L’histoire de la maison abandonnée !

« Mais il n’est point de hasard. Lorsque un homme trouve une chose qui lui est nécessaire, ce n’est pas au hasard qu’il le doit, mais à lui-même. C’est son propre désir qui la lui procure ».

Herman Hesse, romancier et poète allemand ( 1877-1962 )

La maison abandonnée

L’entrée de la maison abandonnée

Cela fait un moment que j’avais envie de raconter cette histoire. Une drôle d’histoire qui m’a profondément marquée. Une histoire absolument authentique. Elle remonte à quelques mois déjà. C’était la fin de l’été. Une période creuse du point de vue de l’actualité. Je suis au bureau, il fait chaud. La température avoisine les 30 degrés. Rien de bien passionnant à se mettre sous la plume. Un mail atterrit dans ma boîte professionnelle et vient me sortir de ma torpeur. Il vient de mon rédacteur-en-chef. Ce dernier me demande d’aller faire un tour dans un « squatt« . Il vient de recevoir un message outré d’un habitant d’un quartier bourgeois. L’homme dénonce avec une grande vivacité la présence  » d’intrus  » dans une belle maison de maître qui se situe à proximité de sa demeure. Il est en colère contre les forces de police  » qui laissent faire« . Le message n’est pas signé, ce qui arrive rarement, mais il semble cohérent, bien écrit. Ce n’est visiblement pas l’oeuvre d’un fou. Il n’y a rien de bien urgent à couvrir ce jour -là, nous voilà donc mon collègue et moi-même missionnés pour aller jeter un oeil à ce qui semble être un gîte de luxe pour âmes en errance. L’idée de mon chef est transparente comme une vitre fraîchement nettoyée : des squatteurs, des retraités fortunés scandalisés, des pouvoirs publics défaillants, les ingrédients essentiels d’ un bon sujet polémique sont en théorie réunis. Je soupire. J’ai horreur de ce genre de sujet. Il n’y a pas de surprises. Le monde est toujours divisé entre les gentils et les méchants. La vie est rarement aussi simple et tranchée.

Nous arrivons sur place, sans conviction. Rien ne semble indiquer à première vue que le lieu est habité. C’est une belle maison des années 20, de grande stature, aux volets fermés. Les ronces et la végétation entourent les murs défraîchis de ce qui semble avoir été la propriété d’une famille aisée. Nous interrogeons des passants, mais aucun ne semble avoir prêté attention à ce qui se tramait derrière la porte d’entrée condamnée de cette maison abandonnée.  Il n’y a pas d’ordures, pas de signe de vie. Pas l’ombre d’un  » punk à chien »  à l’horizon.

Nous aurions pu en rester là. Rentrer tranquillement au bureau. Après tout, nous n’avions pas matière à alimenter la polémique. Cependant,  poussés par un dernier sursaut de curiosité, nous décidons mon collègue et moi-même de contourner la maison et d’aller inspecter le jardin qui se trouve à l’arrière de cette grande bâtisse. Il n’y a pas de clôture, ce n’est pas bien compliqué. Nous découvrons alors cette verrière  d’un autre âge, ouverte à tous les vents et ce déconcertant petit escabeau , qui illustrent le début de ce post.

Il semblerait que la maison accueille bien finalement des invités surprises. Il n’y a toujours pas de bruit, aucun signe de vie, rien que cette fenêtre ouverte, qui vient titiller encore davantage notre curiosité. Nous aurions pu en rester là. Encore une fois. Mais cette fenêtre  semblait nous inviter à entrer.  Qui pouvait bien vivre dans cette maison ? C’était l’occasion de le savoir enfin. Mon collègue entre le premier. Je l’attends à l’extérieur, le coeur fébrile, en me demandant si le comité d’accueil allait être assuré par une armée de toxicomanes ou par des militants du collectif  » Droit au logement« .

Je l’avoue, ce petit moment de suspens a pimenté une journée qui s’annonçait bien morne. J’attends donc toujours bien sagement dans le jardin pendant que mon collègue s’engouffre dans une pièce sombre . Sa voix enjouée me parvient soudain.  Je l’entends dire :  » Bonjour Madame ! Ah, vous êtes toute nue « ! J’éclate de rire, interloquée. N’y tenant plus, je me hisse sur l’escabeau branlant, convaincue, que mon collègue est en train de me faire une bonne blague.

