Vivre l’instant présent !

« Vivez si m’en croyez, n’attendez à demain, cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie « 

Pierre de Ronsard 

présent

L’être humain est décidément un curieux animal. Il a conscience du temps qui passe et en même temps il oublie bien souvent qu’il n’est pas éternel. Il y a tant de choses que nous remettons à demain, parce que nous croyons que nous avons l’éternité devant nous. Nous passons également  de nombreuses heures de notre vie à ruminer le passé ou à nous projeter dans le futur, naviguant ainsi entre un monde qui n’existe plus et un monde qui n’existe pas encore. Entre ces deux mondes parallèles que nous visitons sans cesse, il existe pourtant un espace clair et dégagé qu’on appelle le « moment présent « . Ce lieu est de nos jours difficilement accessible, tant notre société moderne nous en éloigne. Les sages nous disent pourtant que le bonheur se cache dans le moment présent et la vie se charge de nous le rappeler lorsque nous oublions d’honorer leurs enseignements.

Ric Elias est américain. le 16 janvier 2009, il vient de quitter l’aéroport de la Guardia à New-York  à bord d’un boeing A320 US Airways avec 154 autres passagers, lorsque l’avion connaît une défaillance technique. Le crash est évité de justesse.  Grâce au sang froid du pilote, l’avion se posera en catastrophe sur la rivière Hudson à New-York, sans faire de victimes.  Ce jour là, le pire a été évité, mais cette expérience a marqué à jamais ce jeune père de famille. Pendant les quelques minutes où il s’est vu mourir, il a déroulé le fil de sa vie et il a compris l’essentiel.

Il partage avec nous cette leçon de vie, accélérée par les évènements, dans la vidéo que je vous propose aujourd’hui.

Son témoignage  d’une sincérité bouleversante est très intéressant, car il est à la fois très concret, ancré dans le réel et en même temps, il nous interroge sur notre propre existence ici et maintenant.

 » Qui s’embarrasse à regretter le passé, perd le présent et risque l’avenir « 

 Francisco de Quevedo, écrivain espagnol du 17ème siècle

Pour aller plus loin :

Un livre :  » Le pouvoir du moment présent  » d’Eckart Tolle

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Carl G. Jung : le psychanalyste de l’âme !

« En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu’il nous voit bien différent de ce que nous croyons être. »

Carl Gustav Jung ( 1875-1961 )

Carl Gustav Jung ( 1875-1961 )

Carl Gustav Jung

Carl Gustav Jung est un psychanalyste oublié. Sa pensée, ses concepts, sa façon même d’appréhender la psyché humaine sont restés ces dernières décennies, en particulier en France,  dans l’ombre du célèbre Sigmund Freud, dont il a été par ailleurs le disciple, avant de suivre sa propre voie.

Pionnier de la psychologie des profondeurs, Carl Gustav Jung n’a jamais cessé d’explorer la réalité de l’âme, en recherchant l’équilibre entre le monde matériel et le monde spirituel. C’est en m’intéressant à ce médecin suisse boudé par les facultés de psychologie françaises, au profit de Freud et de Lacan que j’ai découvert le centre européen d’études jungiennes, situé à Strasbourg. Cette association a pour objectif de faire connaître la pensée de Jung dans sa diversité et dans sa modernité.

J’ai profité d’une escapade dans la capitale alsacienne pour échanger avec le Président de cette association, Jean-François Alizon. L’oeuvre de Carl Gustav Jung éclaire son chemin personnel depuis près de 30 ans. Je le remercie ici d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.

Jean-François Alizon Président du centre européen d'études jungiennes

Jean-François Alizon Président du centre européen d’études jungiennes

-Bonjour Jean-François Alizon. Pouvez -vous nous présenter votre association ? Quelle est sa vocation?

