L’éclosion du papillon

« Nous serions tous transformés si nous avions le courage d’être ce que nous sommes  » Marguerite Yourcenar

" The eye of the universe " Sandra C.

 » The eye of the universe  » Sandra C.

C’est l’une des mes toiles préférées. Je l’ai intitulée  » L’oeil de l’univers « , il s’agit de la dernière oeuvre de ma première exposition  » Métamorphose  » qui a eu lieu à Montmartre à Paris en septembre dernier. Le bleu est vraiment ma couleur. Elle m’apaise. Elle me relie en un instant à l’infini qui est pour moi un monde ouvert sur une multitude de possibles. Cet oeil grand ouvert perçoit le monde dans sa totalité. L’ombre et la lumière. A l’intérieur comme à l’extérieur, c’est l’équilibre entre ces deux forces qu’il faut trouver pour atteindre la paix.

Qui aurait pu imaginer qu’un jour j’exposerai des toiles à Paris, au coeur du quartier bohème de la capitale ? Sûrement pas moi. Et pourtant, c’est arrivé. Et c’est à cette crise intérieure que je dois ce miracle. Sans elle, je n’aurai jamais accédé à mes aspirations profondes et à mes talents cachés.

Mais reprenons le fil de mon histoire.

Dans le précédent billet, je vous racontais mes larmes et ma douleur. Le changement géographique. La rupture professionnelle. La séparation. L’effondrement de mon monde intérieur. Et la perte de repères qui s’en est suivie.

Mon conjoint depuis 13 ans m’annonce donc qu’il me quitte pour une autre. Je suis dévastée. Je pleure tous les jours. Des torrents de larmes. Pleurer ce n’est pas si grave. Cela fait du bien.  Le plus terrible, c’est l’état de mon coeur.  Des lambeaux de chaires molles. Voilà à quoi ressemble un coeur ravagé. Impossible dans ces conditions de sentir autre chose que la douleur. J’ai la sensation physique d’avoir un trou béant au milieu de la poitrine. C’est sans doute ce que ressentent les morts-vivants. Vous respirez toujours mais quelque chose est cassé si profondément en vous que même respirer devient éprouvant.

La première chose qui m’a aidée à apaiser la plaie, c’est l’amour des autres. Les amis : cette famille du coeur.  Il y a ceux qui compatissent, il y a ceux qui s’inquiètent pour vous et il y a ceux qui vous ouvrent leurs bras sans un mot. Ce sont ces derniers les plus précieux. Ils accueillent sans juger, sans chercher absolument à consoler. Ils offrent leur présence et c’est sans doute le cadeau le plus merveilleux que l’on puisse faire  à un autre être humain.

Au début, j’avais honte. Honte de l’échec, honte de ma souffrance. Je me ressentais comme une victime et je n’aimais pas cela.  Un jour une amie est venue me voir. Les seules larmes que nous avions versées ensemble jusqu’à ce moment là étaient des larmes de joie. Je suis de nature joyeuse, habituellement la tristesse, quand elle s’invite, je la chasse, mais là je ne pouvais pas. Le performant barrage intérieur que j’avais construit pour éviter de ressentir cette émotion au quotidien n’a bien sûr pas résisté au tremblement de terre qui a secoué mes certitudes. Tout a explosé. Pour mon plus grand bien. Il y a donc cette amie. Ses bras sont doux et chauds. Je sanglote à grande eaux sur son épaule ronde. J’ai honte d’exposer ainsi le visage de ma vulnérabilité. Je lui dis : » Je suis désolée, que tu me vois comme ça « . Elle sourit. Elle me dit alors cette phrase mystérieuse : « Ne t’inquiète pas , tu m’apportes au contraire beaucoup, en cet instant-là ».  Je la regarde interloquée. Je ne comprends pas ce que je peux bien lui apporter dans cet état là. Elle poursuit  : « Mais oui, en t’abandonnant dans mes bras, tu m’offres ta confiance ! ». C’est sans doute l’une des plus belles phrases qu’il m’a été donné d’entendre dans mon existence. Les mots ont un pouvoir bien plus grand qu’on ne le pense. Ces mots -là ont totalement transformé mon expérience. J’avais donc le droit d’être vulnérable, de craquer, de ne pas être forte tous les jours. Cette prise de conscience a vraiment changé quelque chose en moi. Il y a eu le début d’un sourire, et puis un rire, une explosion de gratitude, et enfin la confiance. La certitude que demain serait un jour meilleur. Le pouvoir de la bienveillance est immense.

Une fois mon amie partie, j’ai continué à rester bienveillante avec moi-même. Ce n’était pas facile tous les jours, car j’avais tendance à me culpabiliser pour ce que je croyais être un échec. Mais dans la vie rien ne se perd, tout se transforme. Et je sais aujourd’hui que c’est la bienveillance que je me suis offerte qui m’a aidée à avancer avec plus de légèreté et plus de joie.

" L'homme-jaguar " Sandra C.

 » L’homme-jaguar  » Sandra C.

L’autre émotion qui ne me laissait pas de répit, c’était la colère. Je ne savais pas quoi en faire alors elle me dévorait de l’intérieur. J’étais en colère contre moi, contre la situation, contre mon ancien conjoint. Je ne savais pas quoi faire de toute cette énergie destructrice alors je ruminais. Avec application. Jusqu’à en avoir mal au ventre.

Un jour une autre amie me voyant dans cet état -là me dit : » Et si tu peignais ? cela te ferait du bien !  » Je l’ai regardée d’abord avec des yeux ronds, avant de lui répondre  :  » Mais je ne sais pas peindre ! La dernière fois que j’ai tenu un pinceau c’était au cours de Mr Puel en 3ème et j’ai jamais été une pro du dessin ! » . Elle rigole et me lance : » On s’en fiche, fais comme tu le sens, suis ton mouvement intérieur et lâche-prise ! « . Lâcher-prise ? Je n’avais jamais appris à faire quoique se soit de cette manière là. On nous apprend à tout contrôler pas à lâcher -prise. Mais là, je ne contrôlai plus rien du tout alors j’ai dit :  » Pourquoi pas ! ».
Et c’est ainsi qu’a débuté sans que je m’en rende compte le projet  » Métamorphose « . Je me suis mise à peindre. Librement. Sans chercher un résultat. En cherchant simplement à vivre une expérience sensorielle avec les matières et les couleurs. Le processus a été pour moi thérapeutique, mais il a été encore plus important que ça. Il a réveillé en moi une vérité profonde : mon besoin vital d’expression.

La créativité m’a aidée à transformer mes émotions. La toile est devenue un cadre sécurisant où j’ai pu m’adonner à un véritable processus alchimique. Chaque tableau renferme sa formule magique. Chaque tableau à sa vibration propre.

Pour autant, je ne me sentais à ce moment là ni peintre, ni artiste.  Après tout, je n’avais pas fait les beaux-arts. Qui étais-je pour affirmer que j’étais une artiste ? Et pourtant, tout mon être vibrait à chaque fois que j’étais plongée dans la création. Après les couleurs, il y a eu les mots. Tout au long de ce processus qui a duré près de 7 mois, j’ai écrit de nombreux poèmes. A chaque fois les textes émergeaient en un seul jet. De manière spontanée. C’est devenu ma façon de créer.

La chrysalide a été bénéfique pour moi, car durant cette période, j’ai découvert que la créativité avait le pouvoir de transformer la lourdeur en légèreté. J’ai surtout réalisé à quel point créer était devenu pour moi aussi vital que respirer.

Voilà donc les cadeaux qui dormaient au creux de mon ombre. Si je n’avais pas vécu cette profonde crise de sens je n’aurai jamais exploré cette partie de moi qui ne demandait qu’à exister au grand jour. Ma créativité !

exposition  " Metamorphose"

Exposition
 » Metamorphose » septembre 2014

L’éclosion du papillon. Un an jour pour jour, après ma douloureuse rupture amoureuse, je me retrouve  » Au petit théâtre du bonheur  » à Montmartre. J’y présente ma première exposition de peinture. Je suis émue, heureuse, joyeuse. Les heures sombres me paraissent bien loin.   A ce moment précis, je suis moi. Plus que jamais. Comment suis-je arrivée jusqu’à ce lieu au nom si prophétique ? Grâce à une amie. Encore une fois. Si vous ne savez pas où vous allez, laissez les signes vous guider. Il y a toujours une femme sage quelque part qui sera prête à vous aider en partageant son ressenti.

Un jour, cette amie, donc, me montre la vidéo d’un musicien : il s’appelle Estas Tonne.

Je suis subjuguée, par sa virtuosité et sa présence. Mon premier réflexe en rentrant chez moi est de savoir s’il ne serait pas par hasard en concert à Paris. Je découvre alors qu’il a joué Au petit théâtre du bonheur , je me dis qu’il faut absolument que j’aille découvrir ce lieu. Timidement, un jour, je pousse la porte. Dans ce lieu très ouvert, j’ai rencontré des artistes formidables, qui sont devenus des amis. Le fait de baigner dans cette atmosphère de liberté et de partage a stimuler ma créativité et m’a encouragée.  J’ y rencontre un artiste -peintre. Il a plus d’expérience que moi mais il suit exactement le même processus de création. Grâce à lui, je prends confiance en moi, en mes ressentis. Il me guide, sans me juger. Et grâce à lui, je progresse mois après mois. Je progresse, car il m’encourage à ne ressembler à personne d’autre qu’ à moi- même . Il ne cesse de me répéter : » Tout doit partir de toi « .