Je pose un pied dans la véranda, je lève les yeux et j’aperçois mon collègue en grande conversation avec une jeune femme d’une vingtaine d’années. Elle est loin d’être nue. En vérité, elle se rhabille. Elle vient de se lever. Dans le coin de la pièce où elle semble avoir pris ses quartiers d’été, j’aperçois un canapé élimé, quelques livres de philosophie, éparpillés, un duvet rouge et des vêtements chiffonnés. C’est le petit coin de  » Christine ». Elle nous reçoit, un sourire aux lèvres. Nous lui expliquons rapidement, qui nous sommes, mais elle ne semble  pas s’en soucier. Elle a les yeux ensommeillés. Des miettes de cannabis traînent sur la planche en contreplaqué qui lui sert de table basse.  L’atmosphère est détendue mais pas du tout glauque. Je ne saurai sans doute jamais pourquoi  » Christine « , ne s’est pas offusquée ce matin-là de notre présence impromptue. Elle nous explique qu’elle est étudiante. Elle est ici « en transition ». Elle ne s’étend pas sur elle, nous raconte juste qu’elle vit ici la plupart du temps toute seule.  » Venez, je vais vous faire visiter. Elle est extraordinaire cette maison« , nous lâche-t-elle d’une voix traînante. C’est le genre d’invitation qui ne se refuse pas lorsqu’on a l’âme aventureuse. Et vous l’aurez compris, il y a en moi un capitaine téméraire, qui ce jour là n’avait aucunement l’intention de rentrer au port, sans avoir goûter les saveurs d’une terre inconnue.

A ce moment là, je ne suis plus journaliste. Plus tout à fait. Je suis redevenue une enfant, explorant le grenier d’une vieille tante éloignée. Il y a en moi une grande excitation. Je suis une exploratrice, une archéologue, découvrant un temple perdu au milieu d’une forêt épaisse. J’ai 10 ans, je sais bien que je n’ai pas le droit d’être là, mais je n’ai pas peur. Dans l’instant présent, j’ai un trésor à découvrir. Je sais qu’il n’attend que moi. Le temps s’est arrêté, paralysant par la même occasion mon mental  et mes appréhensions. L’adulte responsable est restée dans le jardin. Et je ne regrette pas du tout d’avoir laissé l’enfant en moi prendre les commandes de ce curieux périple. Si je ne l’avais pas fait, je n’aurai pas été en mesure de vous raconter cette histoire. Et elle est loin d’être finie.

Premier constat, la maison est en très bon état : pas de tags, pas de déchets, les squatteurs de passage semblent prendre grand soin de cette imposante maison. Ce qui me frappe, c’est que l’électricité fonctionne. L’armoire à fusibles est pourtant loin d’être aux normes. Les pièces sont immenses, les plafonds, vertigineux. Il y a une salle de bal, un escalier en colimaçon sculpté dans un bois précieux, qui craque délicatement sous nos pas prudents. Tout est vide et d’une propreté stupéfiante. Un squatt 4 étoiles. Une arche de Noé de luxe. J’ai le sentiment d’ausculter le ventre d’un paquebot. Cette  maison est décidément colossale.

Nous découvrons deux étages, mais ils sont inaccessibles. De gros cadenas nous arrêtent d’emblée à chaque pallier. Nous poursuivons notre chemin jusqu’à un grenier poussiéreux. Et c’est dans cette atmosphère étrange et paradoxalement  tout à fait chaleureuse que nous découvrons, sous les toits, deux chambres absolument saisissantes. Il y a des lits en fer forgé, des gants de femmes taillés dans une fine dentelle blanche, une coiffeuse encombrée de poudres d’un autre âge, des boîtes de chocolats élégamment enrubannées, une armoire débordante de livres de biologie et de philosophie. Le sol est jonché de papiers. Il y a des affiches collées au mur. Tous ces documents jaunis datent de 1948. Je suis téléportée dans un autre temps. Tout est resté comme figé, comme si quelqu’un était parti précipitamment, laissant derrière lui un chaos ordonné. Chaque objet stocké dans ces deux chambres s’imprime au creux de ma rétine. J’ai la drôle de sensation de chercher quelque chose. Cela n’a pourtant aucun sens !