– Le centre européen d’études jungiennes réunit un cercle de personnes issues de milieux très divers qui s’intéressent à l’oeuvre de Carl G. Jung . C’est une association qui compte une soixantaine d’adhérents et près de 150 sympathisants. Elle a été créée par la psychanalyste jungienne Brigit Soubrouillard il y a une quinzaine d’année. Nous comptons parmi nous des psychologues bien sûr mais aussi des étudiants en psychologie, en sociologie, des éducateurs et des artistes. Nous organisons régulièrement des conférences destinées à un public large. Cette année nous parlerons du célèbre « Livre rouge « de Jung. Le thème de cette année au CEEJ est “Folie et inspiration” la folie au sens des Grecs, dans ce qu’elle peut avoir de positif pour nous révéler à nous mêmes. Nous recevrons par exemple un égyptologue qui nous parlera du pouvoir symbolique des hiéroglyphes pour comprendre la folie dans l’Egypte ancienne. Notre objectif est de mettre la pensée de Jung en perspective avec d’autres disciplines.

Comment Carl G. Jung est-il entré dans votre vie ? 

– On peut dire que Jung a éclairé mon chemin personnel et pourtant je ne suis pas psychanalyste. Je suis diplômé de théologie protestante et je suis musicien. Je joue de la flûte ancienne dans un ensemble de musique de chambre.  J’ai enseigné pendant de nombreuses années la musique au conservatoire de Strasbourg. Dans les années 80,  j’enseignais la musique et puis vers l’âge de 36 ans, j’ai vécu une sorte de crise de sens. Comme beaucoup de gens, à cet âge de la vie, je me suis remis en question. J’avais suivi une formation en théologie, mais elle ne m’apportait plus les réponses dont j’avais besoin. A cette époque je me sentais  » à côté  » de ma vie. J’avais besoin de réconcilier mon chemin spirituel et ma pratique d’enseignant.

Un jour, par hasard, je découvre dans une libraire un livre qui retient mon attention. C’était un livre de Jung  » Psychologie et alchimie« . Cela m’a interpellé. Pour moi, l’alchimie n’avait aucun rapport avec la psychologie.  Je n’ai pas compris grand chose à ce livre, mais il a aiguisé ma curiosité. Petit à petit j’ai découvert le symbolisme et surtout la démarche de Jung qui propose de réconcilier le matériel et le spirituel. Toute son oeuvre est une recherche d’équilibre entre des notions opposées : le masculin et le féminin, le bien et le mal, le conscient et l’inconscient. Jung nous invite aussi à écouter notre inconscient, à négocier avec lui. Ce processus permet de trouver des réponses à des questions insolubles.

-En quoi cette découverte  a-t-elle influencé votre vie par la suite  ?

– J’ai donné un autre sens à mon métier. J’ai réfléchi sur moi. J’ai décidé de donner autre chose à mes élèves qu’une simple technique et je me suis davantage concentré sur leur bien-être. Je me suis rendu compte que en étant davantage tourné vers ma propre sensibilité et en me concentrant sur ma façon d’être, je pouvais alors par symbiose leur offrir une autre relation avec la musique. Je me suis autorisé à vivre mon intériorité à l’extérieur.

jung livre

Quels sont les concepts qui vous ont aidé à réaliser votre propre alchimie intérieure ?

– Alors que pour Freud, l’inconscient est un placard où l’on aurait mis tout ce que l’on ne voulait pas, pour Jung au contraire l’inconscient est un espace qui contient une grande richesse. Il est constitué de nos difficultés mais aussi de nos potentialités niées.  Jung nous invite donc à nous mettre à l’écoute de notre inconscient afin de nous relier à une sorte de matrice vivante et créatrice. Lorsque nous nous écoutons, que nous nous tournons vers l’intérieur, nous donnons la possibilité à notre inconscient de dire des choses à travers les rêves par exemple. C’est fondamental pour un artiste d’être en contact avec ce champ là. Jung a mis des mots et des concepts sur ce que je cherchais à comprendre rationnellement et que je vivais intérieurement.

-Jung a été le disciple de Freud, avant de prendre ses distances. Qu’est ce qui les opposait ?

-Freud était  préoccupé de construire une théorie scientifique qui puisse rendre compte des mécanismes de l’inconscient. Il était marqué par le rationalisme et le scientisme de son époque. Jung au contraire était marqué par Kant et le romantisme allemand, ce qui l’a poussé à considérer avant tout son expérience intérieure. Il pensait que nous ne  pouvions nous connaître qu’à travers notre subjectivité. Il a observé son propre monde intérieur,  il était très réceptif, il avait conscience de la dualité. Ses concepts sont nés de sa propre exploration intérieure. Leurs divergences sont nombreuses.  Alors que Freud voit les rêves comme l’expression de nos désirs refoulés, Jung en revanche estime que les rêves nous révèlent notre vie intérieure et nous indiquent le chemin de notre réalisation profonde.