Et c’est ainsi qu’une nouvelle aventure a commencé. Il y a bien d’autres choses dont je pourrais témoigner, j’ai choisi ce volet là aujourd’hui, car il est très important pour moi. C’est une véritable métamorphose. Je ne suis pas devenu quelqu’un d’autre. Je suis devenue un peu plus moi. Ma révolution intérieure m’a conduite à être moi-même chaque jour un peu plus. Sans me préoccuper du regard des autres.

Quand j’étais adolescente, j’ai vibré en lisant «  L’alchimiste «  de Paolo Coehlo. Il y avait cette phrase que j’ai toujours gardé en mémoire comme un mantra :  » Si tu désires vraiment quelque chose, tout l’univers conspire pour réaliser ton désir « .

Mon âme désirait m’aider à créer une vie qui me ressemble. Longtemps, je ne l’ai pas écouté. Il était plus urgent de me conformer à ce qu’on attendait de moi. Il était plus urgent d’être raisonnable et de choisir la sécurité. Surtout pas mes aspirations profondes encore moins mes rêves. Tout était sous contrôle. Cela ne m’a pas empêché de vivre des ruptures que je n’ai pas réussi à éviter. Sûrement, elles étaient nécessaires. La preuve. Je n’aurai jamais suivi tout ce chemin, si je n’avais pas vécu cette traversée de la peur et de la douleur.

Il y a quelques jours, j’ai joué mon premier spectacle de poésie en musique et ça aussi c’est un miracle. Quand je partage mes créations, je me sens totalement alignée. Aller au bout d’un projet créatif, c’est tout un processus. Et quand il naît, c’est une véritable naissance.

Voyez-vous je crois aujourd’hui que la vie est plus intelligente que nous. Quand nous dévions de notre route, elle n’a pas d’autre choix que de nous envoyer des messages forts pour nous réveiller. Nous pouvons nous perdre, pour mieux nous retrouver. Quand nous sommes sur le bon chemin, nous le sentons grâce à cette chaleur vivifiante qui coule à nouveau dans nos veines. C’est l’énergie de la joie.

L’abondance, ce n’est pas forcément un gros compte en banque, mais c’est avant tout la sensation d’être riche. Je me sens riche aujourd’hui à l’intérieur et du coup des portes s’ouvrent chaque jour un peu plus.

 Je suis mon chemin. Que pourrai-je faire d’autre aujourd’hui sinon patiemment continuer, un pas après l’autre ?
Je ne peux plus me retourner. La chenille est loin derrière moi.
Je suis la même et à la fois une autre.
Comme un papillon, je respire la lumière du jour pour la première fois.
Je pars devant en éclaireur chers amis révolutionnaires, j’ouvre mes ailes.
Et si mes créations vous inspirent ! N’hésitez pas à me le faire savoir !
A très vite,
Sandra C.
©larevolutioninterieure.com
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Les bienfaits d’une crise intérieure !

 » Tous les changements même les plus souhaités ont leur mélancolie, car ce que nous quittons, c’est une partie de nous-même. Il faut mourir à une vie, pour entrer dans une autre « . Anatole France

 

" Into the blue " Sandra C.

 » Into the blue  » Sandra C.

 Cette toile représente pour moi le symbole de la renaissance. Je l’ai créée il y a quelques mois alors même que j’achevais une phase douloureuse de mon existence. Dans ce soleil en gestation, il y a une femme. Elle s’abandonne à cette boule de feu, en toute sérénité, car elle sait qu’un puissant processus alchimique est en cours. Toute crise intérieure n’est au fond qu’une gigantesque opération de nettoyage. Quand plus rien n’a de sens, quand tout s’effondre autour de nous, ce n’est pas une punition, bien au contraire c’est une initiation. Une opportunité de croissance et d’évolution.
Je peux vous l’affirmer aujourd’hui car ce que je vous partage n’est pas une connaissance glanée dans un ultime livre de développement personnel.
Elle est issue de ma propre expérience.
Quand j’ai quitté mon emploi pour m’installer à Paris, le changement bien que souhaité n’a pas été simple. Une rupture professionnelle et une rupture géographique. C’est déjà un grand saut dans l’inconnu. Certes j’ai eu le courage de faire ce pas. Ai-je vraiment eu du courage ? Je ne sais pas.  J’étouffais tellement dans ma vie et dans mon travail qu’aucune autre solution ne m’est alors apparue. J’ai ressenti un besoin vital de changement. Je ne pouvais plus faire autrement. Alors j’ai fait ce pas. Je me sentais cependant en sécurité car ce choix était également motivé par le fait que j’allais rejoindre mon compagnon.
 Je prenais un risque certes, mais un risque mesuré. Je me disais qu’il serait là en cas de problèmes. Et la perspective de prendre le temps de trouver mon chemin  m’apparaissait beaucoup plus simple dans cette configuration. Jamais je n’aurai osé faire ce pas s’il n’avait pas fait partie de l’équation. Seulement voilà. Tout ne s’est pas passé comme prévu.
 Deux mois après mon installation à Paris, mon conjoint depuis 13 ans m’annonce qu’il me quitte pour une autre femme. Je vous dis ça presque froidement aujourd’hui , mais cela a été un choc d’une violence terrible. Je suis alors confrontée à l’une de mes peurs les plus profondes : la peur du rejet, la peur de l’abandon. Mais ce n’est pas tout. Je dois également faire face à des émotions extrêmes, réveillées par des blessures enfouies dans les profondeurs de ma psychée. Le tremblement de terre intérieur ne laisse aucune chance à tout ce qui a été refoulé. Tout explose comme un volcan en éruption.
Il y a d’abord la trahison qui réveille la colère : j’avais donné ma confiance à l’autre et là voilà piétinée.
Il y a ensuite l’insécurité qui réactive la peur : je suis alors dans une position fragile, je viens de quitter mon emploi, professionnellement je recommence tout à zéro, financièrement je dois faire face à bien des défis, car je ne suis pas seule, nous avons une petite fille et à ce moment là je ne me sens absolument pas capable de m’en sortir seule.
Il y a aussi la rupture amoureuse qui vous laisse au coeur un amer goût de chagrin.
Enlevez la confiance en l’autre, la sécurité que vous procure votre situation professionnelle et l’amour que vous témoigne votre conjoint dans votre vie. Regardez ce qu’il vous reste, c’est bien simple : rien. Enfin, ça c’est ce que je croyais.
 La dure vérité c’est que j’avais donc placé la totalité de mon sentiment de sécurité et de confiance en quelqu’un d’autre. En partant, il n’a pas fait que quitter une femme qu’il n’aimait plus. En partant, il m’a enlevé des ressources que je ne pensais pas avoir et qu’il incarnait pour moi.
Quand vous identifiez votre sentiment de bien-être à quelque chose d’extérieur à vous même : un travail, un amour, une maison. Vous prenez le risque  qu’un jour tout vous soit enlevé. Si cela arrive c’est qu’il est temps d’apprendre à vivre en auto -suffisance en partant à la recherche de ces ressources en soi-même. Il n’y a pas d’autre voie. C’est ce que j’ai appris.
Il y a donc cette violente prise de conscience. Je ne suis plus qu’une coquille vide. Un fantôme errant. A certains moments, je crois que la souffrance réveillée par cette séparation à été d’une intensité telle que j’ai cru basculé dans la folie. A la frontière du chaos. Au bord de la nuit. Je dansais une danse macabre avec une armée de démons.
Quand le monde que vous avez construit  et que vous pensiez  immuable, s’effondre, tout votre univers intérieur n’est plus qu’un vaste trou noir. Il n’y a alors plus de lumière, juste une intense obscurité. Elle n’est pas immobile, elle n’est pas vide non plus. Sinon ce serait supportable. Non, dans l’obscurité il y a de la colère, de la peur, du chagrin. Et c’est tout cela qui souffre en nous et qui prend toute la place.
La face à face avec mon ombre a été d’une violence extrême. Alors je suis morte. Je suis morte à cette douleur pour renaître. Un choc émotionnel en vérité c’est une bénédiction pour l’âme. Tout ce qui l’ alourdit  s’évacue au cours d’un intense processus que l’on nomme métamorphose. Ce qui cause la souffrance ce n’est pas la métamorphose en elle-même. Ce qui cause notre souffrance c’est notre  résistance à ce processus naturel qui fait partie des cycles de la vie.
Chaque jour, je me suis évertuée, à considérer cette épreuve non pas comme une punition, mais bien comme une opportunité. Je ne dis pas que cela a été facile. Je l’ai fait car tout au fond de mon âme, je savais que si je traversais tout cela c’était pour aller vers le meilleur. Je n’étais pas sûre de réussir la traversée. Je n ‘étais pas sûre d’être capable d’y arriver, mais je sentais au fond de moi, que si tout cela arrivait ce n’était pas un hasard. Bien sûr j’ai été aidée, par les connaissances que j’ai acquises à travers ce blog. Cultiver l’énergie positive ce n’est pas juste une philosophie de vie, transmise par des vieux hippies baignés de fleurs, c’est un puissant outil de guérison.
Vivre ou mourir ? Telle est la question que pose une révolution intérieure.
Accepter de mourir à soi-même pour renaître à soi-même. Lâcher l’ancien pour le nouveau. Les anciens schémas. Les vieilles habitudes. Les comportements hérités de notre éducation, de notre histoire, de nos plus profondes blessures.
Apprendre à naviguer dans l’obscurité. Ne plus vivre au passé mais enfin vivre au présent ?Ecouter les signes. Accepter de se laisser guider. Se faire confiance. Se reconnecter avec soi-même, pour découvrir son potentiel inexploité. Et enfin retrouver son chemin. Dépouillé de l’ancien, afin d’entrer dans un nouveau cycle, plus créatif, plus juste, plus joyeux, plus léger, plus en harmonie avec ce soi profond, qui est notre véritable guide. Si le mot  » spiritualité  » a aujourd’hui du sens pour moi, c’est bien en fonction de tout ce cheminement. On peut s’inspirer des grands penseurs mais on est toujours seuls face à soi-même à l’heure du choix entre la vie et la non-vie.
J’ai appris sur mon chemin que tout comme la chenille, nous sentons venir le temps de la métamorphose sans pouvoir la nommer. Quand tout s’effondre, c’est qu’il est temps de s’offrir une chrysalide. Ce qu’il s’y passe n’est pas réjouissant. Le corps de la chenille se vide. Elle se transforme en une masse informe afin que le papillon  puisse prendre toute la place.