Puis, soudain, mon regard est attiré par un petit bout de papier coloré, étalé bien en évidence sur le sol à quelques centimètres de moi. Je m’empresse de le ramasser. Ce n’est pas un simple papier. C’est une carte. Elle est extrêmement bien conservée.

Et voilà à quoi elle ressemble.

Fra Angelico ( 1395-1455)

Fra Angelico ( 1395-1455)

Je ne suis pas particulièrement adepte des icônes religieuses. D’ailleurs ,entre nous, je suis profondément laïque. Tout ce qui touche à la religion, n’a pour moi rien de spirituel. Je crois en l’Homme pas dans les dogmes hérités d’obscurs livres saints. Mais malgré cela, cette carte m’interpelle. Je la trouve jolie. Elle dégage beaucoup de douceur. Je la retourne et là mon coeur s’emballe.  Des mots griffonnés à l’encre bleue. Une écriture soignée.  Un message venu d’un autre temps. Je viens de trouver mon trésor. J’ai des étincelles dans les yeux.

Voici donc ce que je découvre au dos de cette carte :

 » Je veux ! Qu’il a de force ce mot lancé tout court. Il aspire aux étoiles et les atteint toujours. Dans les difficultés de tes études, dans tes résolutions, n’oublie pas cette parole Julien. Si tu veux devenir un homme de caractère, mets-là en pratique. Sans volonté l’homme est une bête. Dans ta formation à la rude école de la vie, invoque la Vierge. Elle t’exaucera ».

Jos. B. 25 décembre 1942

Sans réfléchir, j’ai alors glissé cette carte dans mon sac. L’heure tournait. Il fallait penser à partir. Nous avons rapidement salué Christine et nous sommes repartis. La visite était terminée. Nos aventures avaient beau avoir été trépidantes,  je savais bien que je n’allais rien en faire de  » rentable« . Il n’y avait pas d’histoire au sens où l’entendait mon rédacteur -en -chef. Pas de toxicomanes hargneux, pas même un voisin en colère.  Juste une jeune fille et un grenier débordant de trésors oubliés.

Le lendemain, j’apprenais que les lointains propriétaires de la maison avaient finalement réussi à faire venir la police pour sécuriser les lieux. La véranda a été murée. Christine n’a pas pu rentrée  » chez elle « . Je ne l’ai jamais revue. Mon collègue et moi-même avons donc été les derniers à approcher les secrets de cette maison abandonnée. J’apprendrais plus tard qu’elle était délaissée depuis 7 ans. Les héritiers dont j’ai retrouvé vaguement la trace quelques semaines plus tard n’ont jamais fait mine de vouloir la vendre, au grand désarroi de tous les agents immobiliers de ce quartier huppé. Conflit de succession visiblement.

Etrange maison. Etrange découverte. Mystérieuse aventure. Qui pouvait bien être l’auteur de ce message oublié ? Pendant des jours, cette question n’a cessé de me hanter.

L’épilogue

Je ne suis pas en mesure de pouvoir le divulguer, mais la carte que j’ai glissé dans mon sac est loin d’être anonyme. Il y a un nom et le début d’un prénom. Je lis et relis cette carte. Et je m’interroge. Est-ce une femme ? Un homme ? Joseph ? Joséphine ? Josette ?  Pendant plusieurs jours, je n’ose pas aller plus loin. Puis je me lance. Sans réelles attentes, mais avec le besoin d’en savoir davantage. Avec une facilité déconcertante, je trouve un nom et un prénom qui correspondent à ceux de la carte. J’ai un numéro de téléphone, mais je n’ose pas appeler. Comment allais-je bien pouvoir expliquer que je me trouvais en possession d’une carte qui dormait dans un grenier depuis 70 ans alors que je n’étais pas sensée m’y trouver ? Le numéro est là, sur mon calepin. Je tente de l’ignorer. Un jour pourtant, sans réfléchir je prends mon téléphone et je compose le numéro. Un vieil homme décroche. Il a une voix claire mais néanmoins fatiguée. Je lui explique que je suis journaliste et que je travaille sur la seconde guerre mondiale. Je n’ai rien trouvé de mieux pour  l’aborder en douceur. Je trouve une astuce pour évoquer la carte, sans me confondre. Le monsieur est ravi de me parler de cette époque. Il a 94 ans. Il est bien l’auteur de cette carte. Et il me raconte. En 1942, il donne des cours de Français à l’un des jeunes garçons de cette famille de notable qui vit alors dans cette magnifique maison  » Arts déco ». Le fameux Julien du message était donc son élève. Il m’explique  ensuite qu’il a été enrôlé de force dans l’armée allemande en 1943, car il est alsacien. Il est envoyé sur le front russe, il vit des heures terribles, mais il s’en sort. A la fin de la guerre, il tente de renouer avec la famille de Julien, mais elle a déménagé. Il ne reverra jamais l’adolescent.

