Quand la musique adoucit les moeurs !

 » La musique peut rendre les hommes libres « 

Bob Marley ( 1945-1981 )

Savoir apprécier la beauté quand elle se présente est sans doute l’un des défis les plus difficiles à relever dans nos sociétés submergées par le stress.

Combien d’entre nous sont prêts à s’arrêter ne serait-ce que quelques minutes, pour accueillir les bras ouverts les cadeaux imprévus que l’instant présent nous offre généreusement ?

J’ai découvert la vidéo ci-dessous,  il y a quelques jours. La  scène a été improvisée et filmée dans le métro parisien le 18 octobre 2010. Ce jour-là l’artiste californien Aloe Blacc, se glisse discrètement dans la foule et offre à des inconnus un concert inattendu.

Observez bien la réaction des gens.  C’est très intéressant.

Et vous ? Qu’auriez-vous  fait ce jour là ?

 

Qui est Aloe Blacc ?

 

Aloe Blacc

Aloe Blacc

Né en 1979 de parents panaméens et élevé en Californie Nathaniel Dawkins alias Aloe Blacc se passionne pour la trompette qu’il va pratiquer de l’école primaire au lycée. A l’université, il apprendra à jouer de la guitare et du piano. En 1995, il forme le duo rap Emanon avec DJ Exile. En 2006, il enregistre son premier album solo pour le label Stones Throw. Entre néo-soul et rythmes latinos, le prometteur Shine Through reçoit un bel accueil critique. Début 2010, son nouveau titre « I Need a dollar » sert de générique à la série How To Make It In America de la chaîne HBO.  Son deuxième album, Good Things sort en septembre 2010. Son dernier album  » Roseaux « , sorti en 2012 regroupe de magnifiques reprises dont le célèbre  » Walking on the moon  » de Police.

Cet artiste talentueux, volontiers décrit comme l’héritier de Marvin Gaye est également un musicien engagé  :«Mon objectif  est d’utiliser la musique au profit d’un changement social positif», explique-t-il dans différentes interviews. En 2012, il décide de se mobiliser en faveur de la lutte contre le paludisme au Ghana.

Sur son blog, l’artiste relate ses prises de conscience à l’issue de sa tournée africaine : « Quand j’ai chanté I Need A Dollar avec des écoliers au Ghana, les paroles avaient une signification poignante. Un dollar c’est le budget quotidien de 1,4 milliards de personnes dans le monde aujourd’hui. Ils ne peuvent vraiment pas se permettre de contracter le paludisme. J’ai eu envie de me mobiliser d’une façon originale, personnelle et positive  pour tenter de résoudre ce problème. C’est pour cette raison que je me suis engagé auprès de l’association Malaria  No More UK, afin de les aider à lever des fonds ».

( Sources :  Stones throw records, wikipedia et le huffingtonpost )

Traduction : Sandra C.

Liens pour aller plus loin :

Le blog d’Aloe Blacc

La discographie d’Aloe Blacc

Le dernier projet musical d’Aloe Blacc: Roseaux

Aloe Blacc  : an article in english here

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Rencontre avec Marc Vella : le pianiste nomade !

Sandra, Marc Vella et son épouse Cathy

Parfois la vie nous offre de belles synchronicités. Avant de partir au Québec fin octobre, j’ai découvert Marc Vella. Le parcours  de ce pianiste français m’avait alors vraiment enthousiasmé.  Le hasard a bien fait les choses. Alors que nos agendas respectifs  ne semblaient pas coïncider en France, c’est à Montréal que notre rencontre a eu lieu. Un très heureux hasard. Et une belle rencontre que je partage avec vous.

