La métamorphose du blog

IMG_5890 (3)Chers amis et lecteurs…

Il y a du changement dans l’air. Léger comme la danse d’un papillon. Subtil comme un rayon de lune.

Si vous me suivez depuis longtemps vous connaissez le cheminement qui m’a conduite à libérer ma créativité et à donner libre cours à ma sensibilité. Vous savez aussi à quel point j’aime mettre des mots sur mes mouvements intérieurs dans lesquels parfois vous vous retrouvez, si j’en crois les nombreux messages que vous m’avez laissé depuis la création de ce blog.

Changer de regard sur l’existence, ouvrir ses perceptions à de nouvelles compréhensions, apprendre à s’écouter, à se laisser surprendre, à s’accepter, à accueillir la vie, à avancer dans la tourmente est un long voyage qui nous demande de prendre le temps d’explorer nos profondeurs pour peu à peu y mettre de la lumière et transformer les ombres en trésors.

Ce qui compte ce n’est peut-être pas la destination, mais le voyage.

Et je souhaite vous inviter à poursuivre ce voyage peut-être d’une autre manière.

En partageant toujours avec vous mes inspirations et mes expériences, mais également mes créations.

La mise en page du site va donc évoluer prochainement et je suis très heureuse de bientôt vous faire découvrir un nouvel univers visuel.

Depuis la création de ce blog, j’ai toujours rédigé mes billets avec la spontanéité de l’instant, en partageant les histoires de vie qui m’inspiraient, des rencontres ou encore des réflexions personnelles.

Je serai très heureuse de savoir en quoi ces billets vous ont aidé  ou inspiré et ce que vous aimez en venant sur le site.

Cela m’aidera sans doute à clarifier la nouvelle formule du blog qui je l’espère vous inspirera tout autant !

A très vite !

Sandra C.

©larevolutioninterieure.com

Eloge de la sensibilité !

 » Bienheureux les fêlés, car ils laissent passer la lumière « 

Michel Audiard

" Quiétude " Sandra C.

 » Quiétude  » par Sandra C.

J’aime bien cette toile. Elle reflète l’aspect mouvant de mes états d’âme. Du bleu au gris. Du gris au bleu. La palette de mes émotions change constamment comme la mer en mouvement. Il faut donc apprendre à aller avec le courant. Ne pas retenir mais laisser être ce qui a besoin de s’exprimer dans l’instant. Ce n’est pas toujours facile de mettre des mots sur ce que l’on ressent, encore moins de l’exprimer à un autre. De plus en plus, j’apprends à le faire et surtout à réhabiliter cette partie de moi qui m’aide à appréhender le monde d’une manière souvent beaucoup plus directe que ma raison : ma sensibilité.

Ma raison analyse, trie, catalogue , étiquette, range, les données que le monde m’envoie.  Ma sensibilité accueille, ouvre, embrasse  et me relie aux autres et au monde, sans filtres. Bien souvent, c’est elle qui m’aide à voir et à sentir le beau, le bien, le bon autour de moi et surtout en moi.

Quand je plonge dans un rayon de soleil, en ouvrant tous mes canaux sensoriels, le temps s’arrête et je deviens le soleil. C’est comme si je respirais le soleil et qu’il me nourrissait de l’intérieur de sa bienfaisante chaleur.

Longtemps, pourtant je me suis coupée de ma capacité à ressentir. Mon rapport au monde était essentiellement intellectuel. Je pensais le monde. Je me réfléchissais en permanence. En réalité, j’étais sous anesthésie. Je me suis lancée corps et âme dans les études, j’envisageais mon existence en terme de stratégie, j’étais très forte pour créer avec mon esprit des plans qui en toute logique devaient aboutir aux meilleurs résultats.

Bref, tout était sous contrôle par le seul pouvoir de ma volonté. Ce n’est pas que je ne ressentais rien. Je n’étais simplement pas à l’écoute de mes ressentis. Je les mettais de côté quand ils me dérangeaient afin que la réalité colle avec mes plans. Les émotions me faisaient très peur. Perdre le contrôle me terrifiait.

Jusqu’au jour ou cette façon de fonctionner a volé en éclat comme j’en témoigne dans le billet Les bienfaits d’une crise intérieure. Perdre tout contrôle a sans doute été l’un des plus beaux cadeaux que la vie m’a faite.

En me découvrant, un potentiel artistique, j’ai compris qu’en fait, au plus profond de moi j’étais d’abord un être sensible avant d’être un être pensant.

Et que cette sensibilité était une force.

Longtemps, j’ai cru qu’elle était mon ennemie, voire un cadeau empoisonné, et même une compétence socialement inacceptable car souvent associée à la faiblesse d’âme.

Enfant, je me souviens, que les films tristes me faisaient pleurer à sanglots si forts que mes parents me sermonnaient en me disant : » Mais ce n’est qu’un film, tu es trop sensible ! « .

Depuis l’enfance , il n’y a pas de différences entre moi et un autre être humain. Je me sens spontanément reliée à ses émotions. Je peux les ressentir dans mon propre corps.

Cette empathie a longtemps été une sorte de boulet, car si en théorie tout le monde s’accorde pour dire que l’empathie est une qualité humaine positive, en réalité, elle est rarement accueillie à sa juste valeur par exemple dans le monde du travail qui manque de nos jours cruellement de bienveillance et donc d’empathie.

L’empathie et le chacun pour soi ne font pas bon ménage.

L’empathie est pourtant essentielle car c’est elle qui nous permet de nous mettre à la place d’un autre afin de le comprendre. Il s’agit de trouver le juste équilibre. Ne pas absorber les souffrances des autres, mais être capable de prendre en considération cette source d’information directe qui passe par le corps et non par la pensée.

La sensibilité n’a rien à voir avec la sensiblerie. Elle a été tant dénigrée que pour nous protéger de la moindre émotion, du moindre élan sincère de notre coeur, nous avons construits des armures qui nous amènent à nous combattre plutôt qu’ à nous rencontrer.

Aujourd’hui j’ai remis ma sensibilité au coeur de mon existence. C’est elle qui me permet de m’émouvoir de la beauté, c’est elle qui me guide quand mon esprit analytique ne sait plus très bien quelle direction prendre, c’est elle qui fait de moi un être humain et pas un robot calculateur et froid.

Je suis sensible. Je suis même hypersensible. La violence du monde a pu me faire vaciller. Parfois c’était si insoutenable, que j’ai prié de devenir une pierre pour enfin ne plus rien sentir. Mais ce n’est pas la bonne méthode.

La violence du monde existe c’est un fait. Mais suis-je obligée de m’y connecter en permanence ? Non. Aujourd’hui j’essaie juste d’être à l’écoute de mes émotions, de les accepter, de les accueillir, puis de les transformer à travers la peinture et l’écriture.

Ma sensibilité m’aide aujourd’hui à transmettre une forme d’énergie positive.

Si votre sensibilité est plus développée que la moyenne, soyez encouragez à la mettre au service des autres. Aujourd’hui je peux affirmer que c’est un don et pas un cadeau empoisonné. Un don qui fait de vous un être pleinement humain.

