Les mystères de la transe chamanique !

 » Le guerrier n’apprend pas le chamanisme avec le temps; il apprend plutôt à accumuler de l’énergie avec le temps. Cette énergie lui permettra de manier des champs énergétiques qui lui sont d’ordinaire inaccessibles. Le chamanisme est un état de conscience, la faculté d’utiliser des champs énergétiques qui ne sont pas utilisés dans la perception du monde de la vie quotidienne que nous connaissons. » 

Extrait de La roue du temps de Carlos Castaneda , anthropologue américain ( 1925-1998)

chamane

Il y a un an à peine, j’ai eu le plaisir de rencontrer lors d’ un festival littéraire Corine Sombrun. Son parcours est très inspirant et nous offre de nouvelles voies de compréhension du monde.

Corinne Sombrun a passé son enfance en Afrique, au Burkina Faso. En 1999, elle s’installe à Londres où elle travaille comme pianiste-compositeur puis comme reporter pour BBC World. Un voyage en Mongolie, où elle part réaliser un reportage va bouleverser sa vie. Elle y découvre qu’elle est chamane. Corine Sombrun entre involontairement en transe au son d’un tambour très particulier. Elle suivra ensuite les enseignements, plusieurs mois par an pendant huit ans, d’Enkhetuya, chamane de l’ethnie des Tsaatans. Cette dernière va lui transmettre des techniques de transe et l’aider à développer ses capacités de guérison. Corine Sombrun raconte son histoire dans un livre : Journal d’une apprentie chamane.

Ce qui est très intéressant dans le parcours de Corine Sombrun, c’est que c’est une femme très rationnelle. Très vite, elle a besoin de comprendre ses facultés nouvelles. Elle collabore donc avec des scientifiques et est à l’origine du premier protocole de recherche en neurosciences sur la transe chamanique mongole. Son dernier livre, Les esprits de la Steppe paru chez Albin Michel, retrace au travers de la vie d’Enkhetuya, cette aventure du chamanisme mongol des années cinquante à nos jours.

Dans la vidéo ci-dessous, Corine Sombrun revient sur son histoire et sur les résultats des recherches menées par des scientifiques  canadiens.

Son témoignage laisse entrevoir l’infini potentiel du cerveau humain. Ce que je trouve fascinant, c’est qu’il éclaire d’une lumière nouvelle les fragiles certitudes que nous entretenons à propos de nos perceptions.

Les scientifiques s’intéressent actuellement de près aux connaissances des peuples traditionnels, pour percer leurs mystères. L’Institut d’Ethnologie de Strasbourg en collaboration avec l’hôpital psychiatrique Sainte-Anne à Paris propose aujourd’hui un diplôme universitaire intitulé  Les Peuples traditionnels : un regard pluridisciplinaireDe la cosmogonie à la médecine traditionnelle. Le but de cet enseignement est d’étudier les sagesses et les médecines ancestrales, afin de s’en inspirer pour trouver de nouvelles méthodes de guérison. On y aborde également la physique quantique et c’est tout à fait passionnant !

Mais avant de nous lancer dans ce vaste sujet, mieux vaut d’abord écouter Corine Sombrun. Son témoignage est saisissant !

Liens pour aller plus loin :

L’agenda des rencontres avec Corine Sombrun

Qu’est -ce qu’un chamane selon les ethnologues ?

Un livre Le chamane et le psy qui explore les liens entre chamanisme et psychothérapie

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Rencontre avec un explorateur de la conscience humaine !

Zack Hunter est un jeune écrivain américain âgé de 25 ans. Il vient de publier son premier roman, disponible sur internet. Les 246 pages d’Emily Virosa ont été écrites cet été en seulement 13 jours. C’est une oeuvre littéraire non identifiée. Un roman quasi-chamanique. L’auteur nous convie à un voyage philosophique sur les thèmes de l’amour éternel, de la peur, de  la mort et de la recherche constante d’ une vie pleine de sens. Ce livre est le premier tome d’une série de trois volumes. Les deux autres, Zack Hunter compte les écrire loin du monde. Dans un mois, il largue tout pour rejoindre un coin perdu des Etats-Unis et vivre sa vie d’artiste au sein d’une communauté auto-suffisante sans internet et sans téléphone. Autant vous dire que l’interview que vous allez lire sera bientôt inédite. Cet auteur insomniaque  partage un point commun avec les poètes français Arthur Rimbaud et Charles Baudelaire, il est synesthète. Il a bien voulu répondre à mes questions et je l’en remercie !