« Le hasard sait toujours trouver , ceux qui savent s’en servir  » Romain Rolland

Marc Vella est un artiste atypique. Un musicien virtuose au parcours singulier. Il commence le piano à 5 ans et se passionne dès lors pour cet instrument. A 17 ans, il intègre une classe préparatoire en hypokhâgne tout en poursuivant sa formation musicale. Le jeune homme est doué, il rejoint la classe de composition à l’Ecole Nationale de Musique de Paris et remporte un prix de composition à l’âge de 25 ans. Il enchaîne les concours internationaux, mais cette vie confinée au sein des salles de concerts et des conservatoires ne le satisfait pas pleinement.  Il a soif d’aventures. Il a envie de rencontrer l’humanité. Un projet fou naît alors dans son esprit. Il décide de mettre son piano sur une remorque et de faire  le tour du monde avec lui. Il  improvise  des concerts où bon lui semble :  des bidonvilles de l’Inde, en passant par le désert du Sahara ou encore les montagnes du Pakistan. Un improbable périple qui va éclairer sa vie d’une lumière nouvelle. La musique, ce langage  universel, va lui permettre de dialoguer avec l’âme des inconnus qu’il approche.  Au delà des mots et des différences culturelles, il comprend alors ce qui unit les êtres humains et en tire une philosophie de vie résolument positive.

A 50 ans passés, Marc Vella continue de voyager. A ce jour, il a traversé plus de 40 pays et parcouru 200 000 kilomètres. A présent, il partage ses aventures avec les autres.  Depuis 2004, il embarque ceux qui veulent bien le suivre au sein de sa Caravane amoureuse Un projet itinérant ouvert à tous dont l’objectif est de promouvoir la non-violence et la paix, à travers la musique. Marc Vella est également l’auteur de différents ouvrages dont le Pianiste nomade, l’Eloge de la fausse note et le Funambule du ciel.

Marc Vella : Le pianiste nomade

-Qu’est ce qui vous a poussé il y a 25 ans maintenant à partir sur les routes  avec votre piano ?

 » J’avais soif de rencontrer l’humanité. Je crois que c’était parce que j’avais une conscience aigüe de notre fugacité. La vie d’un être humain, c’est un battement de cil. Je ne voulais pas vivre ma vie assis. J’avais besoin d’être présent, de découvrir le mystère de l’être humain et de vivre le mystère de la musique. J’avais envie,  avant de quitter ce monde, de me sentir vraiment vivant. Alors bien sûr ce n’était pas simple, mais amener un piano à queue dans des villages en Afrique, dans la jungle ou dans les montagnes du Pakistan, c’était pour moi une façon très concrète d’étreindre cette planète, d’étreindre la vie. Je ne pouvais pas me contenter de regarder le monde à travers un écran de télévision. Pour moi cela n’avait pas de sens. « 

Qu’avez vous appris de ce tour du monde des hommes ?

 » Je me rends compte après toutes ces années d’errance, que les êtres humains ont soif de la même chose. Ils ont soif d’amour. Ils ont soif d’être entendu, reconnu, regardé, aimé. J’ai malheureusement constaté qu’il y avait aussi une sorte de chape de plomb, une sorte d’interdiction à la jouissance de la vie, une forme de culpabilité à exister. Cette insécurité existentielle a amené les êtres humains à douter de la vie elle-même, c’est ce qui les a conduit à la nécessité de croire. Après avoir traversé tous ces pays, toutes ces cultures et après avoir observé toutes ces façons de vivre et de prier, moi, ça m’a plutôt amené à m’abandonner. Je me suis rendu compte qu’il y avait quelque chose de plus grand que nous, qui s’appelle le mystère et auquel il faut se livrer. Du coup cela m’a libéré du besoin de croire. Cela m’a aidé à prendre conscience qu’il n’y avait justement qu’une chose à faire dans la vie : aimer.  Pas chercher à être aimé, mais aimer et avoir ce regard émerveillé sur toute chose. C’est cela qui va nous permettre de transformer notre vie quand parfois elle est difficile ».

-Justement comment peut-elle  s’opérer cette transformation ?