Longtemps, je me suis demandé si j’avais trouvé cette carte pour retrouver Julien, et permettre ainsi à Joseph de peut-être le revoir avant de mourir. Réflexe du mental.  Il fallait bien que je trouve une explication  » rationnelle » à cette aventure. Le fait est que je n’ai jamais réussi, malgré mes efforts,  à retrouver les coordonnées du fameux Julien. C’était peut-être le signe que je devais m’arrêter là.

En revanche, ce que je sais, c’est que cette carte ne me quitte plus. Je la conserve comme une relique sacrée dans mon carnet de notes. Elle est devenue mon talisman. A chaque fois que je doute  ou que je suis tentée de baisser les bras face aux difficultés de la vie, je récite le texte qu’elle contient comme on récite un mantra. Il y a une musique dans ces mots là qui me donne des frissons à chaque fois. Et quelque chose en moi dit : ce message, était pour toi.

Le hasard m’a mis cette carte entre les mains. Une carte lumineuse rédigée au coeur d’un des moments les plus sombres de notre Histoire. Tout un symbole. Un magnifique symbole.

 » Je veux ! Qu’il a de force ce mot lancé tout court. Il aspire aux étoiles et les atteint toujours »

Cette phrase est une lueur d’espoir qui nous incite à ne pas nous résigner, à avancer, à croire en la Vie, à la puissance du désir.

Peut-être que si ce message m’a été confié, c’est tout simplement pour que je conte son histoire aujourd’hui. Peut-être que ce message est arrivé jusqu’à moi  pour me rappeler, qu’il y a toujours quelqu’un qui veille sur nous, même dans les épisodes les plus sombres de notre vie.

Que retenir de cette aventure ? Rien de bien rationnel en tous cas. A vous d’écouter ce qu’elle murmure à votre coeur. Le mien me dit que cette histoire n’est sans doute pas arrivée par hasard. Depuis, je m’autorise à confier mes souhaits aux étoiles et vous savez quoi ? Elles me répondent toujours.

©larevolutioninterieure.com

Liens pour aller plus loin:

Qui était Fra Angelico ?

65 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Pandora
    Juin 13, 2013 @ 20:05:49

    Nos étoiles sont nos meilleures amies, bien belle histoire de cette émouvante et mystérieuse maison
    Bonne soirée

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    • Sandra C.
      Juin 13, 2013 @ 20:07:44

      Oui en effet, c’est ce que j’ai découvert grâce à cette aventure. Bonne soirée à vous aussi ! Et Merci d’avoir su apprécié l’âme de cette maison abandonnée!

      Répondre

  2. louise
    Juin 13, 2013 @ 21:37:45

    Je me suis laissée entraînée par cette belle histoire, je crois bien que c’était la petite fille en moi qui lisait. Merci pour cette belle aventure que j’ai dégustée avec plaisir. Je crois en effet que cette « image » était pour toi.

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    • Sandra C.
      Juin 14, 2013 @ 07:48:23

      Merci Louise d’avoir partagé cette histoire avec moi en la vivant à travers ta lecture. cette histoire reste vivante, grâce à ceux qui prennent le temps de l’acceuillir

      Répondre

  3. louise
    Juin 13, 2013 @ 21:39:06

    A reblogué ceci sur A CHAQUE JOUR SA PROPRE BEAUTÉ and commented:
    Une belle histoire qui nous vient de Sandra. Merci à toi!