Et ce monde à besoin d’humain comme vous, pour se souvenir, que l’essentiel se trouve à l’intérieur de chacun, derrière les apparences.

Osez exprimez vos ressentis à travers des pratiques qui vous inspirent, car chaque expression est unique et apporte quelque chose aux autres.

La vie émotionnelle, c’est un peu une terre inconnue. L’exploration en vaut la peine. Au coeur de ce territoire réside pourtant notre intelligence intuitive, directe.

Dans un monde en perpétuel mouvement, il est plus que jamais important à mes yeux d’apprendre à l’utiliser et à en faire une force lumineuse.

Aujourd’hui les gens pensent trop et ne ressentent pas assez.

Sandra C.

 

L’éclosion du papillon

« Nous serions tous transformés si nous avions le courage d’être ce que nous sommes  » Marguerite Yourcenar

" The eye of the universe " Sandra C.

 » The eye of the universe  » Sandra C.

C’est l’une des mes toiles préférées. Je l’ai intitulée  » L’oeil de l’univers « , il s’agit de la dernière oeuvre de ma première exposition  » Métamorphose  » qui a eu lieu à Montmartre à Paris en septembre dernier. Le bleu est vraiment ma couleur. Elle m’apaise. Elle me relie en un instant à l’infini qui est pour moi un monde ouvert sur une multitude de possibles. Cet oeil grand ouvert perçoit le monde dans sa totalité. L’ombre et la lumière. A l’intérieur comme à l’extérieur, c’est l’équilibre entre ces deux forces qu’il faut trouver pour atteindre la paix.

Qui aurait pu imaginer qu’un jour j’exposerai des toiles à Paris, au coeur du quartier bohème de la capitale ? Sûrement pas moi. Et pourtant, c’est arrivé. Et c’est à cette crise intérieure que je dois ce miracle. Sans elle, je n’aurai jamais accédé à mes aspirations profondes et à mes talents cachés.

Mais reprenons le fil de mon histoire.

Dans le précédent billet, je vous racontais mes larmes et ma douleur. Le changement géographique. La rupture professionnelle. La séparation. L’effondrement de mon monde intérieur. Et la perte de repères qui s’en est suivie.

Mon conjoint depuis 13 ans m’annonce donc qu’il me quitte pour une autre. Je suis dévastée. Je pleure tous les jours. Des torrents de larmes. Pleurer ce n’est pas si grave. Cela fait du bien.  Le plus terrible, c’est l’état de mon coeur.  Des lambeaux de chaires molles. Voilà à quoi ressemble un coeur ravagé. Impossible dans ces conditions de sentir autre chose que la douleur. J’ai la sensation physique d’avoir un trou béant au milieu de la poitrine. C’est sans doute ce que ressentent les morts-vivants. Vous respirez toujours mais quelque chose est cassé si profondément en vous que même respirer devient éprouvant.

La première chose qui m’a aidée à apaiser la plaie, c’est l’amour des autres. Les amis : cette famille du coeur.  Il y a ceux qui compatissent, il y a ceux qui s’inquiètent pour vous et il y a ceux qui vous ouvrent leurs bras sans un mot. Ce sont ces derniers les plus précieux. Ils accueillent sans juger, sans chercher absolument à consoler. Ils offrent leur présence et c’est sans doute le cadeau le plus merveilleux que l’on puisse faire  à un autre être humain.

Au début, j’avais honte. Honte de l’échec, honte de ma souffrance. Je me ressentais comme une victime et je n’aimais pas cela.  Un jour une amie est venue me voir. Les seules larmes que nous avions versées ensemble jusqu’à ce moment là étaient des larmes de joie. Je suis de nature joyeuse, habituellement la tristesse, quand elle s’invite, je la chasse, mais là je ne pouvais pas. Le performant barrage intérieur que j’avais construit pour éviter de ressentir cette émotion au quotidien n’a bien sûr pas résisté au tremblement de terre qui a secoué mes certitudes. Tout a explosé. Pour mon plus grand bien. Il y a donc cette amie. Ses bras sont doux et chauds. Je sanglote à grande eaux sur son épaule ronde. J’ai honte d’exposer ainsi le visage de ma vulnérabilité. Je lui dis : » Je suis désolée, que tu me vois comme ça « . Elle sourit. Elle me dit alors cette phrase mystérieuse : « Ne t’inquiète pas , tu m’apportes au contraire beaucoup, en cet instant-là ».  Je la regarde interloquée. Je ne comprends pas ce que je peux bien lui apporter dans cet état là. Elle poursuit  : « Mais oui, en t’abandonnant dans mes bras, tu m’offres ta confiance ! ». C’est sans doute l’une des plus belles phrases qu’il m’a été donné d’entendre dans mon existence. Les mots ont un pouvoir bien plus grand qu’on ne le pense. Ces mots -là ont totalement transformé mon expérience. J’avais donc le droit d’être vulnérable, de craquer, de ne pas être forte tous les jours. Cette prise de conscience a vraiment changé quelque chose en moi. Il y a eu le début d’un sourire, et puis un rire, une explosion de gratitude, et enfin la confiance. La certitude que demain serait un jour meilleur. Le pouvoir de la bienveillance est immense.

Une fois mon amie partie, j’ai continué à rester bienveillante avec moi-même. Ce n’était pas facile tous les jours, car j’avais tendance à me culpabiliser pour ce que je croyais être un échec. Mais dans la vie rien ne se perd, tout se transforme. Et je sais aujourd’hui que c’est la bienveillance que je me suis offerte qui m’a aidée à avancer avec plus de légèreté et plus de joie.

" L'homme-jaguar " Sandra C.

 » L’homme-jaguar  » Sandra C.

L’autre émotion qui ne me laissait pas de répit, c’était la colère. Je ne savais pas quoi en faire alors elle me dévorait de l’intérieur. J’étais en colère contre moi, contre la situation, contre mon ancien conjoint. Je ne savais pas quoi faire de toute cette énergie destructrice alors je ruminais. Avec application. Jusqu’à en avoir mal au ventre.

Un jour une autre amie me voyant dans cet état -là me dit : » Et si tu peignais ? cela te ferait du bien !  » Je l’ai regardée d’abord avec des yeux ronds, avant de lui répondre  :  » Mais je ne sais pas peindre ! La dernière fois que j’ai tenu un pinceau c’était au cours de Mr Puel en 3ème et j’ai jamais été une pro du dessin ! » . Elle rigole et me lance : » On s’en fiche, fais comme tu le sens, suis ton mouvement intérieur et lâche-prise ! « . Lâcher-prise ? Je n’avais jamais appris à faire quoique se soit de cette manière là. On nous apprend à tout contrôler pas à lâcher -prise. Mais là, je ne contrôlai plus rien du tout alors j’ai dit :  » Pourquoi pas ! ».
Et c’est ainsi qu’a débuté sans que je m’en rende compte le projet  » Métamorphose « . Je me suis mise à peindre. Librement. Sans chercher un résultat. En cherchant simplement à vivre une expérience sensorielle avec les matières et les couleurs. Le processus a été pour moi thérapeutique, mais il a été encore plus important que ça. Il a réveillé en moi une vérité profonde : mon besoin vital d’expression.