« Vous êtes un explorateur, et vous représentez notre espèce et le plus grand bien que vous pouvez faire est de ramener une nouvelle idée, parce que notre monde est menacé par l’absence de bonnes idées. Notre monde est en crise à cause de l’absence de la conscience « .
– Terence McKenna, écrivain américain

Un roman de Zack Hunter

-Que raconte ton livre Emily Virosa et comment l’as-tu écrit ?

J’ai écrit Emily Virosa en 13 jours, entre la nouvelle lune et la pleine lune cet été. L’histoire elle-même est un voyage philosophique à travers divers états méditatifs. J’y parle de l’amour éternel, de la peur, de la mort et de la recherche d’une vie pleine de sens. C’est le premier roman d’une trilogie, il y en aura donc deux de plus que je vais écrire parce que cela fait partie de mon chemin. Lorsque l’idée d’Emily Virosa est née, j’ai senti un désir irrésistible d’écrire. J’ai toujours été intéressé par la nature même de la conscience. Et à force de chercher j’ai finalement réalisé que c’est la conscience qui crée la réalité et non pas la matière qui crée la conscience. Une fois que j’ai compris que tout ce que nous sommes n’est qu’une illusion du mental et que le temps et l’espace dépendent de notre état de conscience,  j’ai écrit mon livre jusqu’au dernier mot sans m’arrêter. J’ai bu beaucoup de café et j’ai beaucoup fumé au cours de ce processus.  Une fois que j’ai eu fini, je l’ai envoyé à mon éditeur. Elle a pris soin de corriger les erreurs grammaticales. La seule chose qu’elle voulait enlever était une  phrase dans l’une des scènes de sexe, mais je l’ai laissé !

-Peux-tu nous parler de ton enfance et de ton parcours d’auteur?

Bien sûr. Pour résumer, j’ai grandi en Californie dans un environnement relativement « normal »  selon un mode de vie suburbain tout à fait classique. Je pense que mes parents n’attendait pas forcément un enfant comme moi. Mon enfance a été parcourue d’ expériences mystiques qui m’ont à la fois effrayé, puis rendu admiratif, avant de me laisser perplexe. Je ressentais très fortement les gens autour de moi. Une hypereceptivité dont je ne savais pas quoi faire. Je savais que j’avais du sang autochtone dans les veines mais je n’avais aucune tribu pour me montrer le chemin. J’ai dû suivre ma propre route. Donc, à partir de l’âge de 9-13 ans, c’est ce que j’ai fait. J’ai commencé à  m’adapter au monde environnant puis mes amis skaters m’ont initié au cannabis. Je me souviens très bien de la première fois où j’ai vraiment commencé à penser par moi-même. Je suis alors devenu alors exactement qui j’étais et qui je voulais être. Les aspects chamaniques de mon écriture découlent directement de mon désir incessant de vérité. J’ai plongé la tête la première dans toutes les expériences et je l’ai fait à plusieurs reprises pour comprendre exactement ce que nous sommes et ce que nous sommes capables de faire.  Rêver, provoquer des sorties hors du corps, méditer en expérimentant  la privation sensorielle, j’ai tout tenté. Je suis allé très loin. Je n’ai jamais tourné autour du pot et  je n’ai jamais laissé la peur avoir une prise sur ma façon de vivre ces expériences.  Découvrir qui nous sommes, c’est aussi le sens de ma quête d’écrivain.

-Quels sont les auteurs qui ont guidé tes pas ?