« Le maître mot de la transformation pour moi, c’est l’accueil. Je ne dis pas que j’ai atteint cette attitude. Je ne suis pas un sage en la matière et je ne le prétends pas. Mais j’essaie d’incarner cela dans ma vie d’homme et de poser un regard aimant sur toute chose, quoiqu’il arrive. C’est ce que j’appelle l’état amoureux. C’est une façon de s’abandonner à ce qui est. Cela n’a rien a voir avec ce qu’on nous dit de l’amour. Pour moi l’état amoureux, c’est ce qui nous fait ressentir une infinie gratitude. Cela nous donne une énergie incroyable. C’est ce qui m’a donné d’ailleurs la force de traverser tous ces pays avec mon piano à queue. L’état amoureux, c’est aussi une forme de conscience. C’est ce qui fait que tout communique. L’arbre, le ciel, la rivière offrent des dialogues enchantés à ceux qui apprennent à les écouter. Ces dialogues-là nous échappent si on n’arrive pas à s’abandonner. C’est l’un des enseignements de mes  années d’errance à travers le monde. Quand la vie nous bouscule, on se demande quel sens donner à toutes ces souffrances et on finit par douter. Je crois aujourd’hui que les blessures et les épreuves de la vie nous aident à grandir et à ouvrir notre coeur, afin de nous apprendre à rester aimant quoiqu’il arrive. Aimer, c’est pour moi le seul véritable défi humain. Et c’est un exploit bien plus grand que de monter au sommet de l’Everest. Et puis l’amour c’est ce qui permet de réaliser l’alchimie intérieure. C’est ce qui transforme les ténèbres en lumière ».

-Qu’est ce que c’est pour vous, l’amour ?

« L’amour nous donne une force incroyable. C’est vital. Quand on diabolise l’amour on éteint le feu chez les gens et cela génère de la frustration et de la tristesse. Tout le drame de notre époque, c’est que l’on a instrumentalisé l’amour. Aujourd’hui on le confond avec le désir et il n’est qu’un outil pour vendre des choses, alors que pour moi l’amour est d’abord un souffle que nous devons laisser entrer en nous. L’amour, c’est l’abandon. « 

– Vous avez écrit l’Eloge de la fausse note et justement vous y regardez les erreurs avec beaucoup de bienveillance .

« Une musique sans fausse notes, ce serait insipide. C’est la même chose dans la vie. Une vie sans fausses notes cela n’existe pas.  Nous sommes tous porteurs de fausses notes, nous sommes tous maladroits, nous faisons tous des erreurs. Cela fait partie de notre expérimentation d’être humain. La question est : qu’en fait-on ? Une fausse note pour moi, c’est une fenêtre qui s’ouvre avec plein de nuit derrière dans laquelle, il nous faut mettre du jour. Nos erreurs servent à nous affiner. La meilleure manière de les transformer, c’est de les accueillir en restant bienveillant. On a tendance à se culpabiliser, à se juger sévèrement face à nos erreurs. C’est fatalement nocif et destructeur. On peut faire de nos erreurs une force si on apprend à faire confiance, à s’abandonner et à lâcher-prise. Quand la vie nous remue, on peut se relever en continuant à s’aimer, mais surtout à aimer. Sans rien espérer, sans rien attendre. Etre homme, être femme c’est avant tout un processus qui demande une bienveillance extrême. Condamner et punir cela amène à bâtir des malédictions. Cela fait des millions d’années que l’on utilise la condamnation et la punition et cela ne change rien. Moi je reste convaincu que c’est par l’accompagnement bienveillant, par la prise de conscience que ça va générer, que l’être humain peut se transformer.

Quand on dit à quelqu’un tu ne mérites pas ceci, de toute façon tu n’y arriveras jamais, tu te prends pour qui, c’est trop dur pour toi, quand on est dans cette attitude là de condamnation on empêche l’autre de rayonner et on finit par le détruire. Lorsqu’on pose un regard amoureux sur l’autre, on lui  permet de donner le meilleur de lui -même. Et puis lorsque on s’autorise enfin à aimer, pleinement,  on devient alors un véritable aimant et on attire encore plus  d’amour. L’abandon mène à l’abondance « .

– C’est peut-être plus facile pour vous de ressentir cela parce que vous êtes un artiste  ?

