Les bienfaits d’une crise intérieure !

 » Tous les changements même les plus souhaités ont leur mélancolie, car ce que nous quittons, c’est une partie de nous-même. Il faut mourir à une vie, pour entrer dans une autre « . Anatole France

 

" Into the blue " Sandra C.

 » Into the blue  » Sandra C.

 Cette toile représente pour moi le symbole de la renaissance. Je l’ai créée il y a quelques mois alors même que j’achevais une phase douloureuse de mon existence. Dans ce soleil en gestation, il y a une femme. Elle s’abandonne à cette boule de feu, en toute sérénité, car elle sait qu’un puissant processus alchimique est en cours. Toute crise intérieure n’est au fond qu’une gigantesque opération de nettoyage. Quand plus rien n’a de sens, quand tout s’effondre autour de nous, ce n’est pas une punition, bien au contraire c’est une initiation. Une opportunité de croissance et d’évolution.
Je peux vous l’affirmer aujourd’hui car ce que je vous partage n’est pas une connaissance glanée dans un ultime livre de développement personnel.
Elle est issue de ma propre expérience.
Quand j’ai quitté mon emploi pour m’installer à Paris, le changement bien que souhaité n’a pas été simple. Une rupture professionnelle et une rupture géographique. C’est déjà un grand saut dans l’inconnu. Certes j’ai eu le courage de faire ce pas. Ai-je vraiment eu du courage ? Je ne sais pas.  J’étouffais tellement dans ma vie et dans mon travail qu’aucune autre solution ne m’est alors apparue. J’ai ressenti un besoin vital de changement. Je ne pouvais plus faire autrement. Alors j’ai fait ce pas. Je me sentais cependant en sécurité car ce choix était également motivé par le fait que j’allais rejoindre mon compagnon.
 Je prenais un risque certes, mais un risque mesuré. Je me disais qu’il serait là en cas de problèmes. Et la perspective de prendre le temps de trouver mon chemin  m’apparaissait beaucoup plus simple dans cette configuration. Jamais je n’aurai osé faire ce pas s’il n’avait pas fait partie de l’équation. Seulement voilà. Tout ne s’est pas passé comme prévu.
 Deux mois après mon installation à Paris, mon conjoint depuis 13 ans m’annonce qu’il me quitte pour une autre femme. Je vous dis ça presque froidement aujourd’hui , mais cela a été un choc d’une violence terrible. Je suis alors confrontée à l’une de mes peurs les plus profondes : la peur du rejet, la peur de l’abandon. Mais ce n’est pas tout. Je dois également faire face à des émotions extrêmes, réveillées par des blessures enfouies dans les profondeurs de ma psychée. Le tremblement de terre intérieur ne laisse aucune chance à tout ce qui a été refoulé. Tout explose comme un volcan en éruption.
Il y a d’abord la trahison qui réveille la colère : j’avais donné ma confiance à l’autre et là voilà piétinée.
Il y a ensuite l’insécurité qui réactive la peur : je suis alors dans une position fragile, je viens de quitter mon emploi, professionnellement je recommence tout à zéro, financièrement je dois faire face à bien des défis, car je ne suis pas seule, nous avons une petite fille et à ce moment là je ne me sens absolument pas capable de m’en sortir seule.
Il y a aussi la rupture amoureuse qui vous laisse au coeur un amer goût de chagrin.
Enlevez la confiance en l’autre, la sécurité que vous procure votre situation professionnelle et l’amour que vous témoigne votre conjoint dans votre vie. Regardez ce qu’il vous reste, c’est bien simple : rien. Enfin, ça c’est ce que je croyais.
 La dure vérité c’est que j’avais donc placé la totalité de mon sentiment de sécurité et de confiance en quelqu’un d’autre. En partant, il n’a pas fait que quitter une femme qu’il n’aimait plus. En partant, il m’a enlevé des ressources que je ne pensais pas avoir et qu’il incarnait pour moi.