Je me suis reconnu dans l’esprit  des poètes Beat pendant  un certain temps. Jack Kerouac, Allen Ginsberg, William Burroughs, et tous leurs collègues. Robert Anton Wilson et John Lily ont également été parmi mes écrivains favoris. J’ai apprécié la fiction d’Haruki Murakami, Chuck Palahniuk, Philip K. Dick, et surtout Tom Robbins, qui était un ami de Terence McKenna. Robbins aurait totalement improviser ses romans. J’aime faire la même chose. Une fois que je suis lancé je peux écrire pendant 12 heures d’affilée.

( Tous ces auteurs sont des écrivains américains reconnus pour leur romans initiatique, d’anticipation, de science-fiction, ou encore leur écriture chamanique et leur philosophie avant-gardiste. Ce sont des psychonautes qui utilisent leur art, l’écriture, pour aller sonder différents espaces inexplorés de la conscience humaine ndlr).

-Tu es né avec un gène qui modifie tes perceptions sensorielles. Qu’est ce que la synesthésie et comment influence-t-elle ton rapport au monde ?

La synesthésie est un phénomène très intéressant. En fait, mon sens de l’ouïe et de la vue sont  indissociables. Je vois et j’entends en même temps : c’est comme si j’avais deux sens en un. Donc, quand je vais dans le monde ou quand je médite, j’entends ce que je vois et je vois ce que j’entends. C’est difficile à expliquer, mais j’aime faire des aller-retours entre ces univers- là, entre mon espace intérieur et l’extérieur. Cela se produit  involontairement ou alors quand je me concentre dessus. J’aime particulièrement regarder les choses et écouter leurs possibilités. C’est comme si cela ouvrait une dimension tout à fait différente de la résonance et de la beauté.

Je peux voir dans mon esprit les formes cymatiques qui se créent lorsque  j’écoute de la musique électronique. Cela ressemble à des motifs géométriques et des fractales avec des couleurs variables de l’arc-en-ciel et des tons pastels qui se mélangent.  On pourrait décrire cela comme de l’ argile liquide. La musique  techno, surtout minimaliste, frappe vraiment une corde sensible chez moi pour cette raison. Quand je joue aussi du bol tibétain sur ​​mes genoux, je peux voir des formes cymatiques couleur or couler à travers mon corps et l’esprit du bol.

C’ est très complexe et je considère que c’est une bénédiction car cela me permet de puiser dans une source  profonde de la conscience. La plupart du temps il y a tellement d’énergie en moi que j’ai du mal à dormir. Pour moi il y a différents « Autres mondes » qui sont comme des multiples couches de la perception.

Pour mieux vous faire comprendre ce qui se passe dans l’esprit de  Zack Hunter voici deux vidéos qui montrent l’effet du son sur la matière .

 

 

 

 

-Tu vas te retirer du monde pour écrire la suite d’Emily Virosa. Pourquoi  ?

Je ne suis pas un ermite, renfermé sur lui-même.  Lorsque j’évoque le fait de vouloir me retirer du monde, les gens me parle de solitude et ils ne comprennent pas. Ils ne réalisent pas que la plupart du temps, je me sens beaucoup plus seul dans mon appartement devant mon écran d’ordinateur. Là où je compte vivre et travailler je ne serai pas seul. Je serai avec d’autres personnes qui partagent les mêmes désirs et les mêmes objectifs d’autosuffisance que moi. Il est plus judicieux de vivre et de travailler en groupe. C’est drôle comment les villes peuvent pousser un grand nombre de personnes dans leurs propres petits mondes à cause de l’Internet ou de la télévision ou autre chose. Je pense que les êtres humains sont des petits morceaux de la Terre elle-même et que l’unité est nécessaire.

-Quelle est ta vision de l’avenir de l’humanité ?