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  4. berger elisabeth
    Juin 13, 2013 @ 23:39:45

    Gratitude à toi, chère Sandra pour cette merveilleuse histoire qui m’a profondément émue. Synchronicité avec les pouvoir des mots…. j’aime la façon dont tu les manies, avec sagesse et profondeur.
    Jamais cru au hasard, cette citation de Herman Hesse, mon auteur culte m’émerveille et la Vierge de Fra Angelico est un trésor.
    Merci de m’avoir fait voir les étoiles…

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    • Sandra C.
      Juin 14, 2013 @ 07:38:05

      herman hesse, quel auteur !
      heureuse que tu apprécies cette histoire et cette jolie image de fra angelico, un mystique assurément🙂 cette vierge et cette étoile sur son front, je me demande ce qu’elle symbolise. Ma culture religieuse n’est pas suffisamment importante , je n’entends rien aux symboles des icônes.

      Répondre

      • berger elisabeth
        Juin 14, 2013 @ 21:51:23

        J’adore ton histoire, elle m’a fait rêver et je suis très sensible au sacré et touchée par les icônes.
        Pas besoin de décrypter leur symbolique, tu es sûrement sensible à la beauté…
        Bisous et bon week-end

  5. Bernard Lamailloux
    Juin 14, 2013 @ 05:51:57

    J’imagine la réaction du « punk à chien » lisant ces lignes après avoir ingurgité quelques packs de bière : « Ah bon ? Les militants du collectif  » Droit au logement ont constitué une armée de toxicomanes ?, pffffft, ça m’étonne pas ! ».

    Plus sérieusement, j’ai trouvé cette histoire tout simplement bouleversante… Mais avec Sandra on a pour ainsi dire l’habitude… et ça fait un bien fou😉

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    • Sandra C.
      Juin 14, 2013 @ 07:30:01

      Merci bernard. Et toi tu serais rentré dans cette maison ? bonne journée à toi🙂

      Répondre

      • Bernard Lamailloux
        Juin 19, 2013 @ 14:55:22

        Bonjour Sandra. Avec quelque retard, je réponds à ta question ([…] « Et toi tu serais entré dans cette maison ? « ) pour te dire qu’honnêtement je n’en sais fichtre rien. A mes yeux, il y a un côté « trop facile… pas du jeu », quand on n’a pas le nez sur l’événement, de trancher hors contexte sur ce qu’on aurait fait ou non. Au vu de tout ce qui s’en est suivi (dans ton récit), je ne peux que te répondre que « j’espère bien que oui »🙂

  6. fabiennedomini
    Juin 14, 2013 @ 06:07:43

    Merci à l’exploratrice, à l’archéologue. Merci pour ce message. Même quand on habite en ville, il ne faut jamais oublié de convoqué les étoiles pour nous aider sur notre chemin de vie.

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  7. Jean Luc Monsempes
    Juin 14, 2013 @ 07:28:08

    Continue Sandra à raconter d’aussi belles histoires

    Répondre

  8. Foudhil
    Juin 14, 2013 @ 07:52:02

    Merci Capitaine
    Pour cette nouvelle balade…
    Que les étoiles vous illuminent!!!

    Répondre

  9. thiebaultdesaintamand
    Juin 14, 2013 @ 09:53:13

    Au delà du verre martelé et brisé par les ans, reluquant une femme nue sur un escabeau branlant, « In vitraux veritas », tu t’approchais sans le savoir d’un « Malgré nous » qui n’a pas fini de te suspendre au vol d’un reliquaire pieux tombé d’un paddock Art Déco…
    Et l’on dit que les journalistes ne sont pas des gens sérieux…. 😉

    Répondre

    • Sandra C.
      Juin 14, 2013 @ 11:11:42

      je peux te dire que j’ai pensé à toi en écrivant ce post. Tu aurais certainement adoré cette maison et surtout l’ambiance qui s’en dégageait…;ça sentait bon les années 20

      Répondre

  10. orepuk
    Juin 15, 2013 @ 08:55:41

    J’ai du mal à croire cette histoire, trop belle pour être vrai.

    Répondre

  11. Yveline Glaude-Brécy
    Juin 16, 2013 @ 09:26:13

    Merci d’avoir partager ton histoire Sandra. Vouloir et avoir le courage de faire ce qu’il faut pour vivre nos rêves et résister aux difficultés.
    Bon dimanche à toi.