Alors si vous traversez une phase d’obscurité, soyez rassurés. Vous êtes dans la phase de la chrysalide. Vous vous transformez.  Et comme rien ne dure même pas la souffrance, vous allez voir bientôt la lumière. Si vous permettez au processus de se dérouler. Nous avons tous  le potentiel en nous pour transformer le plomb en or. La lourdeur en légèreté. Nous sommes tous porteurs des clés de la résilience. Je sais, vous doutez. Vous avez peur. Et c’est normal. Mais soyez sûrs que lorsqu’on choisit de ne plus résister à la vie. Elle offre des bénédictions inespérées. Soyez sûrs que si vous vous engagez dans le processus en conscience , vous serez guidés. Il n’y a rien à faire à part trouver le moyen de vous connecter le plus possible à la vie : à ce qui vous fait du bien, à ce qui vous aide à vous sentir mieux.

Aujourd’hui mon existence a été totalement transformée. Attention. Je ne dis pas que je nage dans la félicité du matin au soir. Je suis encore traversée par de nombreuses peurs, des doutes. Mais j’avance en conscience en collaboration avec la vie. En alliance avec mon âme. Et cela n’a pas de prix.
Ce que je peux vous dire c’est que je ne me suis jamais sentie aussi vivante qu’aujourd’hui. J’ai rencontré des personnes formidables sur mon chemin. J’ai été énormément aidée à chaque fois que j’ai osé demandé de l’aide. Ma vie n’a jamais été aussi passionnante. Je me sens de plus en plus reliée à moi-même. Et c’est un tout nouveau rapport avec l’existence qui est en train de naître en moi aujourd’hui.

Chers amis révolutionnaires. Nous sommes ensemble sur le chemin. Nous sommes en train d’apprendre à devenir le changement que nous voulons voir dans le monde. Voilà la raison de toutes ces crises qui semblent ébranler si profondément nos vies.

Et si l’épreuve nous est proposée, c’est parce que nous sommes prêts à la traverser.

Célébrons l’heure de nos métamorphoses. Et faisons confiance au processus.

Je vous raconterai l’histoire de mon éclosion dans le prochain billet. Parce que voyez -vous j’aurai aimé lire un témoignage positif durant ma douloureuse transformation.

Alors puisque je ne l’ai pas trouvé. Je vais le créer. Et je vais partager avec vous un peu de cette magie que la vie m’a permise d’expérimenter. Alors la douleur aura du sens. Alors enfin, je pourrai apprendre à voler.

A très vite.

Sandra C.

©larevolutioninterieure.com

 

 

Comment devenir l’artiste de sa vie ?

 » Ce que nous accomplissons à l’intérieur modifie la réalité extérieure » Otto Rank

L'atelier intérieur "

Ecrire. Peindre. Créer juste pour le plaisir de créer.  Ces activités si naturelles et spontanées dans l’enfance sont souvent délaissées à l’âge adulte. A tort. La créativité parce qu’elle nous reconnecte à notre monde intérieur est un vecteur très puissant de changement. C’est ce que j’ai découvert en participant la semaine dernière à Moissac dans le Tarn-et-Garonne à  » L’atelier intérieur », un stage  animé par Sandrine Rouillon, art-thérapeute et énergéticienne.
Récit d’un voyage intérieur à la rencontre de notre pouvoir créateur.
L'ancien carmel de Moissac.

L’ancien carmel de Moissac

Il y a d’abord ce lieu. Magique. L’ancien carmel qui surplombe la ville de Moissac est un havre de paix. Il héberge tout au long l’année les pèlerins en route vers Saint-Jacques de Compostelle. Autant vous dire qu’il y a ici une énergie particulière qui d’emblée vous plonge dans un espace méditatif bienfaisant. Pendant trois jours nous allons nous retirer ici pour rencontrer à travers différentes pratiques artistiques nos aspirations profondes. Nous sommes sept. De tous âges. Entre 35 et 60 ans. Réunis ici le temps d’une retraite créative. Nos motivations sont diverses mais notre désir de nous recentrer est identique. Carole, est maman de trois enfants, au quotidien, elle jongle entre une activité professionnelle très prenante et une vie de famille bien remplie. Elle est venue ici pour se ressourcer : » J’avais besoin de prendre du recul, de ralentir, de prendre du temps pour moi. Je ne le fais jamais. « , m’explique-t-elle. Annabelle quant à elle cherche à recontacter sa source de créativité pour se remettre en mouvement :  » Je suis ici parce que je cherche une nouvelle voie professionnelle « . Les attentes sont différentes mais l’expérience va être la même pour tous. Nous avons besoin de stopper le disque rayé qui tourne parfois en continue dans nos têtes pour enfin nous écouter vraiment.

Sandrine Rouillon, art thérapeute, animatrice de l'atelier intérieur

Sandrine Rouillon, art thérapeute, animatrice de l’atelier intérieur

Sandrine Rouillon nous a préparé un programme où il ne sera pas question de réfléchir mais bien de ressentir. Difficile de faire le point sur soi, quand autour de vous tout s’agite en permanence. Sandrine, va nous offrir une pause. Un tête-à-tête avec nous-même. Un espace de création libre de tout jugement. Comment ? En laissant les couleurs nous parler. En nous invitant à coucher sur le papier ces mots qui ne demandent qu’à être entendus pour de bon. Sans nous soucier du résultat. Déconstruire le connu pour explorer l’inconnu. Voilà l’aventure à la fois individuelle et collective qui nous attend. Et pour accueillir tout cela nous allons utiliser un outil qui est loin d’être anodin : le mandala.
"L'atelier intérieur "

« L’atelier intérieur « 

Qu’est-ce qu’un mandala ? A l’origine, ce mot sanskrit signifie « cercle « . Et plus précisément  » pensée contenue dans le cercle « . Le dessin centré a été utilisé à travers les âges par de multiples cultures.  On le retrouve dans les temples bouddhistes, dans  les roues de médecine amérindiennes, dans les cathédrales du 13ème siècle sous la forme de magnifiques rosaces.  Et ce n’est pas un hasard. Le cercle est le symbole de la vie. Ce mouvement vital qui traverse  tout être humain oscille entre l’expansion et le retour au centre. Cette forme primordiale évoque la Terre, le Soleil, la Lune. Le cercle est un tout. C’est aussi une forme rassurante dans laquelle nous allons exprimer notre recherche d’équilibre personnel.

Le mandala est un puissant outil de recentrage, dans lequel nous allons projeter et organiser notre monde intérieur du moment.  » Au cours de tout processus créatif, il est important de débrancher notre cerveau gauche analytique, pour nous reconnecter avec notre cerveau droit qui est le siège de notre intuition et de notre imagination. Le mandala permet d’exprimer sa créativité en toute sécurité et d’accueillir différentes parties de nous-même qui peuvent être en conflit. La manifestation des couleurs et des formes est déjà un acte guérisseur. Notre esprit analytique ne comprend pas mais notre corps sait. La création devient alors un acte de réparation inconsciente« , précise Sandrine Rouillon.

atelier intérieur novembre 037Se rencontrer à travers les formes, les mots et les couleurs est une odyssée des profondeurs. Sandrine nous prépare au voyage en nous proposant des marches méditatives dans la forêt voisine. Durant ces instants de solitude nous partons à la recherche de tous les trésors que nous portons en nous : nos succès, nos talents, ce que nous aimons faire. L’idée est de laisser venir les sensations, les souvenirs pour ensuite les mettre en couleurs et en mots. Premier constat : ce n’est pas forcément simple d’accéder au meilleur de soi :  » Si autre chose se présente, c’est que vous venez de contacter ce qui vous empêche d’atteindre votre objectif de bien-être », nous rassure Sandrine. La lumière et l’ombre dansent ensemble . Lorsque nos désirs véritables émergent, la liste de nos incapacités à les réaliser nous assaillent d’emblée. Les prises de conscience s’enchaînent cependant au fur et à mesure de nos échanges en groupe. Comment se sentir heureux et vivant sans utiliser nos talents, notre enthousiasme, notre vitalité pour créer une vie qui nous ressemble ?  Qu’est-ce qui peut bien nous empêcher d’exprimer notre plus haut potentiel relationnel, affectif, créatif, professionnel ? Les réponses se révèlent dans nos témoignages respectifs. Nous sommes prisonniers de croyances limitantes héritées de notre éducation et de nos expériences passées. Florence par exemple si volubile dans son travail, nous confie ses difficultés à exprimer ce qu’elle ressent dans la sphère intime: «  Dans ma famille on ne montrait pas son amour avec des mots« , partage-t-elle. Annabelle qui a pourtant passé 6 mois avec ses enfants à voyager en Asie, n’arrive pas à se défaire de son passé d’enfant dyslexlique . La peur du jugement. La terreur du rejet. La frayeur de trahir les contrats inconscients transmis par nos ancêtres.  Voilà l’origine de ces blocages qui se montrent au grand jour pour être transformés. En mettant ensuite des mots et des couleurs sur nos aspirations véritables,  nous nous recréons.  La feuille blanche devient alors la métaphore d’une renaissance. Si nous étions libres d’être ce que nous sommes qui serions-nous ? La création spontanée nous ouvre alors la voie vers ce qui nous anime en profondeur et qui définit notre individualité dépouillée des conditionnements extérieurs.