Je ne sais pas ce qui va arriver. Je soulignerai simplement ceci. Regardez les modèles. Les choses ne tournent pas rond dans ce monde. La plupart des gens semblent se débattre  avec des tas de problèmes qui découlent de cette  société dans laquelle nous vivons et cela ne va pas en s’améliorant. Nombreux sont ignorants de ce qui se joue. D’autres sont conscients de ce qui se passe et ne savent pas quoi faire. Ils manquent d’idées. Elles n’ont pas été enseignées à l’école publique de la survie, ça c’est sûr. Nous ne pouvons rien attendre de mieux sauf si nous décidons de faire quelque chose. De nouvelles méthodes doivent être appliquées. A chacun de faire son choix. Personnellement, tout ce que je sais, c’est que j’en ai assez d’essayer de m’adapter à des concepts dépassés. La civilisation telle que je la vois est corrompue et dépouillée de l’abondance et je refuse de participer à cela et de continuer à fournir de l’énergie pour que cette société survive. Elle avale la vie elle -même et entraîne de nombreuses personnes dans son gouffre. Je vais la regarder tomber.

-Quelle est ta vision du bonheur alors ?

Eh bien, je ne sais pas pour toi, mais je ne peux pas vraiment être une personne heureuse en sachant que je fais partie du problème en restant dans le jeu de cette société. C’est comme mentir à moi-même. J’ai atteint un point de non-retour. Si je veux être une personne heureuse ou du moins satisfaite de ce que je fais avec cette existence temporaire, j’ai besoin de quitter tout cela et de vivre une vie simple, aussi éthique que possible. Peut-être que je ne serai jamais vraiment  heureux, mais au moins j’aurai essayé. Si je n’essayais pas  ma vie serait une erreur.  Je veux apprendre à vivre en auto-suffisance et je vais apprendre cela  directement auprès de ceux qui l’ont fait pendant des décennies dans des régions difficiles des Etats-Unis avec succès. Je ne vois pas de meilleure façon d’obtenir un savoir pratique. Il y aura toujours un besoin de bras et d’ esprits pour mettre en place des communautés autonomes et j’ai l’impression que c’est un sage premier pas vers mes objectifs personnels. C’est une forme de résistance. Comme aller à contre-courant. C’est inévitable si vous ne souhaitez pas suivre ce flux qui ressemble à une spirale descendante vers l’auto-destruction collective. Bien sûr, ce n’est pas «facile» mais il n’y a pas d’autres choix pour moi.

-Quel serait ton message aux jeunes qui se désespèrent de l’état du monde ?

Mon message serait celui-ci. Si vous ne parvenez pas à bâtir un monde  meilleur à l’intérieur des limites invisibles de la société, alors quel est l’intérêt de participer à cette société ? Créez votre propre éco-village ! Remboursez vos dettes, trouvez un stage traitant de l’autosuffisance soit localement, soit à l’étranger et menez votre chemin vers une vie meilleure. C’est juste mon avis, parce que c’est la seule chose qui fait sens pour moi en ce moment. Demandez-vous profondément et honnêtement ce que vous voulez et ce que vous voulez faire et travaillez à vos objectifs une étape à la fois. N’ayez pas peur de changer et d’ aller à contre-courant.

-Quel est ton objectif en tant qu’écrivain ?

Mon but en tant qu’écrivain est d’emmener mes lecteurs dans un espace à la fois drôle et inspirant. J’ai commencé à écrire parce que je me suis ennuyé avec beaucoup de fictions et de poésies. Il semble que beaucoup d’écrivains se contiennent, je sais qu’il y a beaucoup de choses à dire dans la retenue, mais personnellement je tiens à ne rien cacher de mon écriture. La fiction nous emmène de l’autre côté du miroir, si vous avez envie de visiter cet espace invisible, n’hésitez pas à me lire.

« L’humanité a avancé, quand elle a avancé, non pas parce qu’elle a été sobre, responsable et prudente, mais parce qu’elle  a été ludique, révoltée et immature » de Tom Robbins

« La nature aime le courage. Engagez-vous et  la nature répondra à cet engagement en supprimant les obstacles impossibles. Rêver un impossible rêve et le monde ne va pas vous broyer, il vous élèvera. » 
de Terence McKenna

Le livre Emily Virosa de Zack Hunter

Le blog de Zack Hunter

Un lien sur les différents types de synesthésie

La spiritualité mène-t-elle au bonheur ? Récit du parcours initiatique d’Andrea !