Quand vous identifiez votre sentiment de bien-être à quelque chose d’extérieur à vous même : un travail, un amour, une maison. Vous prenez le risque  qu’un jour tout vous soit enlevé. Si cela arrive c’est qu’il est temps d’apprendre à vivre en auto -suffisance en partant à la recherche de ces ressources en soi-même. Il n’y a pas d’autre voie. C’est ce que j’ai appris.
Il y a donc cette violente prise de conscience. Je ne suis plus qu’une coquille vide. Un fantôme errant. A certains moments, je crois que la souffrance réveillée par cette séparation à été d’une intensité telle que j’ai cru basculé dans la folie. A la frontière du chaos. Au bord de la nuit. Je dansais une danse macabre avec une armée de démons.
Quand le monde que vous avez construit  et que vous pensiez  immuable, s’effondre, tout votre univers intérieur n’est plus qu’un vaste trou noir. Il n’y a alors plus de lumière, juste une intense obscurité. Elle n’est pas immobile, elle n’est pas vide non plus. Sinon ce serait supportable. Non, dans l’obscurité il y a de la colère, de la peur, du chagrin. Et c’est tout cela qui souffre en nous et qui prend toute la place.
La face à face avec mon ombre a été d’une violence extrême. Alors je suis morte. Je suis morte à cette douleur pour renaître. Un choc émotionnel en vérité c’est une bénédiction pour l’âme. Tout ce qui l’ alourdit  s’évacue au cours d’un intense processus que l’on nomme métamorphose. Ce qui cause la souffrance ce n’est pas la métamorphose en elle-même. Ce qui cause notre souffrance c’est notre  résistance à ce processus naturel qui fait partie des cycles de la vie.
Chaque jour, je me suis évertuée, à considérer cette épreuve non pas comme une punition, mais bien comme une opportunité. Je ne dis pas que cela a été facile. Je l’ai fait car tout au fond de mon âme, je savais que si je traversais tout cela c’était pour aller vers le meilleur. Je n’étais pas sûre de réussir la traversée. Je n ‘étais pas sûre d’être capable d’y arriver, mais je sentais au fond de moi, que si tout cela arrivait ce n’était pas un hasard. Bien sûr j’ai été aidée, par les connaissances que j’ai acquises à travers ce blog. Cultiver l’énergie positive ce n’est pas juste une philosophie de vie, transmise par des vieux hippies baignés de fleurs, c’est un puissant outil de guérison.
Vivre ou mourir ? Telle est la question que pose une révolution intérieure.
Accepter de mourir à soi-même pour renaître à soi-même. Lâcher l’ancien pour le nouveau. Les anciens schémas. Les vieilles habitudes. Les comportements hérités de notre éducation, de notre histoire, de nos plus profondes blessures.
Apprendre à naviguer dans l’obscurité. Ne plus vivre au passé mais enfin vivre au présent ?Ecouter les signes. Accepter de se laisser guider. Se faire confiance. Se reconnecter avec soi-même, pour découvrir son potentiel inexploité. Et enfin retrouver son chemin. Dépouillé de l’ancien, afin d’entrer dans un nouveau cycle, plus créatif, plus juste, plus joyeux, plus léger, plus en harmonie avec ce soi profond, qui est notre véritable guide. Si le mot  » spiritualité  » a aujourd’hui du sens pour moi, c’est bien en fonction de tout ce cheminement. On peut s’inspirer des grands penseurs mais on est toujours seuls face à soi-même à l’heure du choix entre la vie et la non-vie.
J’ai appris sur mon chemin que tout comme la chenille, nous sentons venir le temps de la métamorphose sans pouvoir la nommer. Quand tout s’effondre, c’est qu’il est temps de s’offrir une chrysalide. Ce qu’il s’y passe n’est pas réjouissant. Le corps de la chenille se vide. Elle se transforme en une masse informe afin que le papillon  puisse prendre toute la place.

