Quand l’épreuve nous fait grandir !

 » Confronté à une épreuve, l’Homme ne dispose que de trois choix. Combattre. Ne rien faire. Fuir. »

Henri Laborit, neurobiologiste français ( 1914-1995)

22plante

Désert de Jordanie

La vie est jalonnée d’épreuves. Qu’est -ce qu’une épreuve ? C’est un événement douloureux, une rupture, un moment  qui vient bouleverser un ordre établi et qui engendre de la souffrance.  Une perte d’emploi, le décès d’un proche, un échec amoureux figurent parmi les épreuves les plus courantes, mais il y a en a une qui vient ébranler nos fondations en profondeur, c’est l’épreuve de la maladie, car elle nous met face à la mort. Aujourd’hui, malgré les progrès de la science,  le cancer reste la première cause de mortalité en France. Le cancer est un mal étrange, dont les causes restent encore floues. Il naît à l’intérieur de l’être humain et entraîne la dégradation du corps physique. Des cellules devenues incontrôlables, prolifèrent silencieusement autour d’un vaste programme d’auto-destruction de l’organisme.

Ce véritable  » mal du siècle », des sociétés occidentales est-il intimement lié à nos modes de vie ? Les causes de cette maladie sont-elles uniquement à chercher au sein de facteurs extérieurs comme la pollution ou l’hygiène de vie ? Quel sens donner à une telle épreuve ? Comment la surmonter ? Quelles sont les clés de la guérison ?

J’ai posé toutes ces questions à un homme passionnant qui propose des réponses tout à fait pertinentes.

Gustave-Nicolas Fischer, psychologue de la santé

Gustave-Nicolas Fischer, psychologue de la santé

Gustave-Nicolas Fischer est psychologue de la santé. Il vient de publier aux éditions Odile Jacob « Psychologie du cancer : Un autre regard sur la maladie et la guérison ». Il partage son temps entre la France et le Québec. Gustave-Nicolas Fischer collabore depuis de nombreuses années avec la psychologue  Johanne De Montigny au sein d’une unité de soins palliatifs à Montréal. Il accompagne les malades en fin de vie et leurs proches en s’appuyant sur les apports de la psychologie positive.

Rencontre avec un pionnier de la psychologie de la santé !

– Bonjour Gustave-Nicolas Fischer. Pourquoi était-il nécessaire pour vous de proposer un  » autre regard  » sur le cancer ?

– Aujourd’hui,  il existe un clivage très important entre les soins purement médicaux que nécessitent le cancer  et l’accompagnement psychologique du malade. En France, le psychologue intervient  pour soutenir le malade de manière ponctuelle. Tous les cancérologues n’orientent pas systématiquement les patients vers un psychologue. Il n’y a pas de cohérence dans les démarches. Il n’y a pas d’approche spécifique liée aux problématiques psychologiques du cancer. La vision occidentale de la médecine  a tendance à séparer le corps de l’esprit, or à mes yeux,  on ne peut pas aborder ce bouleversement qu’est le cancer sans prendre en compte la patient dans sa globalité.  Pour moi, le corps est le seul lieu où tout se passe. Nos malheurs et nos bonheurs s’expriment à travers lui. Le corps constitue donc le lieu de référence de compréhension de la maladie. Le cancer est certes un bouleversement biologique. Des cellules deviennent folles, dégénèrent et deviennent des cellules tueuses, mais ce chaos biologique ne peut pas être dissocié de la crise existentielle qu’elle provoque chez le malade. Le cancer apparaît  comme une rupture brutale dans un parcours de vie. Elle met le patient face à la mort. Le chaos psychologique est donc indissociable de la catastrophe biologique.

– On connaît aujourd’hui les facteurs de risques du cancer ( la pollution, l’hygiène de vie ), mais cette maladie peut-elle avoir des causes psychologiques ?