A chacun son mandala !

A chacun son mandala !

Nos mandalas nous ramènent à l’essentiel. Ils sont surtout la preuve vivante du magnifique potentiel de beauté et de créativité qui réside en chacun d’entre nous. A l’issue de ces trois jours d’exploration notre vie ne va sans doute  pas changer du jour au lendemain, mais de nouvelles graines ont été semées, les mauvaises herbes ont été défrichées. Etienne l’un des participants se sent « revigoré et en mouvement « . Dominique a envie « d’être plus gourmande de la vie « . Sophie-Armelle a retrouvé  » son enfant intérieur, libre , créatif , inspiré « . Quant à moi je m’émerveille du pouvoir libérateur d’un partage authentique dans un esprit de co-création.  Voyez-vous nous ne sommes pas si différents derrière nos masques. Nous sommes confrontés aux mêmes questions et aux mêmes limites. Que cherchons-nous au fond ? Peut-être un peu plus de liberté. Peut-être à nous rapprocher de notre vérité. Créer sa vie c’est oser laisser derrière soi tout ce qui nous empêche de nous sentir en cohérence et en harmonie avec nous-même. C’est choisir les couleurs qui nous font du bien pour peindre un monde qui nous ressemble. Si je dois retenir une seule pensée de cette expérience je choisirai celle-ci : tout part de notre centre pour ensuite rayonner dans l’espace. Et non l’inverse. Pas de changement extérieur possible sans changement intérieur. En restant centré sur nos priorités, nos désirs, nous ne sommes ni égoïstes, encore moins égocentriques. Nous devenons des créateurs, prêts à offrir au monde notre rayonnement unique.

Sandra C.

Plus d’infos sur l’association « Eclore « ? C’est par ici.

Vous y trouverez des infos sur les ateliers bonheurs et le journal créatif.

©larevolutioninterieure.com

 

L’intelligence collective au service de la co-création !

 » Seul on va peut-être plus vite, mais ensemble, on va plus loin « 

Proverbe africain

Une session de formation sur le thème " Travailler en intelligence collective "  chez Imfusio

Une session de formation sur le thème  » Travailler en intelligence collective  » à Imfusio

C’est un fait. La crise , parce qu’elle vient bouleverser nos schémas de pensée, nous invite à explorer de nouvelles de façon de vivre mais aussi de travailler ensemble. Pour avancer une société à besoin d’innover. Et pour trouver des idées nouvelles, il est nécessaire de stimuler la créativité. Mais comment créer cette synergie qui permettra à de nouvelles solutions d’émerger ? Peut-être  en nous appuyant sur notre intelligence collective. Ce concept popularisé par le chercheur français Jean – François Noubel, nous propose de nous reconnecter avec une intelligence originelle qui s’appuie sur les forces de chaque individu réuni au sein d’un collectif.  Travailler en intelligence collective , c’est faire l’expérience de la co-création en développant un esprit de collaboration. C’est ce que j’ai découvert en participant à une session de formation à Paris à Imfusio, l’un des premiers cabinets spécialisés dans la transformation des organisations via l’intelligence collective.

yoga du rire 030

Premier contact et premier constat. Avant de travailler ensemble nous allons apprendre à nous connaître. Pendant deux jours Sanaa, Sylvia, Françoise, Cyrille, Amélie, Anaïs et moi-même allons expérimenter différents outils d’intelligence collective. Nous sommes issus de milieux professionnels différents, Sylvia travaille dans les ressources humaines, Anaïs et Cyrille gèrent une association, Sanaa et Amélie sont encore étudiantes à l’Ecole Centrale de Paris mais dans quelques mois elles seront amenées à travailler dans de grandes entreprises. Face à nous, Audrey et Elise, les « facilitatrices en intelligence collective » nous ont concocté un programme plutôt ludique. Ce sont elles qui vont nous guider tout au long du processus. Nous commençons par nous présenter mais d’une manière tout à fait originale. Tour à tour, nous sommes invités à choisir deux photos mises à disposition dans la pièce qui représentent d’une part, notre état d’esprit du moment et d’autre part nos attentes par rapport à cette formation.

Toute approche en intelligence collective nécessite une phase de connexion entre les participants. Nous sommes installés en cercle et ce n’est pas un hasard, cette disposition spatiale favorise naturellement la communication. Nous définissons ensemble le cadre de nos échanges en répondant à cette question : qu’est-ce qui favorise la collaboration ? Le plaisir, la bienveillance, l’ouverture, la confiance, l’écoute active, le respect, l’absence de jugement. Nos réponses fusent. Voilà donc les règles qui vont encadrer nos interactions pendant ces deux jours de formation.

C’est l’une des premières leçons de l’intelligence collective. Pour créer les conditions favorables à l’émergence d’un esprit de collaboration, il est important de fixer des règles approuvées par tous. La créativité a besoin de liberté pour s’exprimer, mais elle a aussi besoin d’un cadre. C’est dans cet espace que vont pouvoir se déployer des idées nouvelles.

Du chaos à la convergence !

Ecouter les idées des autres, sans les juger, est sans doute la règle la plus difficile à respecter. Une idée n’est pourtant ni bonne, ni mauvaise, elle sert ou non un objectif. Voilà ce que nous explique-t-on en toute simplicité. Travailler en intelligence collective, c’est donc d’abord, libérer la parole. Et la parole se libère plus facilement, lorsque nous sommes en mouvement. Nous sommes donc invités à naviguer entre différents espaces de travail, puis à réfléchir à la mise en place d’une réunion collaborative.

Tout processus d’intelligence collective connaît différences phases : dans un premier temps, les idées fusent. L’objectif est vraiment d’abord de les accueillir toutes. Cette phase-là est plutôt chaotique. C’est la phase de divergence. Nous ne sommes pas d’accord et il semble difficile de trouver de la cohérence à toutes nos propositions. Cette phase est cependant nécessaire pour libérer la créativité. Après le chaos, nous entrons ensuite dans la phase de convergence. Cette étape nous ramène à l’objectif et tout ce qui ne sert pas l’objectif est laissé de côté. La clarification de l’objectif est la clé de l’efficacité. Ce qui est très intéressant, c’est de constater que les idées des uns nourrissent les idées des autres. Elles s’ajoutent, se transforment, évoluent.

Nous faisons tous l’expérience au cours de notre vie professionnelle de ces interminables réunions de travail dont nous sortons souvent épuisés sans savoir pour autant ce que nos managers attendent de nous. La France est d’ailleurs la championne du monde de la réunionite. Nous organisons des réunions pour tout, mais elles sont souvent inefficaces. Les grandes idées émergent bien plus facilement devant la machine à café et ce n’est pas un hasard. Détachées de la pression du groupe, libérées de la peur du jugement, les meilleures idées naissent dans un contexte dégagé de toute pression inutile.

De l’esprit de compétition à l’esprit de collaboration

Au cours de la formation nous explorons différents outils : l’aquarium, les triades, les tables inspirantes, la marche dialoguée. Autant d’expériences qui nous incitent à écouter l’autre et à le laisser s’exprimer. Laisser l’autre développer sa pensée jusqu’au bout demande un effort, tant nous sommes tentés de réagir aux premiers mots partagés. En laissant de l’espace à l’autre, nous permettons cependant à un champ plus vaste d’exister. C’est ce que nous découvrons ensemble au fil des expériences proposées.

L’esprit de compétition nous pousse à confronter nos idées. Cette démarche suppose une division du monde entre les perdants et les gagnants. L’esprit de collaboration nous pousse au contraire à partager les idées dans une optique de gagnant-gagnant. Un groupe se fédère autour d’un projet et si le projet aboutit, tout le monde en retire les bénéfices.

Cette vision a de quoi perturber les schémas traditionnels mis en application au sein de la majorité des entreprises, essentiellement construites sur un mode pyramidale. Concrètement un petit groupe de dirigeants impose à la base une direction et des objectifs. La base n’est pas consultée et pourtant ce sont bien les exécutants qui devront mettre en œuvre les projets, les concrétiser et les organiser sur le terrain. Mais comment matérialiser les idées d’un petit groupe de dirigeants, souvent déconnectés du terrain ? Comment motiver les troupes sans les impliquer ? Est-ce réellement la meilleure solution pour obtenir des résultats positifs ?

Sylvia est formatrice en Ressources Humaines dans le Nord de la France. Elle s’interroge sur l’avenir de son secteur car elle a observé que les besoins des entreprises évoluent : « Je suis venue ici par curiosité. Les RH cherchent aujourd’hui des façons innovantes de former les collaborateurs. On veut sortir des carcans. On se rend bien compte que pour motiver les équipes, il est nécessaire de trouver de nouveaux outils. Cette nouvelle approche crée de la surprise et de l’implication dans des projets. C’est ce que recherchent d’ailleurs nos jeunes collaborateurs, qui ont grandi avec l’émergence des réseaux sociaux. L’esprit de collaboration fait déjà partie de leurs vies : ils vivent en colocation, ils partagent leurs infos via facebook ou twitter. Pour motiver cette génération de salariés nous devons donc nous adapter à ce changement. Cela permettra de créer aussi du lien entre différentes générations. De nombreuses entreprises désirent s’appuyer sur la force du collectif pour avancer, cependant elles ne savent pas comment le faire, concrètement, au quotidien ».