Alors si vous traversez une phase d’obscurité, soyez rassurés. Vous êtes dans la phase de la chrysalide. Vous vous transformez.  Et comme rien ne dure même pas la souffrance, vous allez voir bientôt la lumière. Si vous permettez au processus de se dérouler. Nous avons tous  le potentiel en nous pour transformer le plomb en or. La lourdeur en légèreté. Nous sommes tous porteurs des clés de la résilience. Je sais, vous doutez. Vous avez peur. Et c’est normal. Mais soyez sûrs que lorsqu’on choisit de ne plus résister à la vie. Elle offre des bénédictions inespérées. Soyez sûrs que si vous vous engagez dans le processus en conscience , vous serez guidés. Il n’y a rien à faire à part trouver le moyen de vous connecter le plus possible à la vie : à ce qui vous fait du bien, à ce qui vous aide à vous sentir mieux.

Aujourd’hui mon existence a été totalement transformée. Attention. Je ne dis pas que je nage dans la félicité du matin au soir. Je suis encore traversée par de nombreuses peurs, des doutes. Mais j’avance en conscience en collaboration avec la vie. En alliance avec mon âme. Et cela n’a pas de prix.
Ce que je peux vous dire c’est que je ne me suis jamais sentie aussi vivante qu’aujourd’hui. J’ai rencontré des personnes formidables sur mon chemin. J’ai été énormément aidée à chaque fois que j’ai osé demandé de l’aide. Ma vie n’a jamais été aussi passionnante. Je me sens de plus en plus reliée à moi-même. Et c’est un tout nouveau rapport avec l’existence qui est en train de naître en moi aujourd’hui.

Chers amis révolutionnaires. Nous sommes ensemble sur le chemin. Nous sommes en train d’apprendre à devenir le changement que nous voulons voir dans le monde. Voilà la raison de toutes ces crises qui semblent ébranler si profondément nos vies.

Et si l’épreuve nous est proposée, c’est parce que nous sommes prêts à la traverser.

Célébrons l’heure de nos métamorphoses. Et faisons confiance au processus.

Je vous raconterai l’histoire de mon éclosion dans le prochain billet. Parce que voyez -vous j’aurai aimé lire un témoignage positif durant ma douloureuse transformation.

Alors puisque je ne l’ai pas trouvé. Je vais le créer. Et je vais partager avec vous un peu de cette magie que la vie m’a permise d’expérimenter. Alors la douleur aura du sens. Alors enfin, je pourrai apprendre à voler.

A très vite.

Sandra C.

©larevolutioninterieure.com

 

 

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L’histoire d’un miracle !

 » Cela peut être aussi cela l’existence ! Des miracles parfois, de l’or et des rires. Et de nouveau l’espoir quand on croit que tout autour de soi n’est que saccage et silence . « 

Philippe Claudel, écrivain français

Photo : Julie T. Le retour du soleil

Photo : Julie T.
Le retour du soleil

Tout peut basculer en un instant. Il y a des moments dans l’existence où la fragilité de la vie s’impose à nous avec violence. Il y a quelques mois, j’apprenais qu’un de mes plus proches amis était victime, à l’autre bout du monde, d’un grave accident de moto.  » Son état est critique. Il a heurté un mur. Son cerveau est touché« . Quelques mots jetés dans un message virtuel. Et c’est un monde qui s’effondre. Un monde que l’on croyait stable et immuable disparaît dans un trou noir, en quelques secondes.

Il y a d’abord l’incrédulité, puis arrive le déni :  » Non ce n’est pas possible, pas Mathieu, pas lui« . Je pense à sa femme, à ses deux petits garçons, à son rire, à sa joie. Mathieu a toujours été un soleil, il ne gardait pas sa lumière pour lui, il éclairait tout et tout le monde, jamais avare de paroles sympathiques, toujours de bonne humeur, curieux, ouvert, volontaire, aventureux. Et je pense : « Non ! Pas lui ! Cela n’a pas de sens ! » C’est un cri silencieux, une colère qui vient du ventre et qui se noie dans un sanglot.  C’est une tempête cinglante qui claque les joues et donne des hauts -le- coeur. C’est comme découvrir que vous êtes en pleine mer, et prendre conscience brutalement que vous ne savez pas nager. On se noie dans la peur. La mer n’est que le décor de cette funeste vérité.

Mais très vite, il y a ce sursaut, cette pensée qui balaie d’un coup toutes les autres : il est en vie. Son état est grave, mais Mathieu est en vie. Cela suffit à me laisser entrevoir la lumière d’un phare lointain. Je devine ses contours au loin, derrière les voiles d’un épais brouillard. C’est la lumière de l’espoir. Elle est faible, tant la tempête fait rage, mais elle est là, vacillante. Je m’y accroche comme on s’accroche aux étoiles pour tenir à distance sa peur du noir, sa peur du vide infini.