Jung a aussi beaucoup voyagé en Afrique notamment et il a compris que nous étions constitués de forces originelles, qui sont présentes dans chaque être humain au -delà de la culture, c’est ainsi qu’il a défini le concept d’archétypes.

C’est lui aussi qui a découvert ce qu’il a appelé la “synchronicité”. Lorsqu’une coïncidence se produit entre des faits matériels et un tournant important de notre évolution intérieure, on peut parler de “synchronicité ». Ce n’est pas une simple coïncidence, mais un évènement marquant, qui surprend et frappe la personne à ce moment là. Une rencontre, un livre peuvent arriver jusqu’à nous et répondre à nos préoccupations profondes et ainsi accélérer notre évolution.

Jung va donc très rapidement émettre des réserves sur la prédominance de la sexualité et des désirs refoulés de la théorie freudienne et Freud va regarder d’un très mauvais oeil le goût de son disciple pour l’irrationnel. Si Jung est accueilli les bras ouverts dans les pays anglo-saxons, un air de suspicion flottera toujours sur son oeuvre en France à cause de son intérêt pour le monde invisible, les expériences paranormales et le spiritisme, qu’il voit avant tout comme des manifestations de forces inconscientes et aussi à cause de la manière souvent déconcertante de ses ouvrages, qui sont souvent plus une descente dans l’expérience et une ouverture pluridisciplinaire que des écrits dans le mode universitaire en usage en France.

– En quoi la pensée de Jung peut-elle selon vous répondre aux interrogations de notre époque ?

-Nous constatons que de nombreuses personnes sont à la recherche de sens dans leur vie. Actuellement  notre société matérialiste est traversée par une crise économique et une crise intérieure. Quelque soit leur âge ou leur métier, les personnes qui viennent vers nous souhaitent retourner à la source de l’être humain. Jung apporte des réponses car il n’a jamais opposé le matériel et le spirituel, il a cherché au contraire à en faire des forces complémentaires. Ce qu’on constate également c’est que les personnes qui se tournent vers Jung réalisent un travail des profondeurs et ils deviennent ainsi plus créatifs. De nombreux artistes et pédagogues s’inspirent de sa pensée.

Je crois que le matérialisme de notre époque ne répond pas aux aspirations profondes de l’être humain. Il est peut-être temps de réinventer une religion qui n’est pas reliée à un Dieu extérieur à nous. Une religion où l’on apprendrait à lire à l’intérieur de nous-même pour vivre en relation avec nos  forces profondes. C’est peut-être cela le réel défi du 21ème siècle.

le point jung

Liens pour aller plus loin :

– Le programme des conférences du centre européen d’études jungiennes de Strasbourg

-Les associations jungiennes en France

-L’association des analystes jungien au Québec

-La biographie de Carl Gustav Jung

-Un site d’information sur Jung

Un livre pour découvrir Jung :  » Ma vie : souvenirs, rêves et pensées  »

8, 60 euros chez Folio

La fin du monde aura-t-elle lieu ?

« La fin du monde, c’est quand on cesse d’avoir confiance  »  

Madeleine Ouellette-Michalska

La fin du monde approche.  Le 21 décembre 2012, l’humanité pourrait bien disparaître. Cette croyance, insidieusement, s’est infiltrée au fil des mois dans nos esprits et même si la plupart d’entre nous fait mine d’en rire, je suis sûre qu’ à la veille de la date fatidique certains auront cette pensée furtive : et si il n’y avait pas de demain ? Et si tout devait effectivement brutalement s’arrêter ? Cette question a de quoi effrayer et je conçois que peu de personnes souhaite se la poser, car elle bouscule notre petit confort intérieur.

Personnellement, si le monde devait disparaître demain, je ne pleurerais pas sur son sort.

A première vue, l’état actuel de la planète en 2012 n’inspire rien de bon.

La guerre brise des vies au Moyen-Orient, la Syrie est à feu et à sang, les israéliens et les palestiniens n’en finissent pas de se déchirer. Les révolutions arabes ont rallumé la flamme de l’espoir dans des pays oppressés par de terrifiants dictateurs et le combat entre la lumière et l’ombre est loin d’être terminé en Egypte ou en Tunisie. L’obscurantisme plane comme un mauvais esprit au-dessus des âmes qui se sont laissées piéger par la peur.