    Répondre

  12. corentine83
    Juin 17, 2013 @ 08:01:57

    Aventure passionnante, on n’en perd pas une miette ! le message est vraiment puissant sentant l’oppression d’une séparation brutale et définitive avec Julien, son élève, c’est saisissant ! Et plein de force par cette valeur illocutoire du langage Veux ! volonté qui s’accomplit comme par magie … ça résonne comme si nous portions tous une part de divinité en nous et ça fait un bien fou … le passé qui revit par votre intermédiaire s’adressant à d’autres comme quoi rien ne se perd tous les espoirs sont permis ! Merci

    Répondre

  13. Bernadette Billa
    Juin 17, 2013 @ 21:13:53

    Bonsoir Sandra, je redécouvre avec bonheur cette histoire que vous m’aviez racontée à la médiathèque de Florange. Vous partez sur Paris et je vous souhaite bonne chance…moi aussi j’ai parfois envie de changer de vie, de vivre plus simplement…je lirai vos articles avec grand plaisir. Soyez heureuse

    Répondre

  14. candide57
    Juin 18, 2013 @ 05:47:49

    une fort belle histoire!!!
    un moment magique qui influence une vie!🙂

    Répondre

  15. Caroline
    Juin 18, 2013 @ 10:45:39

    Pause déjeuner et je suis tellement énervée que je décide de te lire, parce que je sais bien qu’il en ressort toujours quelques chose de positif. Et là j’ai 10 ans également, je me laisse embarquer avec cette aventurière que tu es !!! Un peu comme les aventures d’Alice quand j’étais petite😉 Et ce qui est bien c’est qu’à 10 ans, quand on est en colère ça dure jamais bien longtemps😉 T’embrasse fort et merci de nous diffuser toutes ces ondes positives. Bisous et à vendredi

    Répondre

  16. Julie Sabatier
    Juin 18, 2013 @ 15:36:17

    Mais alors, j’avais posté un joli commentaire, mais il n’apparaît point?…

    Répondre

  17. Julie Sabatier
    Juin 18, 2013 @ 15:40:31

    Bon, des fois que le premier commentaire ait disparu dans la 4è dimension, je tente de le reformuler… Dommage car il avait été rédigé dans la spontanéité juste après la lecture de ta jolie histoire.
    Qui m’a rappelé à une histoire, une histoire magique de bénédiction stellaire à laquelle nombre ne croiraient pas… Que peut-être un jour je publierai sur mon blog… Je disais aussi merci de m’avoir fait rêver, que j’étais une enfant moi aussi, à presque 35 piges.
    Et que comme je ne croyais pas au hasard et il me semble que ton histoire le montre bien, je suis heureuse d’avoir croisé le chemin de ta révolution intérieure et je continuerai de suivre avec attention ces écrits chargés de positivité et de plein d’autres belles choses.🙂

    Répondre

  18. Sandra C.
    Juin 19, 2013 @ 09:36:33

    merci de ce sympathique message. En effet il y a du avoir un bug car je n’ai pas d’autres messages de toi.
    Gardons notre âme d’enfant ouverte à tous les possibles, c’est sans doute la meilleure façon de ne pas vieillir :)je te rejoins🙂 et oui je serai heureuse de découvrir l’histoire que cette histoire a réveillé…à très vite …

    Répondre

  19. munchow
    Juin 21, 2013 @ 20:00:54

    Unfortunately I don’t understand enough French to get it all in your post, but I like your photo of the abandoned house. And Herman Hesse is one of my favourite writers.

    Répondre

    • Sandra C.
      Juin 22, 2013 @ 06:13:03

      herman Hesse is a great author. This post is about my exploration in this abandonned house. I’ ve found there a card written in 1942 during the second world war. on this card it was written : I want, what a force in these words they climb the sky and touch the satrs. Without will human is a beast. In the difficulties of your like, think about that Julien. in your training in the hard school of life dont’t forget that. invokes the virgin, she will answer you ».

      Today this card is like a talisman to me. google translate can help you to read more :)thank you for stopping by !

      Répondre

      • munchow
        Juin 22, 2013 @ 07:17:57

        Thanks for giving me a short version of your post. Quite intriguing to find a card from that long ago. I certainly can understand why it’s become a talisman for you. Have a nice weekend!