Mon ami, mon frère de coeur, pouvait nous laisser moi et les autres, au bord de la vie. Cette idée m’était si insupportable que chaque jour, j’ai consacré une énergie folle à l’espoir, envoyant des prières à tous les Dieux que les hommes ont créé.  J’étais en colère. Mes éclats de voix avaient pour but de les réveiller : » S’ils existent, qu’ils fassent quelque chose ! »   Mais j’ai appris que prier en colère ne sert à rien. Les anges prennent peur et s’envolent au loin.

La situation est critique. A ce moment là, Mathieu est gravement touché au cerveau. Il est plongé dans un coma artificiel. Les opérations se succèdent. Elles se déroulent mal. Les jours passent et des hémorragies cérébrales viennent contrecarrer le travail d’orfèvre des chirurgiens. J’ai peur, peur que ces vagues écarlates finissent par noyer ses souvenirs, sa capacité à s’émouvoir et à se mouvoir. Les médecins  sont prudents, ils demandent à la famille de se préparer au pire. Je ne suis plus alors qu’un lac asséché. Il arrive un moment où dans le paroxysme de la douleur même les larmes se retirent, pour nous laisser entièrement nus face à notre souffrance. Pendant ces moments là, je parlais à Mathieu. Je l’imaginais flottant entre deux mondes. Il était sur une île perdue entre le ciel et la terre.  Et je me disais alors, il faut lui donner envie de rester, mais en réalité, je le suppliais de rester. Dans mon rêve, je lui parlais, mais il ne m’entendait pas.

Il ne me restait plus qu’à plonger dans les profondeurs de ma peine et ce que j’ai vu, c’est un grand vide. Le vide de sa possible absence. Ce trou béant, infâme, vorace se délectait de mes espoirs fébriles.

Le trou noir commençait à grandir dangereusement. L’espoir, la chaleur de l’espoir, se heurtait au vent glacé de la réalité. Les nouvelles n’étaient pas bonnes. Son corps lâchait et je devais l’accepter. Ce n’étais pas de la résignation. C’était de l’abandon.  Arrive un moment, où, se laisser emporter par les furieuses secousses du torrent devient la seule solution raisonnable. C’est sans doute cela lâcher-prise, accepter ces forces qui nous dépassent et s’en remettre à elles. La volonté ne fait pas tout. Toute l’énergie de ma volonté, je l’avais mise dans cette unique pensée : « Mathieu, je veux  que tu vives « ! Et dans ce moment d’abandon, à la lisière de cette frontière fragile où la vie et la mort ne forment plus qu’un brouillard subtil, l’absurdité de ma requête m’est subitement apparue. C’est sans doute cela l’humilité. Sa vie ne dépendait pas de moi. Le choix lui revenait. Du fond de son rêve, il avait déjà choisi. Et je ne pouvais rien changer à cela.

Cette nuit là, le sommeil m’a engloutie par surprise. J’étais un navire échoué dévoré par la rouille au fond de l’océan. Au réveil, la mer s’était retirée et ma carcasse vide séchait au soleil, entourée d’une brise paisible. J’avais accepté. Au fond de moi, il y avait même un peu de sérénité. Quelques heures plus tard, un message m’indiquait que l’état de mon ami s’était amélioré, contre toute attente. A ce moment là, j’ai su que Mathieu avait choisi la vie.

Photo : Isabelle Debray

Photo : Isabelle Debray

Quatre mois se sont écoulés depuis cet accident tragique. Je m’apprête à entrer dans la chambre d’hôpital où Mathieu vient d’être rapatrié, en France. Je suis avec mon compagnon. Mathieu est notre frère de coeur à tous les deux. Nous nous effleurons la main et respirons en grimaçant une bouffée de cet air désinfecté qui emplit tout l’étage. Nous nous tenons devant cette porte, comme des pèlerins anxieux de découvrir la réalité du Mystère. Nous échangeons un dernier regard impatient, puis, nous entrons.