Cyrille Tessard fait partie de cette génération connectée. A 24 ans, fraîchement diplômé d’HEC, il a préféré délaisser le secteur de la finance où il aurait pu faire carrière, comme la plupart de ses camarades de promotion, pour mettre son expertise au service des organisations non gouvernementales. Avec Anaïs, il a ainsi créé Videaux une association qui met en relation des professionnels de la communication et de l’image et des ONG qui disposent de peu de moyens. L’intelligence collective l’a tout de suite inspiré. C’est pour cette raison qu’il est venu se former : « Je pense qu’il est plus efficace d’avoir trente personnes qui réfléchissent ensemble à une solution que dix experts qui vont penser les solutions pour les autres.

Je gère 50 bénévoles. On essaie de co-construire un projet. Ma problématique en tant que président de videaux.org, c’est d’impliquer mes bénévoles. Que vont-il gagner à venir offrir leurs compétences gratuitement ?

J’ai observé également qu’un tour de table classique ne suffit pas à faire émerger des idées.

Ici, j’ai appris des outils ludiques, qui amènent du mouvement et de la créativité. Avant, je me positionnais en chef, responsable d’un groupe. Aujourd’hui j’ai plutôt envie de me positionner en accoucheur d’idées. Je peux avoir mes idées. Mais mes idées et les idées des autres peuvent déboucher sur de nouvelles idées. Et c’est très intéressant ».

Ecoute. Partage. Tolérance. Ouverture. Voici les piliers qui favorisent l’émergence de notre créativité. Après deux jours de formation, nous sommes agréablement surpris de ce que nous avons réussi à produire ensemble : nous avons construit des stratégies, des plans d’action, autour de cas pratiques et concrets. Nous repartons plus confiants, plus enjoués. Créer ensemble a été un vrai plaisir. Et pourtant, quarante-huit heures auparavant, nous étions de parfaits étrangers les uns pour les autres issus d’environnements professionnels totalement différents. Ce qui a été possible ici n’est pas une utopie de plus, mais bien la démonstration concrète du pouvoir de la collaboration.

Imaginez votre entreprise, votre service, votre structure en train de tenter l’expérience que je viens de vous décrire.

Imaginez en tant que salarié ce que cela vous ferait de vivre le changement dans des conditions où la bienveillance et le respect de l’expertise de chacun sont les lignes directrices du futur.

Et si vous êtes chef d’entreprise, imaginez que vos salariés soient réellement motivés, engagés, présents en énergie et en créativité pour nourrir votre vision et la concrétiser avec vous.

Est-ce que cela ne changerait pas positivement votre expérience du travail ?

Quand les vieilles recettes du passé ne fonctionnent plus, rien ne sert de s’obstiner, il faut peut-être juste changer de point de vue. Chercher l’innovation. Avancer.

L’intelligence collective n’est sans doute pas la réponse à tous nos problèmes économiques, mais elle est porteuse d’une énergie rafraîchissante. Un air frais dont nous avons bien besoin dans nos entreprises asphyxiées.

Alors pourquoi ne pas essayer ? Il n’y a rien à perdre, et certainement beaucoup à gagner.

 

Pour aller plus loin :

Toutes les bonnes idées pour développer la coopération et la convivialité au travail sont à découvrir sur le site de l’association  » Entreprise et convivialité « . Une vraie mine d’or positive et inspirante !

©larevolutioninterieure.com

Comment trouver son chemin ?

 » Il faut parfois toute une existence pour parcourir le chemin qui mène de la peur et l’angoisse au consentement à soi-même. À l’adhésion à la vie. »  Charles Juliet

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C’était l’année dernière. En septembre, plus précisément. Je venais de m’installer à Paris, de quitter un poste et une vie qui ne me convenaient plus pour plonger la tête la première dans l’inconnu. Je marchais dans la rue près de chez moi, quand mon regard a été happé par ce message inscrit au sol. Il semblait avoir été écrit pour moi, tant il résonnait avec ce que je vivais. Je venais d’arriver à Paris et hésitais à suivre un projet professionnel qui sur le papier semblait riche de promesses, mais qui au fond ne me satisfaisait pas pleinement. Le message était clair. Je n’étais pas sur le bon chemin.  Mon coeur le savait déjà, mais ma tête refusait de l’entendre. Il a fallu quelques pas dans cette rue un matin de septembre pour réconcilier ma raison et mon intuition. « Dans la vie il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous » , nous dit le poète Paul Eluard.

Les mots des poètes ne sont pas justes beaux à écouter, ils ont vraiment du sens. Alors j’ai écouté ces mots laissés par un poète inconnu sur un bout de trottoir parisien avec attention et quelque chose en moi s’est détendu. J’ai donc refusé ce projet qui au fond ne me convenait pas mais auquel je m’accrochais car il n’y a rien de pire que l’incertitude. Dire non, sans savoir si autre chose de mieux se présentera est source d’anxiété. Nous sommes habitués à vouloir contrôler notre vie. Depuis deux ans que j’anime ce blog la révolution intérieure, j’ai appris pourtant, que s’attendre au meilleur crée des miracles. Alors j’ai fait un pas de plus vers la confiance. J’ai dit non à ce projet et je pense que j’ai bien fait.

Savoir ce qu’on ne veut plus est une chose plutôt facile à identifier. Tout votre corps dit stop. Arrive un moment où l’incohérence entre  qui on est et ce que l’on fait devient si insupportable que toute votre âme dit  » non « . Il n’y a plus d’envie, il n’y a plus de vie tout court. Tout en vous se serre. La gorge, le coeur, le ventre. Tout votre corps crie : » ça suffit ! » C’est ce  qui m’est arrivée un an auparavant.

J’étais journaliste, j’occupais un poste très bien rémunéré au sein d’une télévision régionale publique, je bénéficiais de la sécurité de l’emploi. Un statut en or que de nombreuses personnes m’auraient enviée. Pendant des années, j’ai travaillé à ce poste sans me poser de questions, heureuse d’avoir atteint l’un de mes objectifs de vie. Je bénéficiais de la sécurité de l’emploi et j’exerçais le métier qui me plaisait. J’aurai dû être heureuse. Accomplie. Remplie d’énergie. Cela a duré un temps.Et puis au fil des années quelque chose a changé.

J’ai commencé à m’intéresser à des tas de sujets : la psychologie, le développement personnel. J’ai travaillé sur moi. Beaucoup. J’ai appris à me connaître mieux, à m’accepter, à m’apprivoiser, à prendre conscience de mes besoins et de mes valeurs profondes. Ce genre de travail n’est pas sans conséquences, il bouscule votre petit monde intérieur et arrive un moment où si l’extérieur ne reflète pas ce changement, un conflit intérieur se met en place.

Pendant des années, j’ai été coupée en deux. Ma tête m’indiquait une direction, mon coeur me murmurait autre chose. J’ai mis du temps à vraiment écouter mon coeur. Je ne me fiais qu’à mon intellect, totalement déconnectée de mes émotions et de mes aspirations, je suivais la route qu’on m’avait apprise à suivre. La voie de la raison. Le problème c’est qu’au bout d’un moment, la raison ne vous aide plus. Le coeur sanglote de ne pas être entendu. Et la souffrance s’installe, sans que votre intellect ne comprenne pourquoi. Et puis un jour quelque chose s’est passé et a amorcé un changement qui allait s’avérer radical.

Un jour donc où je me rendais sur le terrain pour réaliser un reportage tout à fait banal à la demande d’un de mes chefs, quelque chose de déterminant s’est manifesté en moi. A peine arrivée sur le lieu du reportage, j’ai commencé à sentir monter en moi une angoisse terrible qui m’a coupée le souffle. C’était totalement irrationnel. J’avais déjà fait ce genre de reportage des centaines de fois, sans me poser de questions, en bonne élève, j’éprouvais la satisfaction du devoir accompli. Mes chefs étaient contents de moi, c’était l’essentiel. Mais ce jour là, cette angoisse asphyxiante a pris toute la place. Et ce que j’entendais en moi disait : » Si tu continues, tu vas mourir « . Ce ne sont pas des mots anodins.  A ce moment, j’étais si fébrile, que je n’ai pas eu d’autre choix que  de m’asseoir en  laissant le soin à mon collègue caméraman de faire les images nécessaires à notre reportage . Et c’est là que mon collègue que ne je remercierai jamais assez, a fait une chose totalement irrationnelle lui aussi et que j’ai découvert une fois rentrée au bureau, en salle de visionnage.

Ce moment est resté gravé en moi. Alors que je regarde les images de ce sujet, une autre image est apparue.  C’est moi.  Je suis assise sur la marche d’un escalier, recroquevillée, les yeux vides, le visage pâle comme une vierge morte. Et cette image de moi-même habitée par l’angoisse m’a fait l’effet d’un électrochoc.

Nous vivons tous des moments d’angoisse à un moment ou à un autre, mais nous nous prenons rarement en photo à ce moment là. La sensation d’anxiété est avant tout une sensation intérieure, que l’on perçoit avec les yeux du dedans. Me voir dans cet état avec le recul de l’observateur a été une chance. Je me suis dis :  » Tu ne peux pas continuer à faire ça comme ça « . Quelque chose devait changer.

J’ai compris que le message intérieur qui venait à moi ne devait pas être négligé. Il était vital. Pourquoi mon collègue avait- t-il fait cela ? Pourquoi me filmer à ce moment là ? Lui-même n’a jamais su me l’expliquer. Il a agi comme par réflexe. Et m’a offert une belle occasion d’avancer sur mon chemin. J’ai donc  appris à dire non. Plusieurs mois après cette expérience, je négociais mon départ de cette entreprise et décidais de m’installer à Paris. Nouvelle vie. Nouvelles perspectives. Nouveaux défis. Une multitude de chemins possibles. Mais comment trouver le bon ?