– Il nous est impossible aujourd’hui d’affirmer que les chocs émotionnels sont en mesure ,à eux seuls, de provoquer un cancer. Malgré tout, de nombreuses recherches étudient l’impact du stress sur le développement de la maladie. Ces études existent depuis près de 30 ans aux Etats-Unis. En France on en parle peu, car la majorité des médecins ne croit pas à l’impact du psychisme sur le cancer. Ce qu’on peut dire c’est que sur  400 recherches scientifiques, menées sur près de 20 000 personnes, on a pu mettre en évidence quel type de stress constitue un facteur de risque. Ainsi, le stress chronique, c’est-à-dire le fait d’être soumis à des tensions intérieures sur une longue période, sans espoir d’amélioration peut être à l’origine d’un cancer. On a pu valider ces travaux grâce à la psycho-neuro-immunologie. Ce nouveau champ de la psychologie  remet en question les modèles existants de la psychologie et de la médecine sur le fonctionnement du corps humain. Jusqu’à présent on pensait que le système immunitaire était indépendant et autonome. Aujourd’hui, on sait que le système nerveux central et le système immunitaire communiquent entre eux via les neurotransmetteurs et les cytokines. Ce sont des vecteurs qui font circuler les informations entre les états émotionnels et l’organisme. Il a été confirmé que le stress crée un état d’affaiblissement des défenses immunitaires.

-Comment les malades peuvent-ils surmonter une telle épreuve ? 

-Une épreuve est d’abord un énorme défi. Lorsqu’on est confronté à l’épreuve on n’est par définition pas préparé à la vivre. On se retrouve donc face à une réalité qui implique une autre façon de vivre et de penser, mais pour pouvoir intégrer cette nouvelle façon de vivre , il va falloir agir sur soi-même. Le cancer est une maladie mortelle. L’ombre de la mort engendre un impératif de vivre qui  pousse le malade à transformer son rapport à la vie et à lui-même. Vivre ne signifie plus la même chose que pour les bien -portants. De nombreux malades ont tendance à s’enfermer dans les questions. Ils se disent :  » Pourquoi moi ? « . Malheureusement cela ne sert à rien. Ces questions ne font que consolider nos propres défenses face à la réalité. Le plus important est donc de ne pas résister à la situation. Ma priorité est donc d’aider les malades à accepter la réalité de l’épreuve dans laquelle ils se trouvent. Accepter c’est la première forme d’adaptation et de transformation de soi-même. Ensuite, il est important ne pas rester passif, en puisant en soi des forces. Nous mobilisons nos ressources intérieures à la minute même où nous décidons de nous battre et de continuer à vivre.

-Quels sont les effets de cet état d’esprit sur le corps ?

– Des chercheurs américains ont étudié deux groupes de femmes souffrants de cancer du sein. Certaines réagissaient par le déni, d’autres par l’impuissance, d’autres ont montré un esprit combatif, le  » fighting spirit« . Après un an, il est apparu que les femmes à l’esprit combatif avaient un état de satisfaction plus élevé que les autres. Après 5 ans, on a également constaté que ces femmes avaient un taux de survie plus significatif que les autres. Il faut noter aussi que le fait de se battre, induit une transformation de ses valeurs et de son rapport à la vie. L’épreuve devient alors la clé de la transformation intérieure.

Mais comment rester positif quand l’ombre de la mort plane  ?

-Développer une vision optimiste par rapport à ce qui nous arrive n’est pas évident, c’est vrai. Etre optimiste, ce n’est pas dire que tout va bien, quand tout va mal. Etre optimiste, c’est se dire que la vie vaut la peine d’être vécue. L’optimisme ne relève pas de la croyance, c’est une force psychique. Elle doit cependant se concrétiser par des actes pour être efficace. Le cancer est un combat à la vie, à la mort.

Malheureusement,  parfois c’est la mort qui gagne. Vous collaborez avec la psychologue qui s’occupe des malades en fin de vie au sein d’une unité de soins palliatifs à Montréal, au Québec. Que se passe-t-il au sein de cette unité ?