  20. Sandra C.
    Juin 22, 2013 @ 08:21:53

    have a nice week end too🙂

    Répondre

  21. liveandthink
    Juin 22, 2013 @ 17:48:07

    Cette histoire est tout simplement fabuleuse ! J’étais happé, totalement happé, j’anticipais, avant même de lire « je suis redevenue une enfant » je me disais la même chose, un retour en enfance, une enfance aventurière et insouciante désireuse de découvertes.
    L’épilogue est un paquet de bonbons qu’on a tellement envie de déguster, qu’on accélère le pas, le cœur battant pour savoir le fin mot de l’histoire et atteindre la fin du paquet, les doigts recouverts de sucre glace…
    Et que dire de la symbolique, à titre d’exemple cet article est pour moi ce que ce petit trésor (petit par sa taille seulement) est pour vous, un ensemble de coïncidences qui mises bout à bout forment ce qui est de l’ordre de la destinée, comme une impression de « c’était évident, c’était écrit » (une impression seulement car je ne crois pas que les choses soient écrites) mais également comme « ça m’était destiné ». J’ai souvent cette impression, et ça bouleverse. Pourquoi ce rapprochement, car j’entame cet article en lisant cette citation d’Herman Hesse et voilà que je suis, moi-même, plongé dans ses écrits et le personnage depuis quelques jours déjà. Puis voilà que cette carte imbibée d’une histoire fascinante devient un talisman gorgé d’espoir pour vous, et même si cette histoire date de plusieurs mois et que l’article a été publié il y a plus d’une semaine, je ne peux m’empêcher de faire le lien avec mon obsession sur l’espoir de ces derniers jours.
    Alors j’ai conscience que dans ce genre de situation on voit ce qu’on a envie de voir, moi j’y ai vu ça et peu importe ! J’ai lâché prise et me suis délecté de ce voyage existentiel.
    Les grands enfants se rencontrent ! Merci pour ce moment.

     » Je veux ! Qu’il a de force ce mot lancé tout court. Il aspire aux étoiles et les atteint toujours. »

    Répondre

  22. Sandra C.
    Juin 23, 2013 @ 15:28:52

    Pas de hasard ! c’est ce qu’on appelle une belle synchronicité. Heureuse de savoir que d’autres que moi ont en eux cet enfant aventureux. Merci pour ce magnifique commentaire. La citation d’herman Hesse est claire et elle colle bien à ce que tu exprimes. Et ce n’était pas n’importe qui ce monsieur.

    Répondre

  23. gaïa
    Juin 23, 2013 @ 18:54:44

    J’adore cette histoire Sandra. J’étais dans cette maison avec vous et je retenais ma respiration. Pendant un instant, tu as été cette étoile qui a ranimé la flamme dans le regard de ce vieil homme et atteint son coeur. Tu cherchais une explication rationnelle à cette aventure mais peut être qu’elle n’était pas destinée à des retrouvailles entre Julien et cet homme mais à une nouvelle et belle rencontre entre toi et la foi en la vie. Cette carte est peut être une part de ce graal dont tu es en quête et participe à ta révolution intérieure.
    Bises

    Répondre

    • Sandra C.
      Juin 24, 2013 @ 07:47:54

      Merci gaia ! oui je crois que tu as mis les mots justes sur cette expérience. Une réconciliation avec la vie. Sur le parcours nous nous sentons parfois comme cette maison abandonnée, délaissés, et puis en réalité, comme cette maison nous regorgeons tous de trésors oubliés, il n’y a qu’ leur prêter attention pour les faire revivre ! bonne semaine à toi !

      Répondre

  24. 1cruzdelsur
    Juin 25, 2013 @ 22:31:10

    Oh, Sandra a veces nosotros, observadores del mundo cotidiano, sólo podemos percibir uno de esos múltiples universos, el cual constituye “nuestra” realidad. Pero simultáneamente existen otras realidades que no nos incluyen, algo sucedió e hizo que los tiempos se toquen en un punto. Letras, una Virgen, una estrella, personas y las vibraciones que tú percibiste, todo para bien « Amiga ». Una historia apasionante…
    Un beso
    Carlos

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  25. Marion - Le Monde des Loups
    Juil 04, 2013 @ 13:51:08

    Incroyable. Superbe histoire. Merci de nous faire partager!