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Marcher tout droit ?

La vie serait tellement plus simple, s’ il suffisait de suivre une ligne droite pour arriver à la plénitude. Notre éducation nous enseigne qu’ en respectant les règles nous arriverons à la réalisation : bien travailler à l’école, être discipliné, collectionner les diplômes, répondre en bon petit soldat aux demandes de nos supérieurs. Tout cela devrait suffire à nous épanouir.  Il suffit d’observer la réalité du monde du travail pour comprendre à quel point ce n’est pas  vrai. Des sur-diplômés ne trouvent pas d’emploi. Des employés dévoués qui ne comptent pas leurs heures ne sont jamais augmentés. Le sacrifice amène rarement à la reconnaissance. Quelque chose cloche entre la théorie et la pratique. L’expérience de la vie nous enseigne bien plus de choses.

Un chemin tout tracé nous éviterait bien des errances. Si les choses se passaient comme elles devraient se passer en théorie alors il n’y aurait pas de drames, pas de souffrances. Un chemin tout tracé n’est-il pas l’assurance de la sécurité maximum ?

Si je suis cette ligne droite, il ne pourra rien m’arriver. D’ailleurs en existe-t-il une autre ? C’est peut-être probable mais il est risqué de sortir du cadre et de faire un pas de côté pour aller explorer le reste du monde pour la trouver. Et pourtant.  Tous les explorateurs font l’expérience de la peur. Leur courage est à la hauteur de leur angoisse d’affronter seul l’inconnu.

Qu’est- ce qui pousse les explorateurs à tenter l’aventure malgré tout ? L’inconscience ? Ou la conscience ? La conscience qu’un autre monde existe , une autre vie, une autre façon d’être au monde, un autre chemin qui mène à une terre fertile et abondante ? Comment en être sûr ? Il n’y a aucune certitude. Il faut donc apprendre à faire confiance ou s’arrêter. Mourir d’immobilisme ou mourir de peur ? A chacun de choisir sa mort. Quoiqu’il arrive, quelque chose va mourir.

Tout changement  entraîne la perte de repères, la déconstruction de nos croyances. Quelque chose doit mourir, pour que quelque chose d’autre puisse renaître. Je dis bien renaître et pas naître. Car tout est déjà en nous. Et tout le chemin consiste finalement à accoucher de cette autre partie de nous, qui désire être en cohérence avec le monde.

On peut l’appeler comme on veut. Moi je l’appelle l’âme. J’utilise ce mot en dehors de tout courant religieux spécifique. Le mot âme vient du latin anima qui signifie « animé« . Laisser parler l’âme , c’est libérer la voix de ce qui nous anime en profondeur. Le dictionnaire Larousse nous éclaire encore davantage avec cette définition :  » L’âme est le siège de l’activité psychique et des états de conscience de quelqu’un, ensemble des dispositions intellectuelles, morales, affectives qui forment son individualité, son moi profond ; esprit, intellect, cœur, conscience « .

L’âme est unité, pas séparation. Peut-être que le chemin consiste à relier des points lumineux pour lui faire de la place dans ce monde. Après avoir dit non à quelque chose, il est  nécessaire de dire oui à quelque chose d’autre. Pas un oui timide mais un oui qui vient du coeur. Le oui du coeur, c’est le cri de joie de l’âme.  Cela explose en-dedans comme un soleil. Cela éclaire vos yeux d’une étrange lumière. Il n’y a que les enfants qui offrent ce rayon au monde en toute innocence. C’est la lumière de l’émerveillement. De la joie pure.

Une fois approuvée l’idée du oui il faut cependant encore répondre à cette question : un oui d’accord, mais un oui , à quoi ?

 

Un petit pas lumineux

Un petit pas lumineux

Depuis ce  » non  » qui m’a invitée à respecter le rythme de ma quête intérieure de sens, de nombreuses choses positives se sont présentées dans ma vie. Le chemin que j’emprunte est toujours incertain, mais sur la route, des puits de lumière m’ont confortée dans l’assurance que j’avais fait le bon choix.

Cela ne signifie pas que le voyage est facile. Je prends des détours, j’avance, je recule, je me perds et d’un coup je retrouve ma route, comme si des anges bienveillants s’arrangeaient pour me faire rencontrer certaines personnes au bon moment juste pour m’aider à avancer. La liste des rencontres improbables et essentielles ne cesse de s’allonger.  La magie de la vie se déploie à mesure que je fais de la place à mon coeur.

La vie m’a fait de jolis cadeaux sur le chemin et en même temps j’ai été obligée avant de récolter ces fruits d’abondance de passer par une période de chaos où tous mes schémas se sont effondrés.  Il me faudrait plus d’espace pour tout vous raconter. Cela viendra sûrement.

Honnêtement, quand j’ai créé ce blog la révolution intérieure, j’avais surtout besoin d’air, d’oxygène pour laisser libre cours à ma curiosité, à mon inspiration, à ma quête de sens. Je ne pensais pas une seconde à cet instant que ce titre « la révolution intérieure  » qui s’est présenté à moi , -un matin au réveil comme une évidence-, j’allais par la suite le vivre en profondeur dans différents  aspects de ma vie : sur le plan professionnel ET personnel. Mais c’est une autre histoire. Ou plutôt le prolongement de celle-ci. Et cet article est déjà bien long. Alors je vais m’arrêter là.

Tout ce que je peux vous dire, c’est que je suis pour le moment toujours journaliste. Je collabore avec un magazine positif et inspirant : Happinez. Vous pourrez lire certaines de mes contributions dans le numéro de juillet.  D’autres projets sont en cours et même incertains ils remplissent déjà mon coeur de joie. J’y crois ! Je crois qu’il est possible de vivre la vie qui nous ressemble !

Ce que je sais aujourd’hui c’est que l’artiste en moi à besoin d’exister. Créer est devenu pour moi aussi vital que respirer. Si vous me suivez sur Facebook vous comprendrez mieux mes inspirations du jour ! J’aime tant écrire ! J’aime tant partager. Il ne s’agit pas d’imposer une quelconque vérité. Ce monde est fait de vérités multiples. Il s’agit juste de partager un peu de lumière. Un peu d’énergie positive.

Je connais la valeur des moments heureux, des instants lumineux, car j’ai traversé de nombreuses ombres. J’ai été touchée par des gens qui ont affronté bien des épreuves et sont toujours vivants. Leurs témoignages m’ont apporté tant de lumière ! Tant de clarté ! A mon tour, j’ai envie de la partager.

J’espère vous transmettre cette énergie à travers mes mots. Vos nombreux retours positifs m’encouragent à poursuivre ce blog et surtout à continuer d’écrire. Mon rêve est de publier. Ecrire. Créer. Inspirer. Laissez- moi faire cela. Laissez -moi être cela et je rendrai grâce. Je serai heureuse. Je serai enfin totalement moi. Voilà ce que j’ai envie de dire à Dieu s’il existe ! Peut-être qu’il m’entendra ! Alors, je vais avancer pour concrétiser cette idée.

Et vous ? Où dort votre rêve ? Nous irons le chercher  pour le réveiller !

Nous sommes tous sur le chemin. Et je pars devant en éclaireur. Tout ce que je découvrirai. Je le partagerai. Pourquoi faites-vous ça me direz-vous ? Parce que quand je fais ça, je me sens en accord total avec l’Univers. En paix. En joie. Reliée à vous, reliée à tout. Et cette sensation, je vous le dis, pour moi, c’est ce que j’appelle, le bonheur.

Oui je sais,c’est un peu mystique tout ça, surtout n’ayez pas peur. J’ai les deux pieds bien ancrés dans la Terre. Je lève les yeux au ciel, parfois. Comme un arbre, je me déploie. Et vous êtes avec moi chers lecteurs. Entre ciel et terre. Une forêt de papillons lumineux. Voilà ce que nous sommes ensemble, lorsque nous nous permettons de rayonner notre lumière. N’est-ce pas cela que nous cherchons ici -bas ?

 

Lumineuses pensées à tous.

Sandra C.

©larevolutioninterieure.com

 

 

Un rêve en marche !

 » Quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie. »

Johann Wolfgang von Goethe

Photo : Anne Jutras

Photo : Anne Jutras ( Québec )

Il arrive parfois que les épreuves agissent comme des transformateurs. C’est ce que j’ai appris grâce à Nathalie.

Nathalie a 44 ans. Il y a encore quelques mois, elle dirigeait une entreprise commerciale, dans l’Ouest de la France. Un licenciement économique a mis fin à une vie bien réglée depuis de nombreuses années. Perdre son emploi est une épreuve pour la plupart des gens. Nathalie en a fait une opportunité. Elle en a profité pour faire le point sur sa vie et sur ses véritables envies. C’est au cours d’une formation en développement personnel qu’elle découvre qu’un rêve endormi depuis de longues années était prêt à être réveillé.

Aujourd’hui, Nathalie s’apprête à suivre des cours de comédie. Son objectif ? Ecrire des sketches. Monter sur les planches. Faire rire. Un virage à 180 degrés pour être enfin en accord avec elle-même.

Voici donc l’histoire d’un changement de vie. Voici l’histoire de Nathalie.

Source : internet

Source : internet

J’ai rencontré Nathalie par l’intermédiaire d’une amie, Emmanuelle. Emmanuelle a vraiment le don de me mettre en relation avec des personnes au parcours de vie atypique. Il faut dire qu’elle voit avec une facilité déconcertante le mécanisme d’excellence de chaque personne qu’elle croise. Quand elle m’a parlé de Nathalie, elle m’a juste dit : «   Elle veut faire du one-man show. Un jour tu verras, elle fera l’Olympia ! ». J’avoue que sur le moment, je suis restée perplexe. Qui pouvait bien être cette femme qui avait décidé de suivre une voie aussi improbable qu’excitante ?

