler dur pour réussir »,  » Les gens sont méchants « .  Comment savez-vous que ces affirmations sont vraies ? Qui disait cela dans votre famille ? Ces questions vous permettront peut-être de faire le tri entre ce qui vous appartient et ce dont vous avez hérité. Ce qu’il est important de vérifier également c’est si ces affirmations transmises par l’environnement familial vous aident ou pas à atteindre vos objectifs. Lorsqu’un blocage persiste c’est sans doute qu’une croyance limitante se loge quelque part.

Prendre conscience de notre système de croyances est déjà un travail très libérateur  mais il ne suffit pas toujours à lever les obstacles. Identifier ce qui nous limite est un premier pas. Cela demande d’être suffisamment à l’aise avec l’introspection. Ensuite, il faut pouvoir remplacer nos croyances limitantes par des croyances aidantes, et ce travail est difficile à réaliser seul.  » Un coach, ou un thérapeute est souvent nécessaire pour transformer les croyances limitantes. Surtout lorsque les blocages sont profondément ancrés. En PNL, nous disposons de différents outils qui permettent aux gens de trouver les ressources en eux-même pour atteindre leurs objectifs », explique Jean-Luc Monsempès.

Que retenir de tout cela ???

Ce qui est vrai pour nous, ne l’est pas forcément pour les autres et ce qui peut nous sembler vrai un jour, ne le sera pas forcément 10 ans plus tard. Nos croyances ne sont ni bonnes, ni mauvaises. La seule question à se poser est la suivante : est -ce que ce que je crois m’aide à être heureux et à obtenir ce que je souhaite ? Si ce n’est pas le cas y’aurait-il un inconvénient à lâcher cette croyance qui ne vous aide pas ? De quoi auriez-vous besoin à la place ?

Ce que nous vivons, et que nous appelons la réalité dépend en fait de notre manière de percevoir notre environnement  et nous avons vu plus haut que la réalité peut être facilement déformée par nos croyances. Cela m’amène à penser que si nous nous permettons d’être heureux , nous le serons, car nos 5 sens seront ainsi autorisés à sélectionner le meilleur dans notre journée et cela changera totalement notre expérience.

L’autre réflexion qui me vient, c’est que les encouragements sont de puissants stimulants qui nous poussent à aller au -delà de nos limites.  Les mots que nous utilisons ne sont pas anodins alors portons attention à notre manière de nous exprimer ! Le cerveau n’aime pas les formulations négatives. Lorsque vous vous dites » je ne veux plus souffrir », votre cerveau retient  » souffrir« . Si vous ne voulez pas souffrir, alors que voulez-vous ? La légèreté ? La joie ? Vous seuls connaissez la réponse ! En focalisant votre attention sur ce que vous voulez, vous envoyez un tout autre message à votre cerveau ! N’oubliez pas que vous êtes aux commandes !

Croire que le bonheur est possible,  puis s’autoriser à être heureux sont deux actions essentielles. En prenant conscience que notre réalité dépend de notre façon de voir le monde nous actionnons les leviers qui nous permettent de changer  !!!!

 » La conscience a été donnée à l’être humain pour transformer la tragédie en comédie «  Démocrite

 » Pour les hommes, la vie ne peut persister que dans une atmosphère de joie. La joie tonifie. La joie est une force. La joie nous illumine. La joie nourrit la conscience » Maurice Zundel, prêtre mystique