La pollution a rendu malade la terre. Elle se nettoie violemment. Les tornades et les tempêtes s’abattent ici et là à chacun de ses hoquets. Les taux de cancer n’ont jamais été aussi élevé dans nos pays occidentaux, mais des industriels de l’agro-alimentaire continuent de déverser leurs produits toxiques en contestant énergiquement tout lien de cause à effet.

Nos journaux télévisés ont déjà oubliés Fukushima et la plus grande catastrophe nucléaire de tous les temps car ils ont bien trop à faire avec  la guerre atomique qui a fait explosé  l’UMP. Cet épisode de la vie politique française en dit d’ailleurs long sur le motivations qui animent certains élus de la République : ils sont prêts à tout pour le pouvoir.  La politique est devenue un grand jeu télévisé. La communication et la stratégie priment sur les idées.  Il n’y a plus guère de différence entre la télé-réalité et la real-politik.

Le chômage s’est installé en Europe et dans le même temps en France des personnes se suicident sur leur lieu de travail. Les travailleurs pauvres sont devenus une catégorie sociale à part entière. On dit aux jeunes qu’il n’ont pas assez d’expérience et aux vieux qu’ils coûtent trop chers. Aujourd’hui pour décrocher un emploi, mieux vaut déjà en avoir un.

Allez donc trouver du sens à tout cela. Il y a de quoi être perdu.

" Révolution du jasmin" de Abbes Boukhobza

 » Révolution du jasmin » de Abbes Boukhobza

Les religions divisent les hommes, chacune défendant sa vérité qui est forcément supérieure aux autres. Dieu a pris le visage d’un vieil homme pas commode qui juge et condamne ceux qui s’écarteraient de la vérité biblique, promettant le paradis à ceux qui se sacrifient pour lui et l’enfer à ceux qui décideraient juste de vivre la vie qu’ils désirent. Tout cela aussi n’a à mes yeux aucun sens.

Si le monde que je viens de décrire doit disparaître, alors je suis prête pour l’apocalypse.

Ce monde est traversé de tant de contradictions, de tant de vents contraires, qu’assurément, il ne peut nous mener nulle part. Si l’alignement des planètes doit se faire le 21 décembre, alors je prie pour que la Terre soit aspirée dans un trou noir. Black-out instantané pour tout le monde. Amnésie générale. On débranche tout et on rallume la lumière. On efface toutes les données et les virus qui ont court-circuité  la machine humaine depuis 26000 ans et le 21 décembre à minuit, on relance un nouveau programme. C’est ce qui pourrait arriver de mieux.

Si ce monde devait disparaître, alors je me demanderais plutôt ce que je ferais de ma dernière nuit de vie sur la planète Terre. Elle est intéressante cette question. Que feriez-vous si vous saviez que vous alliez mourir demain ? Qu’est ce qui serait le plus important ? De quoi auriez-vous envie de profiter une derrière fois avant de quitter les lieux ?

Imaginez. Pensez à tout ce que vous avez voulu faire dans votre vie et que vous avez remis à plus tard. A cause de l’argent, à cause du travail, à cause de toutes ces barrières qui nous entravent.

Continuons sur notre lancée et imaginons encore. Avec qui seriez-vous ? Que feriez- vous de ces dernières heures ? Avec qui auriez-vous envie de faire la paix ? Qui auriez-vous envie de serrer une dernière fois dans vos bras ?

Personnellement, pour cette ultime nuit,  je crois que je me contenterais d’une veillée sous un ciel étoilé. Emmitouflée dans une confortable couette, je regarderais les étoiles , un verre de champagne à la main. A mes côtés, il y aurait tout ceux que j’aime. On ferait un feu et cela nous réchaufferait. On se raconterait des histoires pour avoir moins peur. On se dirait combien on s’aime. Combien on a été heureux de se connaître dans cette vie. Je ferais la paix avec le passé, qui ne peut être changé. Je ferais une croix sur un futur qui  n’existe de toute façon pas encore. Je serais alors obligée juste d’être là, présente, aimante, sereine. Je fermerais les yeux après avoir regardé une derrière fois l’immensité du ciel et ses milliers d’étoiles. Je savourerais chaque bulle de champagne qui viendrait s’échouer sous mon palais. Et j’attendrais la fin du monde. La fin des guerres, la fin de la souffrance, la fin de l’absurdité d’une humanité qui a oublié de vivre en harmonie avec la nature, qui a oublié jusqu’à sa raison d ‘exister.