La créativité m’a aidée à transformer mes émotions. La toile est devenue un cadre sécurisant où j’ai pu m’adonner à un véritable processus alchimique. Chaque tableau renferme sa formule magique. Chaque tableau à sa vibration propre.

Pour autant, je ne me sentais à ce moment là ni peintre, ni artiste.  Après tout, je n’avais pas fait les beaux-arts. Qui étais-je pour affirmer que j’étais une artiste ? Et pourtant, tout mon être vibrait à chaque fois que j’étais plongée dans la création. Après les couleurs, il y a eu les mots. Tout au long de ce processus qui a duré près de 7 mois, j’ai écrit de nombreux poèmes. A chaque fois les textes émergeaient en un seul jet. De manière spontanée. C’est devenu ma façon de créer.

La chrysalide a été bénéfique pour moi, car durant cette période, j’ai découvert que la créativité avait le pouvoir de transformer la lourdeur en légèreté. J’ai surtout réalisé à quel point créer était devenu pour moi aussi vital que respirer.

Voilà donc les cadeaux qui dormaient au creux de mon ombre. Si je n’avais pas vécu cette profonde crise de sens je n’aurai jamais exploré cette partie de moi qui ne demandait qu’à exister au grand jour. Ma créativité !

exposition  " Metamorphose"

Exposition
 » Metamorphose » septembre 2014

L’éclosion du papillon. Un an jour pour jour, après ma douloureuse rupture amoureuse, je me retrouve  » Au petit théâtre du bonheur  » à Montmartre. J’y présente ma première exposition de peinture. Je suis émue, heureuse, joyeuse. Les heures sombres me paraissent bien loin.   A ce moment précis, je suis moi. Plus que jamais. Comment suis-je arrivée jusqu’à ce lieu au nom si prophétique ? Grâce à une amie. Encore une fois. Si vous ne savez pas où vous allez, laissez les signes vous guider. Il y a toujours une femme sage quelque part qui sera prête à vous aider en partageant son ressenti.

Un jour, cette amie, donc, me montre la vidéo d’un musicien : il s’appelle Estas Tonne.

Je suis subjuguée, par sa virtuosité et sa présence. Mon premier réflexe en rentrant chez moi est de savoir s’il ne serait pas par hasard en concert à Paris. Je découvre alors qu’il a joué Au petit théâtre du bonheur , je me dis qu’il faut absolument que j’aille découvrir ce lieu. Timidement, un jour, je pousse la porte. Dans ce lieu très ouvert, j’ai rencontré des artistes formidables, qui sont devenus des amis. Le fait de baigner dans cette atmosphère de liberté et de partage a stimuler ma créativité et m’a encouragée.  J’ y rencontre un artiste -peintre. Il a plus d’expérience que moi mais il suit exactement le même processus de création. Grâce à lui, je prends confiance en moi, en mes ressentis. Il me guide, sans me juger. Et grâce à lui, je progresse mois après mois. Je progresse, car il m’encourage à ne ressembler à personne d’autre qu’ à moi- même . Il ne cesse de me répéter : » Tout doit partir de toi « .

Et c’est ainsi qu’une nouvelle aventure a commencé. Il y a bien d’autres choses dont je pourrais témoigner, j’ai choisi ce volet là aujourd’hui, car il est très important pour moi. C’est une véritable métamorphose. Je ne suis pas devenu quelqu’un d’autre. Je suis devenue un peu plus moi. Ma révolution intérieure m’a conduite à être moi-même chaque jour un peu plus. Sans me préoccuper du regard des autres.

Quand j’étais adolescente, j’ai vibré en lisant «  L’alchimiste «  de Paolo Coehlo. Il y avait cette phrase que j’ai toujours gardé en mémoire comme un mantra :  » Si tu désires vraiment quelque chose, tout l’univers conspire pour réaliser ton désir « .

Mon âme désirait m’aider à créer une vie qui me ressemble. Longtemps, je ne l’ai pas écouté. Il était plus urgent de me conformer à ce qu’on attendait de moi. Il était plus urgent d’être raisonnable et de choisir la sécurité. Surtout pas mes aspirations profondes encore moins mes rêves. Tout était sous contrôle. Cela ne m’a pas empêché de vivre des ruptures que je n’ai pas réussi à éviter. Sûrement, elles étaient nécessaires. La preuve. Je n’aurai jamais suivi tout ce chemin, si je n’avais pas vécu cette traversée de la peur et de la douleur.

Il y a quelques jours, j’ai joué mon premier spectacle de poésie en musique et ça aussi c’est un miracle. Quand je partage mes créations, je me sens totalement alignée. Aller au bout d’un projet créatif, c’est tout un processus. Et quand il naît, c’est une véritable naissance.

Voyez-vous je crois aujourd’hui que la vie est plus intelligente que nous. Quand nous dévions de notre route, elle n’a pas d’autre choix que de nous envoyer des messages forts pour nous réveiller. Nous pouvons nous perdre, pour mieux nous retrouver. Quand nous sommes sur le bon chemin, nous le sentons grâce à cette chaleur vivifiante qui coule à nouveau dans nos veines. C’est l’énergie de la joie.

L’abondance, ce n’est pas forcément un gros compte en banque, mais c’est avant tout la sensation d’être riche. Je me sens riche aujourd’hui à l’intérieur et du coup des portes s’ouvrent chaque jour un peu plus.

 Je suis mon chemin. Que pourrai-je faire d’autre aujourd’hui sinon patiemment continuer, un pas après l’autre ?
Je ne peux plus me retourner. La chenille est loin derrière moi.
Je suis la même et à la fois une autre.
Comme un papillon, je respire la lumière du jour pour la première fois.
Je pars devant en éclaireur chers amis révolutionnaires, j’ouvre mes ailes.
Et si mes créations vous inspirent ! N’hésitez pas à me le faire savoir !
A très vite,
Sandra C.
©larevolutioninterieure.com

2015 : l’année du changement ?

 » Oscar Wilde a dit un jour que vivre est la chose la plus rare au monde et que la plupart des gens se contentent d’exister. J’ignore s’il a raison mais je sais que j’ai passé trop de temps à exister. Désormais, j’ai l’intention de vivre « .

Robyn Schneider

Et si on faisait une pause ?

Et si on faisait une pause ? Photo : Sandra C.

Une nouvelle année démarre et nous voilà poussés à l’action. La traditionnelle liste des résolutions en guise de boussole. Personnellement, je n’aime pas les résolutions. En général, elles m’enferment dans la culpabilité car au final je n’arrive jamais à les tenir.

Il faut, je dois, ce serait bien,  etc sont des formules qui sont bien souvent contre-productives. L’injonction à réussir sa vie ou à la changer est sans doute un tour de passe passe inventé par notre esprit rationnel pour nous rappeler à quel point nous n’arrivons pas à tenir nos engagements. Je préfère de loin le mot intention. C’est plus doux, moins catégorique, ça laisse une ouverture au champ des possibles et surtout ça libère l’imaginaire.Et ça c’est tout de suite plus joyeux.