– Dans cette unité les malades restent en moyenne entre 8 et 15 jours. Quand ils arrivent, ils ne sont plus considérés comme des malades, mais comme des êtres humains qui terminent leur vie. Bien sûr on va s’évertuer à alléger la souffrance physique, pour aider les personnes à mourir dans la dignité. Mais mon rôle de psychologue relève avant tout de la présence plus que de la thérapie. L’objectif est d’être dans une ouverture qui permette au malade de se confier. Il livre ses secrets, les projets qu’il n’a pas pu réaliser. Donner des soins est une chose. Donner son coeur et sa présence en est une autre. L’unité de soins palliatifs est un endroit où l’on peut apprendre cela.

– Vous assistez donc au cheminement intérieur des malades confrontés à la mort ? 

– Cette maladie peut devenir un cheminement dans la mesure où l’on apprend à laisser des choses derrière soi. En Occident, nous avons terriblement peur de la mort. La mort n’est pas intégrée à la vie. Le cancer nous rappelle pourtant que nous sommes des êtres mortels. Nous naissons et nous mourrons. C’est un processus inévitable, qu’il faut intégrer pour vivre. Il faut apprendre à mourir tout au long de la vie. Je donne un cours à l’Université de Montréal sur la maladie grave et l’expérience du mourir. C’est une expérience qui est d’abord psychologique. Elle nous apprend à abandonner,  à renoncer, à lâcher ce qui n’a pas d’importance. Dans l’unité de soins palliatifs de Montréal, la psychologue avec laquelle je collabore m’a rapporté un jour sa conversation avec un malade. Elle lui avait demandé : « Que reste-t-il encore à l’intérieur de vous aujourd’hui ?« . L’homme a répondu :  » Rien« . Ma collègue a alors vu un dessin d’enfant au dessus de son lit. Elle l’a interrogé sur ce dessin. Elle lui a demandé ce qu’il signifiait pour lui. L’homme s’est mis à parler de cet enfant.  Ma collègue lui a dit alors : « Vous voyez ce n’est pas vide en vous. Quelqu’un qui vous aime a apporté ce dessin. Portez -le en vous. » Il a alors pris conscience qu’il pouvait encore donner quelque chose. On peut alors réinscrire le mourant dans un abandon, qui est le don de lui-même. Mourir, ce n’est pas perdre la vie, c’est être capable de donner sa vie. Le problème de nos sociétés, c’est que nous avons construit nos vies sur une conception matérialiste de l’existence. Cela engendre de la peur et un réflexe de protection.  Le cancer, les maladies graves et les épreuves en général ont ceci de positif qu’elles nous réveillent à la réalité de la vie. Elles nous ouvrent à la vie.

– Mais est-on obligé de passer par l’épreuve pour découvrir l’importance de la vie ?

– L’épreuve est un transformateur très puissant. Mais nous pouvons commencer dès aujourd’hui à nous débarrasser de tout ce qui nous encombre, en conscience. La plupart des gens construisent leurs vies sur des valeurs fausses. Nous sommes dans une période de transition collective. Les bouleversements économiques et sociétaux engendrent des réactions de peur et un désir d’une plus grande sécurité matérielle. Je crois qu’il est nécessaire de se libérer de ces peurs pour avancer. Il est important pour cela de s’appuyer sur sa vie intérieure. Aujourd’hui elle est défaillante chez de nombreuses personnes. On se focalise sur l’extérieur quand tout se joue à l’intérieur de nous-même. Qu’y a t-il à l’intérieur de nous ? De l’amour, une capacité à être juste, à être vrai, à aider les autres. C’est cela qui fait la vie et c’est cela que nous cherchons à réaliser à l’extérieur. Construire son chemin de vie , c’est donc d’abord se construire une vie intérieure.

Infos pour aller plus loin : 

-Un livre formidable sur la mort et la vie écrit par la psychologue québécoise  Johanne De Montigny : «  Quand l’épreuve devient vie « 

-Gustave-Nicolas Fischer animera une conférence ouverte au grand public intitulée  » La psychologie positive et les épreuves de la vie « , le jeudi 21 novembre à 18 h 30 au Congrès francophone de psychologie positive qui se déroulera à l’Université de Metz.

-Larevolutioninterieure.com est partenaire de cet événement. J’aurai le plaisir d’animer une table ronde autour du thème suivant : « Psychologie positive ? Un phénomène de mode ?