Andrea a 33 ans. Cette jeune colombienne vit depuis plusieurs années près de Carcassonne, en plein coeur du pays cathare en France. Elle travaille au quotidien auprès d’adultes handicapés. Il y a 7 ans, lors d’un séjour sur sa terre natale, elle expérimente lors d’un rituel chamanique les effets de l’Ayahuasca. Cette plante sacrée d’ Amérique du Sud est connue pour provoquer des états modifiés de conscience.  Cette expérience a changé sa perception du monde.  Elle poursuit depuis, un chemin  peu fréquenté : celui de la quête spirituelle.

Rencontre avec une âme éclairée !

 

 » La véritable spiritualité se reconnaît dans sa façon de vivre et d’aborder l’existence, et non dans ce que l’on transmet de ses croyances » Nathaniel Branden :  écrivain et psychothérapeute

Le retour aux sources

« Lorsque j’ai décidé de retourner en Colombie , c’était comme un appel. J’étais en France depuis quelques années, et j’ai toujours eu beaucoup de mal à m’ adapter à cette société  très différente de la mienne. Mon arrivée en France a été plus compliquée que ce que j’imaginais. N’ayant pas les mêmes codes,  je me suis sentie incomprise, en perte de repères, rejetée. En Colombie, j’ étais quelqu’un, en France, personne. Je n’avais plus ma famille et mes amis ou les gens au quotidien qui reconnaissaient qui j’ étais. J’ai dû renoncer à mon identité et apprendre à vivre autrement. J’ai donc eu besoin de revenir sur mes terres pour me reconnecter avec moi-même. « 

Le parcours initiatique d’Andrea débute au milieu de la forêt colombienne. Entourée de chamanes, elle se prépare à suivre le rituel de l’Ayahuasca. Pendant 10 jours  on lui demande de se nourrir  exclusivement de fruits et de légumes. L’objectif est alors de purifier le corps avant d’ingérer la plante. La cérémonie chamanique se tient la nuit en pleine nature, autour d’un feu. Les premières heures qui suivent l’absorption de la potion hallucinogène ne lui ont pas laissé un souvenir très agréable.  » Cela a été très violent. J’ai été prise de vomissements interminables. C’était comme un immense nettoyage. Puis ces sensations inconfortables se sont calmées. Et je me suis sentie en grande connexion avec la nature, les bruits de la forêt. Je me suis sentie fortement reliée avec mes racines indiennes. L’espace d’un instant je suis comme sortie de la colère et de la haine présentent dans ce monde. Cela m’a laissé une très forte impression« , poursuit Andrea.

Comme Andrea des milliers de personnes issues de tous les continents du globe ont vécu une expérience similaire auprès de chamanes d’Amérique du Sud.

Le réalisateur français Jan Kounen auteur de Doberman et de Blueberry avec Vincent Cassel est fasciné depuis toujours par le chamanisme. Il évoque ce sujet dans son documentaire intitulé « D’autres Mondes » dont voici un extrait :

 A l’issue de cette expérience chamanique, le  retour  en France a été difficile.  » Je ne pouvais plus vivre la vie  que j’avais avant cette expérience », explique-t-elle. Elle poursuit : « J’étais dans l’ignorance, l’illusion , j’étais comme endormie. Je subissais ma vie, je n’étais pas heureuse en amour, je n’avais pas confiance en moi. J’ai décidé après cette expérience chamanique de reprendre ma vie en main et de faire un pas supplémentaire vers moi-même », se souvient-elle. Andrea  quitte son mari, déménage, reprend tout à zéro. Elle découvre alors le tarot de Marseille et  travaille sur les archétypes. Un support comme un autre pour sonder les profondeurs de son âme et de son inconscient.

 Les murmures des Anges

Les anges sont ensuite entrés dans la vie d’Andrea. Par hasard. Si on peut encore appeler cela un hasard. Au fil de ses rencontres, elle découvre un jeu de carte  » Le message des Anges« . Et son intérêt pour ces créatures spirituelles, décrites comme des intermédiaires entre l’homme et le divin a pris une grande place dans sa vie. Les anges sont partout depuis toujours. Ils fascinent depuis la nuit des temps les artistes. Le cinéma et la littérature regorgent d’oeuvres évoquant les anges. Les Ailes de désir de Wim Wenders. L’Empire des Anges de Bernard Werber. Le Rire de l’Ange du conteur français Henri Gougaud. Pour ne citer qu’eux.