Mathieu dort, paisiblement. Nous nous approchons sans bruit. Il ouvre un oeil. L’autre repose sous un épais bandage. Nous nous jetons sur ses mains. Mathieu sourit, c’est un sourire éclatant. Il semble heureux de nous voir.  Je crois que je n’avais jamais vu le jour avant de voir ce sourire. «  On est là« . Ce sont les seuls mots qui s’échappent de nos lèvres tremblantes. Nos yeux ruisselants noient nos paroles avant même qu’elles ne prennent forme dans nos esprits essorés par l’émotion. Je ferme les yeux pour mieux savourer. Je me saoûle des mains de Mathieu. Elles sont aussi douces que les mains d’un nouveau-né. Et si chaudes. Elles me ramènent à la vie. Le miraculé c’est lui, mais en réalité, la mourante, c’était moi. Je perçois le battement de son coeur au creux de son poignet. C’est un son délicieux, le battement d’un coeur. Un son qu’on ne devrait jamais oublier. Nos trois mains enlacées, forment le centre d’un  soleil qui explose à la surface de la nuit. Dans cette chambre d’hôpital, pendant quelques secondes, l’éternité s’est installée au creux de nos doigts. Le pouvoir de tous les magiciens du monde n’est rien comparé à l’énergie de cette étreinte. L’amour, c’est cela. C’est cette force là.  Des mains qui se cherchent et se serrent. Nos âmes viennent de se retrouver au centre du chaos de l’univers. Nous célébrons ce big-bang silencieux.  L’ordre et le désordre ne font à présent plus qu’un.

Aujourd’hui, Mathieu se bat. Il va devoir réapprendre à parler, à marcher, à écrire, à vivre autrement. Son lobe préfrontal a été en partie amputé, mais pour les médecins, Mathieu reste un mystère. Son cerveau a compensé ce qu’il a perdu. Ses souvenirs sont intacts. Peu de personnes ont surmonté avec  tant d’aisance  de tels traumatismes physiques. Mathieu a trente ans. Deux enfants en bas-âge, une femme, une vie qui ne sera jamais plus la même. Mais il ne regarde pas en arrière.  Sa force intérieure est exceptionnelle.  » Dans quelques mois, je serai sur pied, vous verrez », nous glisse-t-il, dans un murmure fatigué. Il en est capable. Capable de reprendre sa route, en collaborant avec ce corps cabossé et cet oeil aveugle pour continuer à s’émerveiller de la Vie et à profiter de ses cadeaux. Sur le plan matériel, il y aura un avant et un après, mais il est resté cet être lumineux que j’ai aimé dès le premier fou rire partagé.

L’amour. L’amour ne se voile pas toujours de désir. L’amour a tellement de couleurs, tellement de saveurs. L’amitié, c’est l’amour désintéressé de la chair, c’est la rencontre de deux mondes qui se lisent et se disent dans un regard, dans un éclat de rire. Nous choisissons peut-être les mêmes compagnons de route, vie après vie, pour ne jamais cesser d’explorer ensemble, ce mystère qu’est l’existence, pour ne jamais cesser de nous aimer, quelques soient les épreuves qui nous attendent.

Le miracle, c’est de prendre conscience que la seule chose qui mérite notre attention sur cette Terre c’est cette énergie fantastique qu’est l’Amour.

Ne retenons pas en nous cette énergie. Je sens qu’il faut l’offrir, la laisser couler en dehors de nous, baigner les êtres qui nous émerveillent de nos caresses et de nos attentions. Tout est si fragile. Nous sommes tous des poussières d’étoiles, insignifiantes dans le vaste univers.  Mais ensemble nous formons des constellations qui guident les marins perdus en mer.

Quel sens donner à cette histoire ? Aujourd’hui je sais, que du chaos naissent les étoiles et que le miracle, c’est la vie elle-même.

Pour le découvrir, il m’a fallu vivre cette révolution intérieure. Rien ne meurt. Tout se transforme. Nous sommes tous des alchimistes.

PS : Merci à Julie T. d’avoir accepté d’illustrer cet article, son blog est à découvrir ici et merci également à ma fidèle Isabelle Debraye  !

©larevolutioninterieure.com

Liens pour aller plus loin : Une vidéo étonnante sur les mystères du cerveau