©larevolutioninterieure.com

29 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Marie
    Juin 09, 2013 @ 20:14:19

    Un propos très juste de ce Monsieur qui nous ramène a notre état d’être humain qui évolue au gré des aléas et des épreuves de la vie. Cela est devenu un discours bien plus qu’un aspect du principe de la vie elle même, vie mystérieuse quoi qu’il en soit.
    La modernité nous aurait fait oublier cela ?
    Il nous faut revenir a notre petitesse face a la vie et aussi a notre grandeur intérieure, source de potentiel puissant et… Guérisseur !
    En quelque sorte, Une éducation a la vie ?!

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  2. berger elisabeth
    Juin 09, 2013 @ 22:16:05

    Cette interview est absolument passionnante, Sandra. Je ne connaissais pas l’homme mais tout ce qu’il dit est parfaitement juste à mes yeux : le rôle des épreuves, la prise de l’être dans sa globalité, l’influence du psychisme sur la guérison et enfin, cette unité de soins palliatifs où on permet aux malades de partir apaisés.
    Apprendre à mourir tout au long de la vie, la devise si sage et tellement rejetée de nos jours…
    Merci à toi, j’irai plus loin, d’ailleurs ce sont des sujets sur lesquels il y a tant à dire…

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  3. louise
    Juin 09, 2013 @ 23:59:10

    Merci pour cette interview Sandra!!!

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  4. Delvina A. Lavoie
    Juin 10, 2013 @ 02:02:48

    Très bel article…merci pour partager avec nous ce très enrichissant article. Quand l’épreuve nous fait grandir…et surtout lorsque nous acceptons de reconnaître en ces épreuves les signes que la vie nous envoie, alors oui, il y a en effet de très grandes possibilités d’apprentissages. Ton interview est sans contredit très passionnate, enlevante, et surtout instructive. Tout ceci ne démontre qu’une chose mon amie…que l’homme peut, s’il el veut, changer ses perceptions devant les épreuves (leçons?) de la vie. Merci encore et bonne semaine, bisous.

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    • Sandra C.
      Juin 10, 2013 @ 08:59:11

      Merci chère Delvina. Je constate encore une fois que nous avons beaucoup à apprendre de nos cousins québecois. Il y a une ouverture d’esprit sur ces sujets au Québec et plus largement en Amérique du Nord dont on avons bien besoin en France.

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  5. 1cruzdelsur
    Juin 10, 2013 @ 02:48:45

    A very interesting article. To read it in very quietly. Two people I love in my family are battling cancer for five years. Luckily in my family have always been an athlete and this is as a goal to win, fight and put force is an action that helps. We have also learned to look at life with another philosophy, and therefore do not worry about things that do not deserve it, love and faith are allies and are like armor, I can also tell you that thanks to the chemotherapy drug French origin have been very helpful. Thank God that science and many scientists perform work for the good of humanity. Sometimes a chemotherapy room is like an airport where passengers want to travel and reach the end of the trip and that’s where you can receive a special energy.
    Thanks for sharing this article and to be helpful for many ..
    Cruz

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  6. thiebaultdesaintamand
    Juin 10, 2013 @ 07:04:18

    Un excellent post sur un sujet que je suis de très près. Nous serons confrontés, dans quelques années, à une « industrialisation » du traitement du cancer et il faudra être très attentif à ce que la performance ne prenne pas un pas définitif sur l’humanisme…
    Excelllllllllllllllllllllent article m’zelle Sandra😉

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  7. fabiennedomini
    Juin 10, 2013 @ 09:17:13