Une des choses que j’ai apprises ces derniers mois, c’est que notre seule volonté de suffit pas forcément à créer la vie que nous désirons, c’est plutôt la relation que nous entretenons avec nous-même et avec le monde qui détermine notre réalité.

Si je dis : je veux être heureuse, comme si je lançais un défi à la vie, je m’engage dans une lutte que je vais sans doute perdre régulièrement, car au quotidien, il y a toujours de nombreuses sources de frustration, de colère, de tristesse qui viendront se heurter à cette grande résolution.

Si je dis : j’ai l’intention d’être heureuse, je donne une direction, je parle à mon âme, et je lui dis aide -moi à voir le beau, le bon, le bien dans ma vie, aide -moi à percevoir la beauté qui m’entoure, à saisir les opportunités positives pour moi car j’ai l’intention de créer une vie en harmonie avec moi-même.

L’énergie envoyée est déjà bien différente. Vous ne trouvez pas ?

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Vivre ou exister ? Qu’allons-nous choisir cette année ? Allons-nous continuer à nous déterminer en fonction du regard des autres ou allons-nous enfin nous faire confiance ? Allons- nous nous permettre de faire les choses que nous aimons ou allons -nous encore les remettre à plus tard ?

Vivre. Prendre la vie comme elle vient. Avoir l’intention d’en faire quelque chose de beau et d’unique à notre image. Vivre, c’est se sentir vivant. Goûter aux plaisirs simples de l’existence, leur donner du corps avec notre coeur. Vivre, c’est laisser la vie s’écouler naturellement à travers soi en étant pleinement présent à ce qui arrive.

Exister. Eternel besoin de reconnaissance. Lutte de pouvoir. Besoin de validation extérieure. Jugement. Comparaison. Compétition. J’existe si quelqu’un me regarde. Besoin d’attention.

C’est décidé, vue comme ça, je choisis de vivre. Exister, c’est devenu trop épuisant pour moi.

Nous sommes tous uniques, il est temps d’en prendre conscience. Nous avons tous quelque chose à offrir. Il est temps de reconnaître nos forces et nos aspirations profondes.  Il est temps d’apprendre à adoucir notre relation avec nous-même pour créer plus d’harmonie avec le monde extérieur.

Si 2015 doit être  une année de changement pour vous, qu’elle vous guide vers le meilleur de votre potentiel et qu’elle vous aide à renforcer votre confiance en vous et en vos ressentis afin que vous fassiez les meilleurs choix pour votre équilibre intérieur.

C’est ça, la révolution intérieure. Un tournant décisif qui nous amène à vivre notre vie en fonction de nos valeurs, nos talents et nos croyances positives et non à exister à travers le regard d’autrui, selon les normes et les conventions établies qui nous limitent et nous réduisent à un statut, à un rôle.

N’oubliez pas que ce n’est pas nous qui trouvons notre chemin, c’est le chemin qui nous trouve, quand nous nous permettons d’être nous-mêmes.

C’est tout le bien que je nous souhaite.

Sandra C.

 

 

 

Le pouvoir de la gratitude !

« La vie réelle ne sera pas toujours parfaite ou pas toujours de notre côté, mais reconnaître sans cesse ce qui fonctionne dans notre vie peut nous aider, non  seulement à survivre, mais à surmonter nos difficultés. »

Neale Donald Walsch

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Photo : Sandra C.

 J’aime bien cette photo parce qu’elle me rappelle ces moments de magie qui font le bonheur de ma vie créative. J’étais partie explorer sous la pluie ce petit bout de forêt  quand sous mes pas cette feuille délicatement posée sur son lit de mousse m’a faite sa déclaration d’amour.

Je suis sensible à ces messages subtils car ils me reconnectent instantanément à la beauté et à la magie de l’existence.

Il faut bien le reconnaître, vivre en harmonie dans un monde de plus en plus incohérent relève actuellement du défi. Il faut du courage pour conserver sa joie de vivre et sa capacité d’émerveillement dans une société globalement morose. Il faut une sacrée dose de confiance en l’existence pour continuer à se tenir debout quand tout s’écroule autour de vous.

Aujourd’hui, plus personne n’est à l’abri d’une difficulté majeure. La crise économique continue ses ravages silencieux. La souffrance au travail explose. La perte de repères est évidente à différents niveaux de la société.

Cette crise généralisée que nous traversons au niveau collectif et de plus en plus au niveau individuel pose la question du sens de notre vie. Elle nous pousse également à regarder en face la relation que nous entretenons avec nous-mêmes et avec le monde.

Ce sont des questions si vastes qu’on a même pas envie de commencer à se les poser. Cela nous obligerait à trouver des réponses qu’on ne trouve pas dans les livres, parce qu’elles se cachent tout au fond de nous. Et ça c’est effrayant.On ne sait jamais ce qu’on va découvrir dans les profondeurs, mieux vaut donc rester en surface, c’est plus prudent. Le fait est que même dans les abysses, il y a de la vie. Et ça, c’est rassurant.

Le chemin qui nous ramène à l’essentiel, nous pousse alors inévitablement à rencontrer la gratitude. Plus vous vous dépouillez du superflu, plus vous devenez reconnaissant. Plus vous prenez conscience de l’impermanence des choses, plus vous savourez le moment présent.

Un sourire, un bon repas , la visite d’un ami, un rayon de soleil, un arbre majestueux deviennent alors des trésors précieux.  Toutes ces petites choses ordinaires  que nous rangeons à tort dans la case des banalités du quotidien deviennent soudainement merveilleuses parce que vous avez pris le temps de les accueillir comme telles. Votre relation avec ce qui vous entoure change. L’énergie positive peut à nouveau circuler.

Plus vous remerciez, plus la vie vous remercie de la remercier. Le cercle vertueux, s’installe au rythme des efforts que nous déployons pour voir le bon côté des choses, même et surtout quand nous traversons des difficultés.

Cela demande beaucoup d’énergie de porter son attention sur les belles choses qui nous entourent. Ruminer, ça nous avons appris à le faire. Toute la société rumine son mal-être. Remercier, ça, nous savons moins faire.

C’est pourtant la beauté qui nous sauve.

La beauté de ces petits riens qui nous donnent tout simplement le courage de vivre.

Sandra C.

©larevolutioninterieure.com

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Comment trouver son chemin ?

 » Il faut parfois toute une existence pour parcourir le chemin qui mène de la peur et l’angoisse au consentement à soi-même. À l’adhésion à la vie. »  Charles Juliet

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C’était l’année dernière. En septembre, plus précisément. Je venais de m’installer à Paris, de quitter un poste et une vie qui ne me convenaient plus pour plonger la tête la première dans l’inconnu. Je marchais dans la rue près de chez moi, quand mon regard a été happé par ce message inscrit au sol. Il semblait avoir été écrit pour moi, tant il résonnait avec ce que je vivais. Je venais d’arriver à Paris et hésitais à suivre un projet professionnel qui sur le papier semblait riche de promesses, mais qui au fond ne me satisfaisait pas pleinement. Le message était clair. Je n’étais pas sur le bon chemin.  Mon coeur le savait déjà, mais ma tête refusait de l’entendre. Il a fallu quelques pas dans cette rue un matin de septembre pour réconcilier ma raison et mon intuition. « Dans la vie il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous » , nous dit le poète Paul Eluard.