 » Pour moi, un artiste ce n’est surtout pas quelqu’un qui a un talent et qui se croit au -dessus des autres. A mon sens la véritable fonction de l’artiste, serait celle-ci : transcender la réalité en invitant les autres à le faire aussi à leur façon. Pour moi l’ artiste, c’est aussi celui qui va faire de sa vie une oeuvre d’art, avant tout. La grâce n’est pas réservée à Mozart, elle nous traverse tous.  Chacun peut y aspirer, pour peu qu’il croie en lui-même et en sa propre musique intérieure. Il est clair qu’il n’y a rien de plus extraordinaire que de voir une personne mise en confiance nous révéler sa richesse intérieure ».

Justement, vous incitez les gens à venir improviser avec vous, durant vos voyages, que se passe-t-il durant ces moments là ?

« Les gens reprennent confiance, retrouvent la foi en eux. Ils s’ouvrent aussi au mystère de la grâce. Ils sont traversés. C’est bouleversant de vivre cela ».

Quelles sont les expériences de votre vie qui vous ont intimement convaincu que l’être humain est beaucoup plus que grand que ses erreurs et ses drames ?

« Mon regard en fait. Quand j’étais plus jeune, je tombais amoureux mille fois par jour. Les gens me touchaient. J’ai toujours été émerveillé par l’autre, les autres. Je ne comprenais pas pourquoi. C’était tellement à contre -courant de tout ce que les médias diffusaient sur l’humain. Alors j’ai approfondi mon regard et j’ai vu. Pour moi, chaque être humain est un soleil. Ce qui est terrible, c’est qu’aujourd’hui on lui interdit de rayonner. Dans nos sociétés, l’être humain ne peut pas être un soleil, on lui demande juste d’être un miroir. Un miroir qui réfléchit, qui est dans le mental et pas dans le coeur. Je crois qu’il est urgent de nous réconcilier avec notre feu intérieur. Et pour cela il faut faire plus de place à l’amour. L’amour de soi d’abord, puis l’amour des autres. Il est temps de faire ce chemin qui mène à la délicatesse et à l’humilité ».

Liens pour aller plus loin :

Le site de Marc Vella

La caravane amoureuse de Marc Vella :

Le violoniste fou !

Ce qui frappe dans cette vidéo du violoniste américain Ashanti Floyd, c’est le langage de son corps lorsqu’il s’abandonne à cette improvisation. Cette vidéo a particulièrement  fasciné les internautes. Elle a été vue par plus de deux millions de personnes sur Youtube. L’artiste publie régulièrement sur le net ce type de performance, une manière pour lui de partager en musique son humeur du moment.

Celui qu’on appelle aussi  » The Mad Violonist » , leader du groupe  The Crack Symphony Orchestra n’est plus un inconnu aux Etats-Unis depuis sa nomination l’année dernière aux Grammy Awards. Il collabore depuis longtemps avec des pointures du rap et du hip-hop américain.

J’ai eu envie d’en savoir plus sur ce musicien, car il m’a beaucoup touchée. Skype et Facebook  m’ont permis d’entrer en contact avec lui. Nous avons échangé entre Paris et les Etats-Unis. Il a bien voulu répondre à mes questions et je l’en remercie. Nous avons abordé  son parcours musical, sa vie, et  ses projets.

Un vrai bonheur que je partage ici !

Ashanti Floyd a 27 ans, il vit à Atlanta mais il a grandi en Floride. Enfant, il fréquente  tous les dimanches l’église baptiste de Tallahassee car son père y joue du piano.  Le jeune Ashanti sait chanter et reconnaître les notes avant de savoir les lire. Il a tout juste 3 ans lorsqu’il commence à apprendre la musique selon la méthode développée par le japonais Suzuki, sous l’oeil bienveillant mais néanmoins exigeant de sa mère, enseignante de violon dans une école de la ville. Pendant près de 15 ans, Ashanti va  baigner dans l’univers de la musique classique, et des concours. Mais il écoute également du rap, du gospel, du hip -hop, de la soul. T-Pain célèbre rappeur américain est un ami d’enfance. Ashanti le violoniste est très loin de son univers, mais, il saura utiliser les sons qui l’entourent pour nourrir ses inspirations. Il devient l’un des premiers violonistes à sortir des sentiers battus. Il improvise, mélange les genres musicaux.