Un rire communicatif. Des yeux qui pétillent. Des cheveux blonds coupés courts. Des rondeurs harmonieuses. Une parole franche et un ton gouailleur. Voilà ce que je perçois de Nathalie lorsque je la rencontre pour la première fois. Nathalie ne mesure pas plus d’un mètre soixante, mais elle occupe l’espace avec une aisance qui me fascine.  Elle s’apprête à passer une audition dans une école de théâtre parisienne. Cela fait plusieurs semaines déjà qu’elle se prépare à intégrer cette école. Elle a écrit un sketche, l’a répété devant ses amis, devant des inconnus à une soirée, à la piscine où elle nage deux fois par semaine. Cette audition, c’est un premier test, une première confrontation entre son rêve et la réalité. Elle se dit sereine, confiante.  Elle parle de son objectif comme d’autres parlent de leurs prochaines vacances, avec ce détachement et cette assurance qu’ont les gens qui savent exactement où ils vont. Ce n’est pas juste de la détermination, c’est bien plus que ça. C’est de la cohérence. Un alignement parfait entre les multiples facettes du « Soi ».

L’exploratrice que je suis a besoin de creuser plus profond pour comprendre ce qui peut bien pousser une femme de 44 ans, mère de deux enfants, ancienne dirigeante de différentes structures commerciales  à faire le choix de suivre un chemin que la plupart des gens qualifierait d’impossible et de totalement déraisonnable.

N’est-elle pas en train de poursuivre une chimère  ? La question méritait d’être posée. Nathalie ne l’a d’ailleurs pas esquivée. Et c’est ce qui fait tout l’intérêt de notre échange, qui s’est déroulé quelques semaines après notre première rencontre.

De la raison à l’intuition : le parcours !

Premier constat. Nathalie est tout sauf une femme déraisonnable. C’est d’abord une tête bien faite. Quand je l’interroge sur son parcours scolaire, elle me lance dans un éclat de rire : «  J’ai Bac + 30 ! ». Elle n’est pas très loin de la vérité. Nathalie a en poche une maîtrise de Sciences Criminelles, une maîtrise de Droit des Affaires et du Patrimoine, un diplôme d’études approfondies en Droit Social. Pendant 10 ans, elle a même poursuivi un doctorat en Droit du travail : » J’ai fait du droit parce qu’on m’avait dit que c’était le domaine où il y avait le plus de débouchés« , m’explique-t-elle, pensive.

Ce parcours universitaire sans faute contraste avec le rapport qu’elle a longtemps entretenu avec  l’école  :  » Au collège et au lycée, j’étais bonne élève, mais j’avais du mal à m’adapter au système éducatif. J’avais des difficultés relationnelles. Je dépensais une énergie folle à m’adapter aux autres » , se souvient-elle. Très vite, l’humour devient une stratégie, pour cacher sa timidité, pour créer du lien  :  » J’avais du mal à me conformer au système. C’était ma manière de survivre dans ce milieu hostile ». Elle marque une pause et poursuit :  » En fait, j’ai vraiment commencé à m’épanouir quand je suis arrivée à la Fac ». L’Université va la réconcilier avec l’effort. Elle passera ses examens haut la main.

Parallèlement à ses études universitaires, Nathalie est surveillante dans un lycée. C’est à cette période que son amour des planches va se dévoiler. Elle organise des activités artistiques pour les élèves. Elle se met au gospel, créé des spectacles. Sa créativité est stimulée.  Elle finit par intégrer une troupe de théâtre amateur. La scène agit sur elle comme un catalyseur. «  Souvent, je jouais dans des pièces et je me retrouvais à devoir improviser car il y avait des problèmes inattendus. Par exemple, un jour j’ai craqué ma robe au moment de m’asseoir dans un canapé. C’est comme si j’attirais malgré moi les situations comiques. J’adorais ces moments de liberté joyeuse « , sourit-elle.

A la fin de ses études, Nathalie choisit le secteur des ressources humaines.  Une opportunité se présente et elle est amenée à prendre des responsabilités. Le challenge la ravit. Elle découvre qu’elle aime organiser, bâtir et manager une équipe. Mais elle fait les choses à sa manière. Avec humour, dérision et légèreté.  Une façon d’être qui détonne et qui ne plaît pas forcément à tout le monde. Les personnes qu’elle encadre ne comprennent pas toujours cette façon de travailler : » « En France, un patron cool et drôle, ça ne passe pas toujours, même auprès des salariés. Moi, je ne pouvais pas travailler sans humour. Pour moi c’était vital. Cela permet de lâcher prise sur le stress lié aux délais, aux objectifs. J’étais une directrice un peu atypique, un peu rebelle « .

Nathalie  suit donc un parcours en entreprise tout à fait classique. Elle relève les défis. Mais une fois les objectifs atteints, elle s’ennuie. Entre temps, elle est devenue mère de famille. Une vie tellement bien remplie qu’il n’y a plus de place pour le théâtre dans son emploi du temps surchargé.

Et puis, en septembre 2012, un licenciement économique vient mettre fin à cette vie confortable et bien réglée. C’est d’abord un choc, mais Nathalie l’assure, cette épreuve a été une chance : «  Sur le moment, un licenciement , tu le vis comme un échec, voire un rejet. Mais je me suis dit très vite que si cela arrivait c’était parce que quelque chose de mieux m’attendait. Sans savoir quoi précisément, d’ailleurs. Dans la vie, on a toujours deux solutions : soit on reste dans la galère, soit on fait le bilan et on se concentre sur ce qu’on veut « , m’explique-t-elle.

Le déclic !

Nathalie ne se laisse pas abattre. Une fois licenciée, elle fait le bilan de ses compétences et souhaite mettre à profit ses années d’expérience dans le milieu de la formation. Elle décide de se former à la PNL, une discipline d’accompagnement au changement dans le but d’aider des chefs d’entreprise à mieux communiquer. Au cours de cette formation en PNL, Nathalie travaille d’abord sur elle. C’est le principe du développement personnel, il faut tester sur soi-même les outils qu’on va ensuite enseigner à d’autres. Au fil des jours, Nathalie découvre avec étonnement, de nouvelles parties d’elle-même. Une aspiration négligée par le passé est en train de se rappeler à elle, par surprise.

 Elle découvre alors que ce qu’elle aime, c’est monter sur scène et faire rire. L’humour a toujours été son moteur. Et elle commence à imaginer son avenir avec des pinceaux tous neufs. Une image s’imprime sur la toile : elle veut créer et jouer ses propres spectacles.

« A 40 ans tu fais le bilan de ta vie, et tu sais que tu es à mi-parcours. Tu sais qu’il te reste peut-être 40 ans à vivre. Le temps passe. Je me suis dit que je voulais  faire de ce temps là quelque chose de bon pour moi« , médite-elle ,tout haut, pour expliquer ce qui a au fond motivé sa quête.

Quelques années auparavant  les questions du sens de la vie avaient déjà frappé à la porte de son esprit confus, sans pour autant apporter de réponses précises.

« A l’époque, je  traversais une crise sentimentale. Mon meilleur ami m’avait alors offert un livre  » L’homme qui voulait être heureux  » , de Laurent Gounelle », relate-t-elle.  Ce livre agit  alors comme un révélateur : «  Après avoir achevé ce livre, je me suis dit que moi aussi j’avais droit au bonheur », précise Nathalie.  Elle ne sait pas encore comment y arriver. Mais la certitude qu’elle y a droit s’ancre tranquillement au fond de son coeur. Une première prise de conscience qui se renforce après son licenciement : » J’ai été gentille pendant 40 ans. J’ai fait ce qu’on attendait de moi.  Quand j’ai perdu mon boulot, je me suis dit qu’à présent, je voulais juste être moi ».

 » Vais-je y arriver ? « 

« Tout est allé très vite. J’ai suivi ma formation en PNL en septembre 2012 et en février 2013, je commençais à me frotter au réel pour voir comment je pouvais concrétiser ce désir de devenir comédienne et de faire rire. J’ai commencé par contacter des gens qui étaient arrivés là où je voulais aller. On m’a parlé d’une école de one man-show à Paris. J’ai postulé. Pour y entrer, il fallait d’abord réussir l’épreuve de l’audition « , raconte-t-elle. Elle poursuit :  « J’ai travaillé mon sketche. Je l’ai répété plusieurs fois devant différentes personnes.  Je savais bien qu’on ne me raterait pas. Dans cette école, les élèves ont une vingtaine d’années. J’ai dit au directeur :  » A mon âge on fait ça parce qu’on est plus que motivée. C’était un peu l’heure de vérité. J’allais me confronter pour la première fois à des professionnels ».

Sa motivation paye. Quand elle monte sur scène, le jour de l’audition, elle se sent dans son élément. Elle est bien. Elle se dit que si cela ne marche pas, d’autres portes s’ouvriront ailleurs. Elle a préparé ce moment avec application. Et le résultat est à la hauteur de son engagement et de son détachement. Elle est prise.

C’est loin d’être un aboutissement, d’ailleurs. C’est juste le début d’une aventure dont Nathalie ne connaît  pas l’issue. » Est ce que ça va marcher ? Je ne sais pas. Je sais que le métier de comédien est un métier difficile, mais je sais qu’en allant au bout de ce chemin, je n’aurai pas de regrets, je sais qu’il m’emmènera quelque part, quoi qu’il arrive. Et puis, je veux aussi montrer à mes enfants que ça vaut la peine de se donner les moyens de réaliser ses rêves« , explique Nathalie.