Les mots des poètes ne sont pas justes beaux à écouter, ils ont vraiment du sens. Alors j’ai écouté ces mots laissés par un poète inconnu sur un bout de trottoir parisien avec attention et quelque chose en moi s’est détendu. J’ai donc refusé ce projet qui au fond ne me convenait pas mais auquel je m’accrochais car il n’y a rien de pire que l’incertitude. Dire non, sans savoir si autre chose de mieux se présentera est source d’anxiété. Nous sommes habitués à vouloir contrôler notre vie. Depuis deux ans que j’anime ce blog la révolution intérieure, j’ai appris pourtant, que s’attendre au meilleur crée des miracles. Alors j’ai fait un pas de plus vers la confiance. J’ai dit non à ce projet et je pense que j’ai bien fait.

Savoir ce qu’on ne veut plus est une chose plutôt facile à identifier. Tout votre corps dit stop. Arrive un moment où l’incohérence entre  qui on est et ce que l’on fait devient si insupportable que toute votre âme dit  » non « . Il n’y a plus d’envie, il n’y a plus de vie tout court. Tout en vous se serre. La gorge, le coeur, le ventre. Tout votre corps crie : » ça suffit ! » C’est ce  qui m’est arrivée un an auparavant.

J’étais journaliste, j’occupais un poste très bien rémunéré au sein d’une télévision régionale publique, je bénéficiais de la sécurité de l’emploi. Un statut en or que de nombreuses personnes m’auraient enviée. Pendant des années, j’ai travaillé à ce poste sans me poser de questions, heureuse d’avoir atteint l’un de mes objectifs de vie. Je bénéficiais de la sécurité de l’emploi et j’exerçais le métier qui me plaisait. J’aurai dû être heureuse. Accomplie. Remplie d’énergie. Cela a duré un temps.Et puis au fil des années quelque chose a changé.

J’ai commencé à m’intéresser à des tas de sujets : la psychologie, le développement personnel. J’ai travaillé sur moi. Beaucoup. J’ai appris à me connaître mieux, à m’accepter, à m’apprivoiser, à prendre conscience de mes besoins et de mes valeurs profondes. Ce genre de travail n’est pas sans conséquences, il bouscule votre petit monde intérieur et arrive un moment où si l’extérieur ne reflète pas ce changement, un conflit intérieur se met en place.

Pendant des années, j’ai été coupée en deux. Ma tête m’indiquait une direction, mon coeur me murmurait autre chose. J’ai mis du temps à vraiment écouter mon coeur. Je ne me fiais qu’à mon intellect, totalement déconnectée de mes émotions et de mes aspirations, je suivais la route qu’on m’avait apprise à suivre. La voie de la raison. Le problème c’est qu’au bout d’un moment, la raison ne vous aide plus. Le coeur sanglote de ne pas être entendu. Et la souffrance s’installe, sans que votre intellect ne comprenne pourquoi. Et puis un jour quelque chose s’est passé et a amorcé un changement qui allait s’avérer radical.

Un jour donc où je me rendais sur le terrain pour réaliser un reportage tout à fait banal à la demande d’un de mes chefs, quelque chose de déterminant s’est manifesté en moi. A peine arrivée sur le lieu du reportage, j’ai commencé à sentir monter en moi une angoisse terrible qui m’a coupée le souffle. C’était totalement irrationnel. J’avais déjà fait ce genre de reportage des centaines de fois, sans me poser de questions, en bonne élève, j’éprouvais la satisfaction du devoir accompli. Mes chefs étaient contents de moi, c’était l’essentiel. Mais ce jour là, cette angoisse asphyxiante a pris toute la place. Et ce que j’entendais en moi disait : » Si tu continues, tu vas mourir « . Ce ne sont pas des mots anodins.  A ce moment, j’étais si fébrile, que je n’ai pas eu d’autre choix que  de m’asseoir en  laissant le soin à mon collègue caméraman de faire les images nécessaires à notre reportage . Et c’est là que mon collègue que ne je remercierai jamais assez, a fait une chose totalement irrationnelle lui aussi et que j’ai découvert une fois rentrée au bureau, en salle de visionnage.

Ce moment est resté gravé en moi. Alors que je regarde les images de ce sujet, une autre image est apparue.  C’est moi.  Je suis assise sur la marche d’un escalier, recroquevillée, les yeux vides, le visage pâle comme une vierge morte. Et cette image de moi-même habitée par l’angoisse m’a fait l’effet d’un électrochoc.

Nous vivons tous des moments d’angoisse à un moment ou à un autre, mais nous nous prenons rarement en photo à ce moment là. La sensation d’anxiété est avant tout une sensation intérieure, que l’on perçoit avec les yeux du dedans. Me voir dans cet état avec le recul de l’observateur a été une chance. Je me suis dis :  » Tu ne peux pas continuer à faire ça comme ça « . Quelque chose devait changer.

J’ai compris que le message intérieur qui venait à moi ne devait pas être négligé. Il était vital. Pourquoi mon collègue avait- t-il fait cela ? Pourquoi me filmer à ce moment là ? Lui-même n’a jamais su me l’expliquer. Il a agi comme par réflexe. Et m’a offert une belle occasion d’avancer sur mon chemin. J’ai donc  appris à dire non. Plusieurs mois après cette expérience, je négociais mon départ de cette entreprise et décidais de m’installer à Paris. Nouvelle vie. Nouvelles perspectives. Nouveaux défis. Une multitude de chemins possibles. Mais comment trouver le bon ?

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Marcher tout droit ?

La vie serait tellement plus simple, s’ il suffisait de suivre une ligne droite pour arriver à la plénitude. Notre éducation nous enseigne qu’ en respectant les règles nous arriverons à la réalisation : bien travailler à l’école, être discipliné, collectionner les diplômes, répondre en bon petit soldat aux demandes de nos supérieurs. Tout cela devrait suffire à nous épanouir.  Il suffit d’observer la réalité du monde du travail pour comprendre à quel point ce n’est pas  vrai. Des sur-diplômés ne trouvent pas d’emploi. Des employés dévoués qui ne comptent pas leurs heures ne sont jamais augmentés. Le sacrifice amène rarement à la reconnaissance. Quelque chose cloche entre la théorie et la pratique. L’expérience de la vie nous enseigne bien plus de choses.

Un chemin tout tracé nous éviterait bien des errances. Si les choses se passaient comme elles devraient se passer en théorie alors il n’y aurait pas de drames, pas de souffrances. Un chemin tout tracé n’est-il pas l’assurance de la sécurité maximum ?

Si je suis cette ligne droite, il ne pourra rien m’arriver. D’ailleurs en existe-t-il une autre ? C’est peut-être probable mais il est risqué de sortir du cadre et de faire un pas de côté pour aller explorer le reste du monde pour la trouver. Et pourtant.  Tous les explorateurs font l’expérience de la peur. Leur courage est à la hauteur de leur angoisse d’affronter seul l’inconnu.