Andrea découvre ensuite Amma :  » Un ange incarné », sourit-elle. Cette femme, considérée comme une sainte en Inde est mondialement connue pour son étreinte. Elle a serré dans ces bras des millions de personnes à ce jour. Andrea s’est rendu plusieurs fois en Inde pour suivre ses enseignements.

Voyez ce reportage de Radio-Canada :

Le message des Anges

A force de chercher des guides, la réceptivité d’Andrea s’ élargit. Aujourd’hui, elle explique qu’elle peut ressentir la présence des anges, comme une énergie bienveillante. Et cela n’a plus rien a voir avec la religion catholique dans laquelle elle  a baigné enfant. Elle m’indique que ces êtres célestes lui délivrent des messages. Il lui arrive de les transmettre à ceux qui recherchent auprès d’elle un accompagnement spirituel.

Illustration : Angélique Tridot


 Ma curiosité est forcément piquée au vif. Que peut bien raconter un ange ? Et comment communique-t-il ? 

Andrea poursuit :  » Les anges  communiquent par le biais de notre intuition. Tout le monde a la capacité de les entendre. Tout le monde a déjà prêté attention à cette petite voix en nous qui nous conseille de prendre tel ou tel chemin. Il y a des choses que l’on sait qui ne passe pas par la raison. Pour moi les anges, c’est cette force qui nous guide intérieurement » .

Je m’interroge : A quoi peuvent bien servir les anges?  » Les anges sont là pour nous guider à accomplir notre mission de vie, explique-t-elle.Vaste projet !  C’est quoi exactement une mission de vie ?  » Le sens de notre passage sur terre, c’est l’évolution. Nous sommes là pour progresser et être heureux. Les anges apprécient que les humains fassent simplement ce qu’ils aiment. Ils nous demandent de rechercher le bonheur à chaque instant de notre vie, dans le moment présent « , précise la jeune femme.

 La poursuite de bonheur n’empêche pas de ressentir parfois des émotions négatives : le deuil, la souffrance, l’anxiété, les peurs sont aussi le lot quotidien de l’être humain et nous traversons tous des périodes sombres. Alors comment faire pour trouver la paix? Pour Andrea, les anges nous enseignent qu’il est possible de transformer les pensées négatives par le biais de la prière.

La prière est selon elle,  une manière de demander de l’aide et de se relier au sacré, sans forcément passer par le dogme religieux.  « Les anges , explique-t-elle,  répondent toujours lorsqu’on les appelle. Il suffit d’être réceptif à leurs messages. Une rencontre, un livre, ou un évènement inattendu peuvent nous aider sur le chemin. Il faut cultiver l’intuition, l’écoute de soi et de ses ressentis.  » Mon chemin spirituel n’ a toujours eu qu’un seul but :  trouver la paix intérieure. La seule vérité qui compte sur cette terre, conclut-elle, c’est l’amour de soi et des autres« .

Alors croire ou ne pas croire à l’existence des anges? Telle est la question. Chacun reste  libre de se forger sa propre opinion, en fonction de ses convictions et de ses expériences.

Il est cependant intéressant de constater que deux études épidémiologiques portant chacune sur près de 4 000 personnes sur une période de 6 ans tendent à démontrer un lien direct entre la pratique spirituelle (personnelle ou dans un cadre formel) et une meilleure santé et  une plus grande longévité. ( Sources : http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=priere_th);

A méditer!

« La terre est au soleil, ce que l’homme est à l’ange ». » Victor Hugo « Les Contemplations »

Si vous souhaitez  contacter Andrea pour en savoir plus sur son expérience chamanique et sur les anges n’hésitez pas : darshanama@gmail.com

 
 
Liens pour aller plus loin :
 
Spirituality and Health
Ce numéro spécial (mai 2007) du Medical Journal of Australia traite en profondeur et avec rigueur des liens complexes entre spiritualité et santé.
www.mja.com.au
 
Un livre: Enquête sur l’existence des anges gardiens de Pierre Jovanovic
 
 

L’esprit des Apaches : Rencontre avec Harlyn Geronimo!