Et maintenant ? Très concrètement,  4 jours par semaine, pendant un an, elle va rejoindre Paris pour faire ce qu’elle aime, tout en continuant à travailler parallèlement dans le secteur de la formation. Elle est prête, me dit-elle à relever le défi.

D’où lui vient cette assurance ? Comment peut-elle savoir que tout ceci n’est pas une illusion d’optique ? Nathalie prend une courte inspiration et développe sa réflexion : « Tu sais, je me suis combattue pendant des années. J’ai fini par accepter mes défauts, mais le plus dur a été d’accepter mes qualités et d’entendre que j’étais quelqu’un de bien, et que je méritais la vie dont je rêvais. La confiance, c’est facile de l’avoir quand tout va bien. Je ne sais pas où je vais, mais je sais que j’ai assez confiance en moi aujourd’hui pour y aller quand même. Je me connais suffisamment. C’est l’avantage de la maturité.  J’ai acquis une sécurité intérieure. Faire rire, c’est vraiment ce qui me fait vibrer. Je ne me suis jamais sentie aussi bien que sur scène. Je donne et je reçois. Mon objectif est d’apporter de la légèreté aux autres. C’est une manière de donner de l’amour ».

Et si cela ne marche pas ?

La perspective d’un échec n’est pas à exclure. D’autres rêves précieux se sont déjà heurtés au mur du réel, avec violence, éclatant en mille morceaux. Nathalie le sait bien. Elle est consciente que le chemin qu’elle poursuit peut ne pas aboutir à la destination qu’elle imagine.  » Je sais bien que je peux échouer, mais je me dis que quoi qu’il arrive cette expérience me sera utile. Peut-être que mon désir de faire rire prendra finalement une autre forme, peut-être que je ne monterai pas sur scène, que je ne finirai pas comédienne, mais je sais que je ferai quelque chose de tout ça. Ce n’est pas du temps perdu. Il faut aussi savoir être flexible, suivre les opportunités qui se présenteront. Pendant des années, je suis entrée dans le moule.  Aujourd’hui j’ai envie de casser tout ça. Quand on me dit que ce que je m’apprête à faire c’est de l’inconscience, je n’écoute pas. J’évite les ondes négatives, car ceux qui me connaissent  savent que lorsque j’évoque mon projet, je suis dans ma vérité. Ma famille, mes amis, m’encouragent. Pour eux, c’est évident, je suis dans mon élément. Pour avancer, il faut aussi savoir s’entourer de personnes qui croient en toi  . « 

Qu’est-ce qui a vraiment changé au fond entre la Nathalie d’avant et celle d’aujourd’hui ? :  » Avant, j’avais toujours besoin d’obtenir la validation des autres pour faire quelque chose. J’attendais qu’ils me disent ce qui était bon pour moi. Aujourd’hui, je sais que la seule personne qui sait ce qui est bon pour moi, c’est moi ! « , conclut-elle.

Au fond, c’est cela une révolution intérieure. Changer de point de vue sur soi-même, découvrir son potentiel inexploité, apprendre à s’écouter, à se faire confiance et avancer. Pas à pas. Sans savoir où ce chemin  mènera.

Tout processus de transformation intérieure comporte des étapes, mais aussi une part de mystère. La chenille ne sait pas quelles fleurs elle va butiner une fois devenue papillon, mais elle sait que viendra ce moment, où elle s’enroulera dans son cocon, pour ensuite éclore à une vie nouvelle. Cela fait partie de son chemin. C’est écrit dans ses gènes.

 » Notre destination n’est jamais un lieu, mais plutôt une nouvelle façon de regarder les choses « , écrit l’auteur américain, Henry Miller.

Grâce à Nathalie, je viens de comprendre la puissance de cette inspiration. Alors, aujourd’hui, j’ai juste envie de lui dire :  » Merci « !

©larevolutioninterieure.com

PS : Merci à la formidable photographe québécoise Anne Jutras pour avoir encore une fois accepté de collaborer à ce blog  !

L’art de la sublimation !

Emmanuelle Potier

Emmanuelle Potier est une artiste -peintre de 29 ans. Son travail tout en nuances nous invite à observer la beauté qui se cache derrière le chaos.  La transformation est le thème central de sa recherche artistique. Ses toiles inspirantes témoignent de sa propre révolution intérieure ! Rencontre avec une âme éprise de liberté !

« Un peintre c’est quelqu’un qui essuie la vitre entre le monde et nous , avec un chiffon de lumière imbibé de silence. » 

Christian Bobin

L’éloge de la liberté !

 » J’aimerais être plus légère, mais je n’y arrive pas« , lance -t-elle en souriant. Il y a de la gravité en elle, un côté désabusé mais néanmoins rieur. Ses toiles respirent la maîtrise et dégagent une joyeuse mélancolie. C’est à la fois sombre et lumineux. Un entre-deux monde que la jeune artiste explore depuis que la peinture est devenue son principal moyen d’expression. Depuis l’adolescence, Emmanuelle ne se satisfait pas du monde qui l’entoure.  » Je ne supporte pas le conformisme. Dans cette société, tout le monde juge tout le monde, tout le temps. On se sent vite étouffé par le poids de ce regard là. Parfois, j’ai l’impression que nous vivons une illusion de démocratie. En théorie nos libertés sont garanties mais je sens les gens de moins en moins libres. Ils vivent enfermés dans des cages. Ils me semblent anesthésiés. Cela m’énerve « , explique-t-elle.

Sa colère aurait pu dévaster son âme et la dévorer chaque jour un peu plus. Mais ce n’est pas arrivé. Emmanuelle a bien au contraire décidé de faire de cette énergie, le moteur de sa recherche artistique. La plupart de ses toiles sont inspirées de photographies. Elle aime saisir l’ordinaire, la banalité et l’ennui de la vie quotidienne. Ses photos, Emmanuelle aime les recadrer,  les retoucher, pour mieux sublimer l’absurdité du monde. Sa peinture agit ensuite comme un révélateur. Et la photo banale prend alors une dimension nouvelle. Regardez cette toile par exemple. Elle est inspirée d’un moment fugace dans un parc. Une femme étendue sur des chaises au Jardin des Tuileries à Paris.

« Cette année là, il était encore avec moi »

 » Dans la rue, par exemple, la foule, je trouve ça oppressant. Les gens, t’en viendrai presque à les détester, à force d’observer cette masse uniforme.  Il suffit pourtant que tu fixes un seul être humain, pour que ton regard change. Et que tu vois les choses différemment« , explique-t-elle. Emmanuelle perçoit alors l’ étincelle d’ humanité qui sommeille en chacun. Cette petite flamme trop souvent cachée derrière un rideau de convenances. C’est ainsi que l’artiste exprime son propre besoin d’évasion. La liberté et la vérité sont des thèmes qui résonnent fort en elle.  » Trouver le moyen d’être libre dans un monde cloisonné, c’est tout le sens de mon travail « , précise-t-elle.

Emmanuelle  a décidé de conquérir sa liberté en changeant son regard sur les choses. La peinture est pour elle un moyen de transcender l’inacceptable violence de la vie. Ses toiles contemplatives brouillent les pistes. Sa palette de couleurs apaise le coeur et l’esprit.

Regardez ces tableaux, cette nature tranquille. Regardez plus attentivement, et vous remarquerez les stigmates d’une catastrophe.

"Poésies actualité"

« Poésies actualité « 

 » Je me suis inspirée des photos de Tsunami pour peindre ces toiles. J’y ai mis de la couleur. C’est ironique. En fait,  j’ai l’impression que j’accepte  plus facilement les choses terrifiantes en les peignant de cette manière -là« , explique-t-elle.

Emmanuelle aime sublimer les ombres pour y dénicher la lumière.  » Je cherche à prendre du recul par rapport au monde et à sa brutalité pour trouver un peu de sérénité, je crois« . Elle aime aussi utiliser son art pour aider ceux qui en ont besoin à transformer leur part obscure.  » J’anime des ateliers avec des publics difficiles. Des toxicomanes , des personnes en insertion.  Je ressens une vraie satisfaction à l’issue d’un travail avec eux. Je suis heureuse quand je vois qu’ils sont fiers ce que qu’ils ont fait. Ce qui compte pour moi ce n’est  pas le résultat, mais l’expérimentation. Le but ce n’est pas forcément de faire quelque chose de beau mais de créer les conditions qui permettent une sorte de lâcher prise  » , poursuit-elle.

Lâcher-prise. Prendre du recul face à sa propre violence et à la folie du monde. C’est ce qui motive le travail d’Emmanuelle Potier. Ses oeuvres nous soufflent que la réalité peut être transformée par notre regard. Elles nous suggèrent que l’art permet d’ouvrir les portes de nos prisons intérieures. Un beau message à méditer !

-Où vas-tu ?

– Je ne sais pas, je marche droit

– Et pourquoi pas en biais ?

– Je n’y ai pas pensé

– N’es-tu donc pas curieux ?

Emmanuelle Potier extrait de l’exposition  » Exhibés « 

Si vous avez envie de plonger dans son univers, n’hésitez pas à aller son voir sa dernière exposition  « Exhibés « , au centre Jacques Brel de Thionville ( Est de la France )   jusqu’au 28 octobre 2012. Et n’hésitez pas à partager vos ressentis !

« Ce qui fait autorité »

NDLR :  Emmanuelle Potier est diplômée de l’école nationale supérieure des arts de Nancy 

Liens pour aller plus loin :

Le site d’Emmanuelle Potier

L’exposition  » Exhibés »

L’école nationale des arts de Nancy