Qu’est- ce qui pousse les explorateurs à tenter l’aventure malgré tout ? L’inconscience ? Ou la conscience ? La conscience qu’un autre monde existe , une autre vie, une autre façon d’être au monde, un autre chemin qui mène à une terre fertile et abondante ? Comment en être sûr ? Il n’y a aucune certitude. Il faut donc apprendre à faire confiance ou s’arrêter. Mourir d’immobilisme ou mourir de peur ? A chacun de choisir sa mort. Quoiqu’il arrive, quelque chose va mourir.

Tout changement  entraîne la perte de repères, la déconstruction de nos croyances. Quelque chose doit mourir, pour que quelque chose d’autre puisse renaître. Je dis bien renaître et pas naître. Car tout est déjà en nous. Et tout le chemin consiste finalement à accoucher de cette autre partie de nous, qui désire être en cohérence avec le monde.

On peut l’appeler comme on veut. Moi je l’appelle l’âme. J’utilise ce mot en dehors de tout courant religieux spécifique. Le mot âme vient du latin anima qui signifie « animé« . Laisser parler l’âme , c’est libérer la voix de ce qui nous anime en profondeur. Le dictionnaire Larousse nous éclaire encore davantage avec cette définition :  » L’âme est le siège de l’activité psychique et des états de conscience de quelqu’un, ensemble des dispositions intellectuelles, morales, affectives qui forment son individualité, son moi profond ; esprit, intellect, cœur, conscience « .

L’âme est unité, pas séparation. Peut-être que le chemin consiste à relier des points lumineux pour lui faire de la place dans ce monde. Après avoir dit non à quelque chose, il est  nécessaire de dire oui à quelque chose d’autre. Pas un oui timide mais un oui qui vient du coeur. Le oui du coeur, c’est le cri de joie de l’âme.  Cela explose en-dedans comme un soleil. Cela éclaire vos yeux d’une étrange lumière. Il n’y a que les enfants qui offrent ce rayon au monde en toute innocence. C’est la lumière de l’émerveillement. De la joie pure.

Une fois approuvée l’idée du oui il faut cependant encore répondre à cette question : un oui d’accord, mais un oui , à quoi ?

 

Un petit pas lumineux

Un petit pas lumineux

Depuis ce  » non  » qui m’a invitée à respecter le rythme de ma quête intérieure de sens, de nombreuses choses positives se sont présentées dans ma vie. Le chemin que j’emprunte est toujours incertain, mais sur la route, des puits de lumière m’ont confortée dans l’assurance que j’avais fait le bon choix.

Cela ne signifie pas que le voyage est facile. Je prends des détours, j’avance, je recule, je me perds et d’un coup je retrouve ma route, comme si des anges bienveillants s’arrangeaient pour me faire rencontrer certaines personnes au bon moment juste pour m’aider à avancer. La liste des rencontres improbables et essentielles ne cesse de s’allonger.  La magie de la vie se déploie à mesure que je fais de la place à mon coeur.

La vie m’a fait de jolis cadeaux sur le chemin et en même temps j’ai été obligée avant de récolter ces fruits d’abondance de passer par une période de chaos où tous mes schémas se sont effondrés.  Il me faudrait plus d’espace pour tout vous raconter. Cela viendra sûrement.

Honnêtement, quand j’ai créé ce blog la révolution intérieure, j’avais surtout besoin d’air, d’oxygène pour laisser libre cours à ma curiosité, à mon inspiration, à ma quête de sens. Je ne pensais pas une seconde à cet instant que ce titre « la révolution intérieure  » qui s’est présenté à moi , -un matin au réveil comme une évidence-, j’allais par la suite le vivre en profondeur dans différents  aspects de ma vie : sur le plan professionnel ET personnel. Mais c’est une autre histoire. Ou plutôt le prolongement de celle-ci. Et cet article est déjà bien long. Alors je vais m’arrêter là.

Tout ce que je peux vous dire, c’est que je suis pour le moment toujours journaliste. Je collabore avec un magazine positif et inspirant : Happinez. Vous pourrez lire certaines de mes contributions dans le numéro de juillet.  D’autres projets sont en cours et même incertains ils remplissent déjà mon coeur de joie. J’y crois ! Je crois qu’il est possible de vivre la vie qui nous ressemble !

Ce que je sais aujourd’hui c’est que l’artiste en moi à besoin d’exister. Créer est devenu pour moi aussi vital que respirer. Si vous me suivez sur Facebook vous comprendrez mieux mes inspirations du jour ! J’aime tant écrire ! J’aime tant partager. Il ne s’agit pas d’imposer une quelconque vérité. Ce monde est fait de vérités multiples. Il s’agit juste de partager un peu de lumière. Un peu d’énergie positive.

Je connais la valeur des moments heureux, des instants lumineux, car j’ai traversé de nombreuses ombres. J’ai été touchée par des gens qui ont affronté bien des épreuves et sont toujours vivants. Leurs témoignages m’ont apporté tant de lumière ! Tant de clarté ! A mon tour, j’ai envie de la partager.

J’espère vous transmettre cette énergie à travers mes mots. Vos nombreux retours positifs m’encouragent à poursuivre ce blog et surtout à continuer d’écrire. Mon rêve est de publier. Ecrire. Créer. Inspirer. Laissez- moi faire cela. Laissez -moi être cela et je rendrai grâce. Je serai heureuse. Je serai enfin totalement moi. Voilà ce que j’ai envie de dire à Dieu s’il existe ! Peut-être qu’il m’entendra ! Alors, je vais avancer pour concrétiser cette idée.

Et vous ? Où dort votre rêve ? Nous irons le chercher  pour le réveiller !

Nous sommes tous sur le chemin. Et je pars devant en éclaireur. Tout ce que je découvrirai. Je le partagerai. Pourquoi faites-vous ça me direz-vous ? Parce que quand je fais ça, je me sens en accord total avec l’Univers. En paix. En joie. Reliée à vous, reliée à tout. Et cette sensation, je vous le dis, pour moi, c’est ce que j’appelle, le bonheur.

Oui je sais,c’est un peu mystique tout ça, surtout n’ayez pas peur. J’ai les deux pieds bien ancrés dans la Terre. Je lève les yeux au ciel, parfois. Comme un arbre, je me déploie. Et vous êtes avec moi chers lecteurs. Entre ciel et terre. Une forêt de papillons lumineux. Voilà ce que nous sommes ensemble, lorsque nous nous permettons de rayonner notre lumière. N’est-ce pas cela que nous cherchons ici -bas ?

 

Lumineuses pensées à tous.

Sandra C.

©larevolutioninterieure.com

 

 

Je suis née dans un baobab !

 » La force du baobab est dans ses racines  » Proverbe africain

" Baobab prayer "

 » Baobab prayer  » by Sandra C.

Me voilà de retour du Sénégal. J’ai un peu hésité avant de choisir cette photo pour illustrer cet article. La peur de se dévoiler totalement peut-être. Et pourtant cette photo résume tout. L’Afrique m’a nourrie au-delà de mes espérances. J’ai le sentiment d’avoir été bercée par les bras de la Terre.