    Merci Sandra pour cet article et pour la découverte de Gustave-Nicolas Fischer que je ne connaissais pas. Sa démarche me donne envie de lire son livre qui m’intéresse forcément.
    Toute épreuve fait grandir qui veut se laisser questionner par ce qu’elle vient bousculer. A condition de ne pas construire des défenses plus grandes qui sont toujours des défenses contre la vie.
    Dans notre contexte très matérialiste, la mort et son déni sont terribles.
    Je le constate quotidiennement. Il m’est impossible de parler de cela avec mes proches, qui par ailleurs sont des amis sincères et fiables. Heureusement, je peux le faire d’une certaine manière dans mes écrits, et avec mon psy et mon homéopathe. Cette dernière à qui j’exprimais en pleurant ma peur de peut-être ne pas guérir a pleuré avec moi. Puis m’a dit : de toutes façons, au bout il y a la lumière… De n’importe quelle manière, en cheminant comme vous cheminez, au bout il y a la lumière…
    Parce que, de toutes façons, tôt ou tard nous aurons notre rendez-vous avec le passage inéluctable.
    Le savoir, faire face à cela permet de se découvrir, d’explorer les émotions, de faire un tri, de choisir, d’accepter, … d’embrasser la nature humaine. De renoncer au contrôle maladif qui est le contraire de la vie.
    Et de faire de belles rencontres authentiques…

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  8. Les Sens Ciel ♡
    Juin 12, 2013 @ 09:19:43

    Travaillant au quotidien avec ds thérapeutes dont un qui a l’habitude de suivre des cas extrêmes de cancer, je réalise de plus en plus à quel point la maladie est un message que nous nous envoyons. Parfois un simple « stop recentre toi », parfois des noeuds émotionnels non réglés… de nos jours beaucoup ont besoin d’aller loin dans la maladie avant d’entamer un process de changement et de cheminement vers soi. La maladie peut être un vrai moteur, un point de départ vers une renaissance ou simplement l’occasion de régler ce qui ne l’a pas été avant de partir. Mais c’est facile à dire tant qu’on y est pas vraiment confronté !
    DIs moi, tous ces beaux portraits que tu fais me font penser à ces personnes qui interviennent lors des conférences TED tu connais?? Il y a une cession de 3h demain à Paris, je vais y aller🙂
    Sinon c’est top que tu interviennes pour une table ronde!! Je te souhaite de pouvoir de plus en plus prendre ce rôle actif car tu as assurément beaucoup à partager.

    Répondre

    • Sandra C.
      Juin 12, 2013 @ 09:31:52

      Merci !!! oui je connais les TEd , j’aurai adoré y aller ! la prochaine on ira ensemble !!! merci de ton partage, oui il ya beaucoup de beaux messages qui nous ramènent à l’essentiel et j’ai bien l’intention de diffuser encore plus d’infos. On se verra à Paris bientôt. Je pose mes bagages fin juin.

      Répondre

  9. ntmymtoxic
    Juin 14, 2013 @ 18:32:18

    A reblogué ceci sur Mr Toxic.

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  10. corentine83
    Juin 17, 2013 @ 07:18:43

    Merci pour cet article qui nous ramène à l’essentiel dans un monde où tout le monde se bouscule pour arriver à un  » mieux  » factice et artificiel. Pour certaines personnes, l’humain perd sa valeur dès lors qu’il ne fait pas la ronde ou n’entre pas dans le moule et pourtant … ce qui fait sa beauté, son intelligence du coeur qui ne sont hélas pas reconnues dans ce monde : c’est cette sagesse de nourrir d’abord son être intérieur, se connaître soi-même comme disait Socrate, ressentir en nous les signes d’amour du monde qui nous entourent pour être plus serein, savoir recevoir pour donner à son tour et donner pour remercier de ce que ‘lon a reçu et au final pouvoir apporter aux autres un apaisement, une plus-value de l’être et pas de l’avoir. Voilà c’était mon p’tit écho à cette belle révolution intérieure.

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  11. Sandra C.
    Juin 17, 2013 @ 10:10:14

    C’est un magnifique écho. Merci d’avoir partager ceci avec nous. C’est un joli cadeau.

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  12. Rétrolien: Quand l’épreuve nous fait grandir. | Mes coups de coeur
  13. Valais67
    Juil 01, 2013 @ 20:41:24

    Magnifique témoignage merci🙂

    Répondre

  14. Marion - Le Monde des Loups
    Juil 04, 2013 @ 13:52:31

    Très beau et très juste.

    Répondre

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