Le violon est un instrument qui ne pardonne rien. Le jeune américain l’apprivoise depuis 25 ans, et il en a fait son meilleur ami. Ashanti Floyd l’a même dépoussiéré un peu.  Il s’en sert  pour des dubstep, sorte  de freetsyle sur un rythme hip- hop. Un jour un ami lui propose de mettre une video de ses impros sur youtube. Contre toute attente la video est un succès sur le net.

Ashanti  produit ses propres disques, loin des majors. Il fait partie de ces jeunes artistes qui tracent leur chemin, sans faire de concessions, et en suivant leur coeur. Il a joué dans les rues, et adore improviser.   » Ici aux Etats-Unis, les artistes ne sont pas reconnus.  Les musiciens ne sont pas apprécié à leur juste valeur. Il doivent se battre très dur pour gagner leur vie. Moi j’ai choisi de créer mon propre système, de produire mes disques. J’aimerais éveiller les jeunes à la créativité, les sensibiliser à l’art« , explique-t-il. Il mène sa route entouré de ses amis et donne des concerts pour le moment essentiellement aux Etats-Unis à New-York , à Atlanta….

«  Le plus important c’est de faire ce qu’on aime. Mes parents m’ont toujours encouragé à le faire, même si se faire une place dans l’univers de la musique est difficile.  Il faut croire à ce qu’on fait, suivre ses rêves« , sourit-il.

Ashanti Floyd aime innover, surprendre.  Il aime aussi son indépendance, qui le tient éloigné, des majors, ces véritables bulldozers qui ont érigé le dollar comme unique but de tout projet artistique.

A l’heure où les Etats-Unis subissent une crise économique et sociale, quel regard peut bien porter un jeune violoniste afro-américain sur son pays ? Ashanti, observe la politique, d’un oeil critique. Les Etats-Unis aujourd’hui ?  » C’est un peu le bordel« , résume-t-il. Il regarde les démocrates et les républicains se déchirer avec un haussement d’épaules. Il regrette que le racisme soit toujours présent dans les états du sud. Sa dernière vidéo sur youtube a d’ailleurs été attaquée par un groupuscule extrêmiste, qui a déversé sa haine à travers des commentaires assez terribles. Le coup est rude mais Ashanti Floyd est bien trop positif pour se laisser aller au rôle de victime. Le musicien n’a pas le temps de se lamenter. Sa bataille à lui consiste à vivre la vie de ses rêves: entouré de ses amis, de sa famille, en faisant ce qu’il aime.

L’artiste est aussi impliqué envers les jeunes ! Il donne des cours de musique et de violon dans les écoles américaines !!! Il se bat tous les jours pour réhabiliter la-bàs la valeur de l’art. Et c’est une vraie lutte militante. Il y a peu de temps on lui a fait savoir que les crédits pour son programme éducatif seraient réduits et que c’était plus important que  les enfants fassent du sport. La compétition encore ! Il s’insurge sur sa page Facebook de cette politique qui privilégie la performance physique à la culture ! Ashanti a dû certainement vivre à l’époque des Lumières en France dans une autre vie ! D’ailleurs le musicien américain espère donner un concert en France. Il a eu un vrai coup de foudre pour notre pays, lors d’un voyage express à Cannes en juin dernier. Il rêve de venir jouer à Paris.

Tout  le monde ne sera sans doute pas sensible au style musical de ce violoniste atypique mais sa virtuosité peut toutefois nous interroger sur l’essence même du talent.

Le travail et l’effort suffisent-ils à créer la beauté? Comment définir ce supplément d’âme qui fait la différence?

A méditer!!

Ci-dessous le voyage d’Ashanti à Berlin en septembre. Il adore improviser avec des musiciens dans la rue ! Une belle âme ce garçon je vous dis !

Contact Ashanti Floyd sur Facebook : https://www.facebook.com/themadviolinist

Lien utile : l’apprentissage du violon selon la méthode Suzuki http://www.violoneli.com/cours/methode_suzuki.html

« Le musicien est quelqu’un à qui l’on peut s’en remettre pour dispenser de l’apaisement à son prochain, mais il est aussi un rappel de ce qu’est l’excellence humaine. »
Yehudi Menuhin, violoniste américain