Quand on évoque ce continent  dans nos médias, ce sont  les guerres, la pauvreté extrême, la famine qui se déploient sur nos écrans de télévision. Ce n’est pas de cette Afrique -là dont je vais vous parler aujourd’hui. En me rendant au Sénégal, pour rejoindre des amis qui y vivent, j’ai vécu ma propre expérience et c’est de cette expérience- là dont je vais vous parler.

 J’avais juste envie de partager  ce que j’ai ressenti là-bas.

Quand j’ai décidé de partir au Sénégal, j’avais besoin de clarté, d’énergie, d’inspiration pour poursuivre ma route. Et ce pays a exaucé mes prières. J’y ai vécu des instants magiques. C’est pour ne pas les perdre que j’écris, c’est pour les ancrer en moi, que je tape sur ce clavier. Toute notre vie n’est qu’une succession d’instants uniques. Ils s’évaporent si les mots ne les retiennent pas. Alors je vais vous raconter cette histoire, pour ne pas oublier, pour ne pas m’oublier et pour continuer à faire vivre la magie de ces instants précieux.

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Les nourritures africaines

Il y a d’abord cette chaleur, enveloppante, réconfortante. Je viens d’arriver dans le Saloum, une région située à 4 heures de route au sud de Dakar. Je suis avec Coly, mon guide. Coly est un ami de mes amis français. Nous avons le même âge, et nous avons eu le temps d’apprendre à nous connaitre à Dakar. Il va m’accueillir chez lui à Samba Dia pour quelques jours. Me voilà donc aux portes de son village et je suis transportée par la beauté de la Nature qui m’entoure. Cette terre rouge qui explose au soleil, les baobabs majestueux qui peuplent l’horizon aride, m’offrent leur bienfaisante énergie dès les premières secondes de mon arrivée. Je marche au ralenti et pourtant tous mes sens sont en éveil. Il me semble que je n’avais jamais utilisé mes sens avant ce jour. Les habitants portent tous des tenues colorées. Le noir semble réservé à la nuit. Dans ce village, la vie coule comme une rivière arc-en -ciel.  Me voilà donc arrivée dans la maison où vivent la mère de Coly, ses soeurs et ses neveux et nièces. Je suis un peu intimidée, je rencontre ces gens pour la première fois, mais ils me reçoivent comme si j’avais toujours été là. Je suis accueillie avec chaleur mais ma présence ne perturbe pas le rythme de la vie quotidienne. Les enfants jouent tranquillement à l’ombre du manguier qui trône fièrement au centre de la cour. Des poussins téméraires s’approchent de mes pieds poussiéreux en sautillant. Je souris de leur impertinence. Des éclats de rires s’échappent des gorges généreuses des femmes. Elles sont toutes d’une beauté sauvage. Je suis fascinée par la spontanéité de leurs regards, la luminosité de leurs sourires. Leurs corps tout en courbes se déplacent dans l’air avec légèreté. Leurs présences discrètes rayonnent dans l’espace.

Je prends quelques secondes pour m’adapter à ce nouvel environnement. Tout est tellement simple. Tellement naturel. On ne se perd pas en formules de politesse. Cette simplicité me libère d’emblée. Je me sens bien. Je me sens tellement bien, qu’ à peine arrivée, me voilà allongée sur un matelas en mousse posé à même le sol. Mes résistances d’occidentale soucieuse de faire bonne impression ont sauté en quelques minutes. Mon corps n’a qu’une envie c’est de s’abandonner en toute confiance à ce berceau improvisé. Nous ne parlons pas. Les mots sont de trop quand ils n’ont rien à dire d’essentiel. Ici, le silence ne fait pas peur. Ici le silence, permet d’entendre la respiration de la Terre. Chacun respire à son rythme et laisse l’autre respirer à son rythme. Ces inconnus viennent de m’offrir un cadeau inestimable : ils me laissent être moi-même, sans me juger, sans m’évaluer, sans rien attendre de moi. Il n’y a rien à faire, rien à dire. Juste être là. Juste être soi. Suivre le souffle naturel des heures qui passent, en étant totalement présent à ce qui est là.

Me voilà donc allongée sur ce matelas de mousse. Je ne pense plus, je savoure. Je me sens tellement en confiance, que je me mets à somnoler. Je sens que mon esprit perçoit les bruits alentours mais mon corps est totalement anesthésié. Je suis incapable de bouger. Ma conscience ensommeillée reste cependant alerte aux mouvements de la vie qui  coule tout autour de moi. Il y a le rire des enfants, le gloussement des poules, le vent qui ébouriffe délicatement les branches du manguier. Une profonde détente s’installe dans chaque parcelle de mon corps. La chaleur de l’air m’enveloppe. J’ai la sensation d’être  blottie dans le ventre de la Terre, comme si je retrouvais la chaleur du ventre maternel. Je me sens bercée par le souffle soyeux du vent. En totale sécurité dans cet environnement pourtant totalement nouveau. Je n’ai jamais ressenti un tel bien-être aussi rapidement où que ce soit. La terre africaine est notre mère à tous. Nous sommes tous issus d’elle.Voilà les pensées qui me traversent au moment où mon esprit s’apprête à voyager en dehors de moi, dans le pays mystérieux des rêves.

 

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Coly et moi

Coly le Baye-Fall

Il y a des rencontres qui semblent avoir été préparées depuis la nuit des temps par des anges facétieux. Quand j’ai rencontré Coly,  j’ai senti que je retrouvais un frère. Notre connexion a été immédiate. Comme une évidence. Nous sommes de la même génération. Nous sommes nés à la fin des années 70. Nous ne sommes plus des adolescents et pourtant, nous partageons cette spontanéité joviale qui nous caractérise tous les deux. Je m’émerveille de toute chose courant ici et là. Il veille sur moi, protecteur.  » Ton amie me tuera s’il t’arrive quelque chose « , rigole-t-il. Alors il fait en sorte qu’il ne m’arrive rien. Il éloigne les serpents d’une prière, me présente à tout le monde, s’assure que je ne manque de rien. Coly n’est pas vraiment un homme comme les autres. Il occupe une fonction que je ne connaissais pas jusqu’à ce jour. Coly est un Baye-Fall. C’est un homme qui a choisi une voie spirituelle issue de l’islam à laquelle il est totalement dévoué. Son travail consiste à servir la communauté. Il offre sa présence et ses prières. On l’appelle pour bénir les nouveaux-nés, pour célébrer les mariages et accompagner les mourants. Un Baye -Fall est une sorte de gardien de l’humanité. Sa mission consiste à faire le bien autour de lui. Ses prières ne sont pas réservés aux musulmans. Coly prie pour tous les êtres humains indépendamment de leurs religions ou de leurs croyances.  » Nous sommes tous de la même famille et nous avançons ensemble sur le chemin de la vie« , me répète-t-il. Pour Coly, le centre spirituel de l’Homme se situe dans le coeur. La tolérance, la solidarité, le partage, l’amour sont les valeurs qu’il porte en lui et qu’il essaye chaque jour d’incarner au mieux. J’ai rarement rencontré une personne aussi lumineuse. Sa présence est rayonnante. Quand je suis à ses côtés, j’ai la sensation d’être au contact d’un arbre. Coly est toujours très calme. Il peut rester des heures sans dire un mot. Je ne perçois jamais aucun signe d’impatience sur son visage. Il prend là vie comme elle vient, sans chercher à la contrôler. Souvent, il semble absorbé dans son monde. Coly est à la fois dans le monde et hors du monde. Une partie de lui est toujours en train de prier à tout moment de la journée.