    Répondre

  26. Lectures au Coeur
    Juil 10, 2013 @ 17:15:49

    J’ai été très touchée par ce récit aussi beau qu’étonnant. Merci, Sandra, d’avoir rendu au quotidien sa part de merveilleux…

    Répondre

    • Sandra C.
      Juil 10, 2013 @ 17:50:19

      merci d’avoir été sensible à cette histoire ! j’ai souvent le sentiment que la réalité dépasse la fiction.  » Le hasard est sans doute le plus grand romancier du monde, comme le disait si bien Balzac…

      Répondre

  27. malik.tetelin@laposte.net
    Juil 25, 2013 @ 21:11:20

    Thanks sandra pour cet instant en lévitation … chouette histoire !!!
    see you soon ^^

    Répondre

  28. Rétrolien: M et T « Live and Think
  29. sebastienblanrue
    Août 28, 2013 @ 10:43:00

    A reblogué ceci sur Sauter dans les flaques and commented:
    Comme je suis dans ma période « aventures et maisons abandonnées », je reblogue cette histoire intéressante (vraie) de Sandra. allez hop !

    Répondre

  30. laracinedesmots
    Août 28, 2013 @ 13:34:22

    Comme c’est beau. Et cela soulève parfaitement en filigrane l’injustice criante des années que nous vivons : des baraques entières sont vides et des gens font la queue pour des misérables studio qu’un animal refuserait. Future assistante sociale, ça me heurte toujours de voir des maisons sans propriétaires … Belle histoire en tout cas !

    Répondre

  31. Gaelle BERNY
    Sep 08, 2013 @ 15:17:23

    Quelle belle histoire ! Merci, j’en frissonne encore… Je souscris mille fois au fait que la vie nous apporte toujours ce dont nous avons véritablement et profondément besoin…😉

    Répondre

  32. bonheuretamour
    Oct 09, 2013 @ 11:31:50

    jolie histoire, Sandra, merci 😉 La Loi d’Attraction était déjà connue depuis plus longtemps qu’on ne pensait (même si elle ne s’appelait pas ainsi à l’époque) …

    Répondre

    • Sandra C.
      Oct 11, 2013 @ 07:49:33

      C’est un plaisir !

      Répondre

      • bonheuretamour
        Oct 11, 2013 @ 08:51:23

        Cette histoire me « parle » car j’aime découvrir des lieux inconnus (villes, maisons, …), surtout s’ils ont un charme… et puis, c’est fou, ces coïncidences (ou synchronicités ?), la carte, une rencontre improbable et qui arrive pourtant … Tu es une Amélie Poulain réelle😉

      • Sandra C.
        Oct 11, 2013 @ 08:58:10

        on est toutes et tous des amélie poulain en puissance….il suffit de se laisser porter…mais c’est vrai que cette histoire m’a vraiment marquée🙂
        j’ai renoué avec la confiance et le mystère !!!!merci de ton enthousiasme et félicitations pour ton très beau site qui vibre à mon coeur !!!

      • bonheuretamour
        Oct 11, 2013 @ 13:37:11

        Mais que c’est gentil …Mon coeur nage dans le bonheur en faisant de grands ploufs ;D C’est fou ! Depuis que je blogue, non seulement je me sens utile sur cette planète (&, c’est pas pour faire ma pub, mais mon article d’aujourd’hui est vraiment éclairant), mais j’ai eu le privilège de converser enfin avec des femmes super (dont toi) ; les blogueuses ! On dirait une race à part, plus malignes et sympas que les autres femmes…

      • Sandra C.
        Oct 11, 2013 @ 13:48:55

        🙂 les blogueuses sont des femmes qui parlent pour celles qui ont la voix cassées et c’est vrai qu’ici on fait vraiment de belles rencontres !!!!!!belle journée à toi

      • bonheuretamour
        Oct 11, 2013 @ 14:05:35

        oui😉 Bon week-end…

  33. sarah
    Mar 29, 2014 @ 13:57:32

    les étoiles sont toujours là, au moment opportun… à nous révéler ce qu’on ne croyait pas ;-))

    Répondre

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