Rencontre avec Karen et Harlyn Geronimo!

Karen et Harlyn Geronimo!Harlyn est un homme paisible et son épouse Karen, une grande connaisseuse des plantes médicinales. A des milliers de kilomètres de leur réserve  de  Mescalero située au Nouveau-Mexique aux Etats-Unis, je les  rencontre fin avril à l’occasion d’un festival littéraire à Metz  en France: L’Ete du Livre dont le thème cette année était  l’Amérique.

Je salue d’ailleurs Pascal Didier, l’un des organisateurs, qui m’a permis de rencontrer le couple Geronimo!

Nous nous retrouvons dans les Jardins fruitiers de Laquenexy un lieu magique, situé à 20 minutes de Metz, un véritable temple sacré de la botanique.

Tous deux sont les ambassadeurs de cette culture indienne d’Amérique du Nord qui a fait tant fantasmer les européens avides de grands espaces et d’aventures.

Au sein de leur  communauté, qui compte environ 50000 âmes, ils  sont  reconnus comme des chamanes. Cela signifie qu’ils appliquent des rituels de guérison propre à leurs traditions et à leurs croyances.

Harlyn Geronimo est l’arrière petit -fils du célèbre apache qui a lutté pour la liberté des natifs américains à la fin du 19ème siècle. Geronimo ( 1829 -1909 )a été l’un des derniers chefs indiens à déposer les armes après avoir tenu en échec la moitié de l’armée américaine .

Ce personnage  n’a cessé depuis de fasciner!

Harlyn, m’a raconté que pendant la 2ème guerre mondiale, les parachutistes américains s’élançaient  des avions durant le débarquement en Normandie en s’écriant  » Geronimo ! ». Comme si le fait de prononcer ce nom permettait d’invoquer la force de ce célèbre guerrier!

Il revient sur la vie de cet ancêtre légendaire dans un livre co-écrit avec l’ethno-musicienne Corine Sombrun :  « Sur les pas de Geronimo » publié en 2006 chez Albin Michel.

 

Qui était Geronimo et que représente -t-il pour la communauté Apache ?


Réponse en vidéo: Attention interview en anglais !

Karen Geronimo: a medecine-woman

Karen Geronimo enseigne la langue apache.  Elle est également une femme médecine très respectée dans sa communauté.

Elle m’explique sa connaissance des plantes qui soignent, elle me  parle également de ces rituels  qui permettent de guérir.

Selon ses croyances,  la foi est essentielle à la guérison.

Au sein de la réserve, la médecine  apache fonctionne en parallèle de la médecine occidentale . Le médecin de l’hôpital de la réserve ne s’occupe pas des chamanes. Il cohabite avec eux.

Ecoutez Karen Geronimo :

A l’écoute de Karen je me demande si la guérison dépend de notre  état d’esprit. Si la pensée positive peut vraiment agir sur le système immunitaire.

Je vais chercher. Il y a bien un scientifique sur cette planète qui a étudié ou étudie cette question.

Quoiqu’il en soit Karen et Harlyn Geronimo ont un grand respect pour la nature et pour les secrets  des plantes.  Leurs  traditions et leurs  croyances ont survécu à travers les siècles  malgré les souffrances que leur peuple a connu.

Nous avons visité ensemble le jardin amérindien des jardins de Laquenexy. Notre guide était Pascal Garbe, le directeur du lieu. Ce jardin améridien a été conçu en collaboration avec le jardin botanique de Montréal. Rien a voir donc avec les apaches, mais Harlyn et Karen Geronimo ont apprécié !

Suivez notre visite  ci-dessous :

Vous pourrez vous aussi découvrir ce jardin des premières nations du Québec du  4 juin au 8 juin 2012 à Laquenexy près de Metz  ( France ) : Des visites guidées du Jardin Ohtehra sont prévues avec  un animateur amérindien du Jardin botanique de Montréal.

Liens pour aller plus loin :

http://www.corinesombrun.com/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Apaches