Nous avons passé de longs moments ensemble à parler de la vie et du sens de l’existence. Le décor se prête à ce genre de conversations. La nuit la lune mange le ciel et baigne le village d’une douce lumière argentée. Ici, les constructions respectent le cosmos. D’un seul coup d’oeil, vous voilà relié à l’univers tout entier. Je n’ai jamais embrassé autant d’étoiles d’un regard auparavant. L’air exhale une odeur enivrante. L’encens local, le tchou-rai brûle dans chaque maison et se mélange aux effluves sucrées des plantes. Le village tout entier se transforme ainsi en temple sacré. Des oiseaux conversent à grands cris dans la nuit. La lune ronde comme la Terre veille amoureusement sur le village. Coly me parle au coin du feu. Je l’interroge :  » Comment vivre dans ce monde si complexe ? ». Il me répond qu’il n’y a rien à faire d’autre que de rester soi-même.  » Le plus important c’est d’apprendre à se connaître, d’être authentique, de se respecter et de respecter les autres. Comment peux-tu aimer les autres, si tu ne t’aimes pas ? De toutes les créatures terrestres, c’est l’être humain que Dieu aime le plus. Notre mission c’est d’être bégué   » , me répond-il.

Bégué . Ce mot en wolof signifie bonheur. Pour Coly, le but de l’existence, c’est la recherche du bonheur. Et pour lui pas de bonheur sans paix, sans tolérance, sans respect de soi et des autres. Le bonheur n’est pas un idéal, c’est un chemin à incarner au quotidien, en suivant son coeur, en considérant chaque personne comme son égal. Je lui demande : « Et quand la vie nous secoue ? » Il me répond alors ceci : » Il faut garder confiance. Transformer le négatif en positif. Faire de son mieux. Il y a des événements qu’on ne peut pas contrôler. L’humilité, c’est accepter de lâcher-prise. Si quelque chose ne fonctionne pas comme tu veux, ce n’est pas une punition. Quelque chose de mieux t’attend ! « .

" Baobab night "

 

Le baobab

J’ai pris cette photo blottie au creux d’un baobab. Ces arbres fantastiques poussent très lentement. Les plus imposants d’entre eux sont de vieux papys de presque 1000 ans. Autant vous dire qu’on se sent tout petit à leur contact. Ils semblent contenir en eux une sagesse ancestrale. Me voilà donc adossée au tronc de ce baobab. Il m’encercle de sa douce et généreuse chaleur. Mes pieds plantés dans la terre, allongée dans ce qui ressemble à un lit douillet, je me sens soutenue par sa force bienveillante. Mon regard se perd dans la brousse. Je suis seule. C’est un moment rien que pour moi. Dans les bras réconfortants de ce baobab, soudain, une vague d’émotion m’envahit. Et je me mets à pleurer comme un nouveau-né, le corps traversé d’irrépressibles sanglots. Mes yeux mouillés plongent dans le crépuscule et j’ai la sensation d’être lavée, nettoyée, baignée, éclaircie par mes larmes. Je déroule le fil de ma vie à cet instant précis et je revois  tous les moments difficiles qui ont traversé mon existence, tous les deuils qu’il a fallu faire, tous les chagrins, les trahisons, les échecs et les humiliations qui comme des aiguilles ont lacéré mon coeur au fil des expériences. Nous  connaissons tous ces moments de chaos au creux de notre monde intime. Aucun être humain ne peut se vanter de n’avoir jamais souffert. Nous portons tous en nous des blessures. Cela fait partie de notre condition humaine.

Alors, repliée dans les bras de ce baobab, j’ai décidé en conscience, que je laisserai ici au pied de cet arbre, toutes mes peines, tous ces chagrins. Il était temps de laisser tout cela derrière moi. Il était temps de me libérer de toutes ces émotions du passé, de les rendre à la terre, pour qu’elle puisse recycler mes peines. Et alors, mes larmes ont changé de couleur. Elles sont devenues  brillantes comme des gouttes de rosée. Mon coeur a explosé comme un soleil. La gratitude s’est alors installée en moi. Je me suis dit alors :  » Toutes ces peines  m’ont conduite jusqu’à ce jour, au creux d’un baobab, au milieu de cette beauté majestueuse.  » Et là quelque chose en moi a dit : » Merci. Merci la vie de m’offrir tant de beauté à cette seconde précise« .

Qui sait où la vie nous conduit ? Une porte se ferme et une autre s’ouvre. Changer, c’est plonger les yeux bandés dans l’inconnu. C’est accepter de faire confiance. Le chemin de la transformation nous impose de laisser derrière nous tout ce qui nous alourdit, tout ce qui ne nous sert plus. Ne pas s’accrocher aux vieilles colères, aux chagrins du passé. En les laissant mourir, en les mettant en terre, nous nous autorisons à voir le monde dans l’instant présent avec des yeux neufs. Voir les choses telles qu’elles sont et non plus à travers le filtre d’émotions anciennes. Ne plus rejouer de vieux scénarios mais créer sa vie en accord avec le chant de son âme.

J’ai trouvé la sérénité au creux d’un baobab. En réalité, je suis née dans le ventre d’un baobab. Ici, en Afrique, je me suis reconnectée à la simplicité et à la beauté de la vie. La douceur et la gentillesse des personnes que j’ai rencontré m’ont démontré que le monde n’était pas que souffrance et lutte de pouvoir.  Je n’ai cessé à la fin de mon voyage de témoigner ma gratitude à mes amis africains, cela a fait sourire Coly.  Il m’a dit alors :  » Le Sénégal t’a donnée ce que tu cherchais, parce que tu étais ouverte et curieuse de découvrir notre pays. C’est toi que tu dois remercier.  » J’ai levé un sourcil, étonnée. Il est vrai qu’on ne se remercie jamais assez des cadeaux que nous acceptons de recevoir de la Vie.

Et maintenant que je termine ce récit. Je dois avouer que c’est la nostalgie qui s’infiltre en moi. Tous les instants magiques de notre existence passent en un battement de coeur. Ce sont ces instants qui donnent pourtant du sens à nos souffrances.

Alors comment poursuivre la route à présent ? En puisant dans la beauté, l’harmonie, la créativité, la confiance, la lumière, la liberté, la joie, la simplicité. Ce sont mes racines. Ce sont nos racines. Les racines de notre humanité. C’est ce qui nous nourrit en profondeur. Alors nous serons tous des baobabs. Alors nous serons enfin nous-mêmes.

©larevolutioninterieure.com

 

 

 

 

 

 

 

 

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