J’ai beau être optimiste. Je ne crois pas à cette version de l’histoire. Trop romantique. Il y a de fortes chances pour que nous soyons malheureusement tous bien vivants  au matin du 22 décembre. Et il est fort probable que nous ayons tous un peu la gueule de bois. Et pas uniquement à cause du champagne. Car évidemment le monde ne va pas disparaître du jour au lendemain. Ce serait trop facile.

Malgré tout cette échéance nous interroge tous, intérieurement. La question essentielle à mon sens est la suivante : qu’est ce qui est vraiment important pour moi ici et maintenant ? Qu’est ce qui fait que je me sens vivant ? Qu’est ce qui est essentiel ?

Si je réponds honnêtement à cette question voilà ce qui me vient : l’amour, la paix, la beauté, le partage, le rire, le plaisir de déguster des plats savoureux, de cueillir une pomme croquante et acidulée à l’automne et de manger des fraises juteuses et sucrées en été, le bonheur de marcher dans la forêt  avec les enfants, la joie de se sentir utile, d’offrir au monde le meilleur de soi, la solidarité dans les moments difficiles, la satisfaction d’apprendre de nouvelles choses, d’entrer en communication avec les autres, la collaboration, la découverte, le voyage, l’amitié, l’authenticité, l’art et tant d’autres choses encore, qui sont essentielles et qui font qu’on se sent heureux de vivre sur cette planète et qu’on se sent réellement vivant.

A force de regarder les infos, on a fini par oublier de penser à tout cela.

Où se cache la vérité dans un monde dénué de sens ? A l’intérieur de nous-même. A chaque fois qu’un être humain, sourit, aime, prie, espère, s’ouvre, se transforme il met de la lumière là où il n’y avait que les ténèbres de l’ignorance, de la haine, de l’intolérance, de la domination, de la souffrance.

Le monde n’est peut-être que le miroir de nos pensées et de nos émotions. Si c’est le cas, il ne tient peut-être qu’à nous de changer de rêve.

Si nous pouvions changer notre façon de voir le monde, de le vivre, de le ressentir, en nous connectant à l’essentiel, à notre propre vérité, celle qui se révèle lorsque nous sommes à la fin du film, au moment où le dénouement approche, au moment où les masques tombent alors peut-être pourrions-nous enfin devenir non plus les simples acteurs, mais bien les scénaristes et les réalisateurs de notre vie. Et ainsi écrire une nouvelle histoire.

Pour créer une oeuvre d’art, il faut juste avoir beaucoup d’imagination. Alors pourquoi ne pas imaginer le meilleur ? Le meilleur pour soi d’abord. Puisque ce monde est absurde pourquoi ne pas en rire ? Puisque rien n’a de sens et que personne n’est à l’abri du chômage ou d’une catastrophe naturelle pourquoi ne pas décider de suivre sa propre voie. Pour se sentir enfin réellement vivant.

Personnellement, j’ai bien l’intention de partager encore avec vous de belles rencontres et de nouveaux témoignages de personnes qui se sont engagées vers cette transformation intérieure et qui ont commencé ainsi à changer leur vision du monde. Des personnes inspirantes et positives qui nous prouvent qu’au milieu de ce chaos, il est possible d’être soi sans peur d’être jugé, qu’il est possible d’aimer et d’être aimé, qu’il est possible de se réaliser, de changer, de surmonter les épreuves, de trouver le courage, de réussir l’impossible. Il y a en ce monde des milliers d’exemples et je compte bien les mettre en valeur sur ce blog.

Finalement du coup, vu comme ça, ce monde là je n’ai pas envie de le voir disparaître. J’ai envie de le voir naître.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

« Sans imagination, il ne pourrait y avoir création. »  

Albert Jacquard

 

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Liens pour aller plus loin :

Le 21 décembre 2012. Ce qu’en disent les Mayas !!!